| Dans le livre « les morts nous parlent » du père François Brune (lien vidéo), on peut lire certaines descriptions des visions de George Ritchie (lien wikipedia) lors de son expérience de mort imminente (EMI) quand il était jeune soldat. Ces visions décrivent ce que « vivent » certaines âmes peu évoluées, ces âmes errantes qui n’ont pas encore trouvé leur voie spirituelle. Ces âmes se retrouvent dans des zones pénibles ou leurs pensées sombres se matérialisent. Dans ces zones qui sont comme un enfer le sexe peut être présent : « Peut-être plus hideux encore que les morsures et les coups qu’ils échangeaient étaient les abus sexuels auxquels certains se livraient dans une pantomime fiévreuse. Tout autour de nous, on tentait en vain de se livrer à des perversions auxquelles je n’aurais jamais pensé. Il était impossible de dire si les cris de frustration qui nous parvenaient étaient des sons réels ou la traduction de pensées désespérées » George Ritchie indique aussi que malgré l’horreur de ces zones, l’espoir d’un mieux n’est vain pour personne. Malgré le chaos, des êtres lumineux sont toujours présents. Ces malheureux ne sont jamais abandonnés. Il ne tient qu’à eux de les voir… Plus loin dans le livre de François Brune, est décrit ce que vit les âmes plus évoluées : Un des signes très importants de l’évolution du trépassé sera la transformation de ses relations avec autrui, et notamment, me semble-t-il, de ses relations d’amour. Pour ceux que la perversité ne retient pas dans les zones affreuses entrevues par Georges Ritchie dans son voyage hors corps avec le Christ, la sexualité disparait, mais non l’amour. L’amour s’exprimera alors de façon fort différente et beaucoup plus profonde, sans qu’il y ait plus de possession exclusive, ce qui n’exclut cependant pas des relations privilégiées, et sans distinction de sexe, puisque dans ces relations, précisément, le sexe ne jouera plus aucun rôle. Voici ce que Rosemary Brown (lien), d’après ses conversations sur ce sujet avec nos grands compositeurs de l’au-delà, ou même d’après l’observation directe de leur comportement, croit pouvoir nous en dire : « En fait, les êtres désincarnés semblent n’avoir aucun sens de la sexualité, ni le moindre intérêt pour ce sujet. Après la mort, le coté terrestre de notre être est abandonné. L’amour s’exprime de façon beaucoup plus complète et heureuse, sous d’autres aspects, devenant quelque chose d’une grande beauté, permettant une harmonie parfaite entre les êtres qui s’aiment. Parce que toutes les barrières physiques ont disparu, l’âme qui aime une autre âme peut se joindre à celle-ci en toute unicité. » Un peu plus loin, revenant sur ce sujet, elle précise : « Dans l’autre monde, il n’y a pas de mariage comme nous le connaissons ici. Si l’on a de nombreux amis du même sexe dans cet autre monde, c’est considéré comme parfaitement normal. Si l’on a, par contre, de nombreux amis du sexe opposé, c’est également accepté. Ce sont des rapports d’amitié d’une espèce différente. » Il me semble que nous avons déjà une description se rapprochant de cette union non sexuelle dans les expériences faites par Robert Monroe (lien wikipedia - interview de Robert Monroe) hors de son corps. Il lui semble même que c’est l’union sexuelle telle que nous la connaissons en ce monde qui n’est qu’une pâle imitation, dégénérée, de ce qu’il a pu connaître lors de ses expériences de dédoublement, avec ce qu’il appelle d’un terme très empirique, son « corps second ». Dans cette union : « Les deux partenaires se fondent véritablement, pas uniquement à un niveau superficiel ou en un ou deux endroits spécifiques du corps mais sur un plan général, atome pour atome, à travers l’ensemble du corps second. Un bred échange d’électrons entre les partenaires advient. Vous atteignez à un moment un état d’extase insupportable et l’instant suivant vous connaissez une tranquillité, une plénitude parfaite, puis tout est terminé. » Mais certaines expériences privilégiées, même en ce corps de chair, ou peut-être déjà dans notre corps de gloire, à travers et malgré ce corps de chair, nous laissent encore mieux entrevoir ce que peut être l’échange amoureux entre trépassés très évolués. J’emprunte le premier témoignage, encore une fois, à Alain Tessier et à Julien. C’est Julien qui raconte : « J’éprouvai brusquement la sensation de la présence physique d’Alain ; non pas une présence extérieure à moi-même, mais intérieure. Il n’y a pas de mots pour exprimer ce phénomène. Une sorte de flot prenant fugitivement possession de tout mon être. Cela durera une dizaine de secondes, pendant lesquelles je dus cesser d’écrire. A la fois heureux et vaguement inquiet, j’interrogeai dès que je le pus : Alain, qu’est-ce que je viens de ressentir exactement ? Alain : Je suis venu me mêler à toi. C’est cela, l’amour de Dieu, que tu as senti… » |
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dimanche 1 mars 2015
Le sexe dans l’au-delà
samedi 17 août 2013
Chamanisme
| Pendant mes vacances dans le Périgord, j'ai acheté la revue CLES n° août/septembre. On y trouve un article sur Corine Sombrun, une "chamane malgré elle". J'ai eu un coup de coeur et j'ai voulu en savoir plus sur cette femme en achetant un de ses livres ("Les tribulations d'une chamane à Paris"). Agréablement surpris par cette belle personne et par le "mystère" qu'elle vit. Voici une vidéo où elle explique son chamanisme: |
Cette femme est aussi musicienne. J'aimerai bien écouter son album "Magie grise" mais je ne trouve rien sur Internet... |
dimanche 29 juillet 2012
"Beatriz et les corps célestes" de Lucia Etxebarria
"On entendait une musique de fond, peut être une cassette qu'Aylsa nous avait enregistrée, à laquelle s'ajoutait de temps en temps le grincement étouffé des ressorts du matelas. Le halo jaunâtre des réverbères nous parvenait de la rue et musardait à travers la chambre. Des mers d'ombre tremblaient ici et là dans le noir, avançant vers nous comme des vagues gigantesques où nous nous immergions, noyées dans un abandon chancelant. Le froid de la nuit enflammait nos étreintes, nos soupirs allaient mourir sur l'édredon et ces yeux à peine perceptibles, ce nez qui se frottait au mien grossissaient devant moi. On se susurrait des promesses insensées dans le silence, des enfantillages absurdes, des fadaises mille fois répétées, multipliées par les réverbérations, et l'on passait notre temps à faire et défaire le lit."
Extrait de "Beatriz et les corps célestes" de Lucia Etxebarria
dimanche 11 mars 2012
"L'audace de vivre" d'Arnaud Desjardins
Je suis entrain de lire ce livre et même avant de l'avoir fini je ressens le besoin de résumer une partie de ce qui est dit au niveau du chapitre "le sexe et le cœur". Ce résumé est fait à ma manière: extraits de phrases, de paragraphes et ré-agencées à ma façon.
Les centres qui nous composent
Nous sommes composés d’un centre intellectuel, d’un centre
émotionnel (siège des émotions), d’un centre physique (le siège des sensations)
et enfin d’un centre sexuel.
Quand le centre émotionnel est purifié il devient le centre
émotionnel supérieur appelé aussi le sentiment supérieur, le cœur.
Chaque centre travaille avec une énergie qui lui est propre.
L’assimilation de l’énergie par ces centres contribue à la cristallisation d’un
corps dit subtil, qui est une structure autonome qui permet de rentrer en
contact avec les états supérieur de conscience, les sentiments divins.
L’énergie sexuelle c'est-à-dire l’énergie qui est propre au
centre sexuel, est une énergie d’un niveau de qualité haute. Elle vibre au même
niveau d’intensité que celle qui anime les sentiments les plus fin : la
paix, la sérénité, l’amour, la béatitude, tous les états intérieurs qui
engendrent une dilation du cœur. Ceci explique pourquoi l’énergie sexuel à des
liaisons avec la vie mystique.
La sexualité est un élan, une rencontre, un accueil, un don
à l’autre, même si ce niveau de qualité n’est pas toujours atteint, loin de là.
Le centre sexuel c’est la force de vie fondamentale, c’est la pulsion vers
l’autre, c’est le fondement de l’amour qui peut ensuite communiquer de cœur à
cœur et d’âme à âme. Il n’existe aucune possibilité d’aimer, au sens spirituel
du mot, si vous n’êtes pas pleinement réconciliés avec votre sexualité.
Si un moine dans le monastère assume complètement l’énergie
du sexe, celle-ci peut être transmutée et il accède alors à l’amour ; mais
ceux qui entrent au monastère par peur de la sexualité ou en la condamnant ont
beau prier toute la journée, ils n’accèdent pas à l’amour, vieillissent tristes
et aigris et leur vie spirituelle tourne à l’échec.
De toute façon, une vie humaine ne peut être juste que si
elle est fondée sur un oui massif à la sexualité : un moine dont la
vocation monastique repose sur le refus de la sexualité sabote sa vie de moine.
Normalement, un moine entre au monastère plein d’énergie sexuelle. Les textes
anciens sont éloquents à cet égard, comme en témoigne la question que l’on
posait autrefois à celui qui entrait au monastère : « tu veux vivre
dans la chasteté, as-tu de belles érections ? » Pleinement assumée,
la sexualité peut ensuite être utilisée dans un but spirituel mais malheureusement,
pour beaucoup d’Occidentaux, ce n’est pas le cas.
L’énergie sexuelle non polluée par la négativité des autres
centres, est l’énergie la plus sacrée
Les autres centres
Le centre émotionnel supérieur ainsi que le centre sexuel ne
connaisse que le oui. Ce sont des centres pures car sans négativité.
En revanche le centre intellectuel, le centre émotionnel
« classique » (non supérieur), le centre physique sont des centre qui
possèdes une partie positive et une partie négative. La partie négative de ces
centres nous poussent à dire non à la vie, par crainte, par imitation.
Exemple :
- Négativité du centre intellectuel : refus de quelques choses qui plus jeunes nous a été imposé par nos parents, par notre culture… Le centre intellectuel contient les interdits.
- Négativité du centre émotionnel : les peurs en général, comme la peur d’être abandonné, …
- Négativité du centre physique :
La sexualité et l’énergie sexuelle
La sexualité est mal vécue quand des connexions se font
entre le centre sexuel et la moitié négative des autres centres. La sexualité
devient alors névrotique.
Par exemple:
- Connexion entre le centre sexuel et la partie négative du centre émotionnel : la peur d’être trahi du centre émotionnel peut polluer la sexualité en ne se laissant pas aller au plaisir.
- Connexion entre le centre sexuel et la partie négative du centre intellectuel : les interdits du centre intellectuel peuvent perturber la sexualité en trouvant immorale certaines pratiques.
La sexualité même si elle devient névrotique peut à tout
moment de la vie, redevenir naturelle et intacte en s’évertuant de la
débarrasser de ces liaisons négatives. La sexualité en elle-même demeure
toujours parfaite. La sexualité n’est jamais « abimée » ce qui est
abimé c’est le mental, les émotions ou le corps. L’énergie sexuelle reste
toujours intacte en chacun de nous.
L’énergie sexuelle ne peut être vécue que de trois manières
justes :
- · La première est une manière provisoire. C’est l’abstinence quand dans certaine circonstance il n’est pas possible d’avoir de sexualité. La sexualité est mise alors au repos. Ces périodes d’abstinence momentanée sont tout à fait normales. Il faut alors rester quelque temps sans vie sexuelle sans pour autant en faire un drame.
- · La seconde manière d’utiliser l’énergie sexuelle de façon juste c’est la continence ou la transmutation. L’absence de vie sexuelle dans la vie spirituelle ne constitue pas un comportement particulièrement vertueux et admirable. Il s’agit d’une méthode, une technique servant à transmuter l’énergie sexuelle en amour.
- · La troisième manière c’est l’union sexuelle. « Soyez complètement normal avant de vouloir être supranormal ». et l’épanouissement sexuel normal, épanoui, tout comme la transmutation, peut jouer un rôle de premier plan sur le chemin.
Si l’énergie sexuelle
n’est pas consommée d’une de ces trois façons juste alors elle est récupérée
par les autres centres (centre intellectuel, émotionnel ou physique). Or ces
centres ne fonctionnent pas bien avec cette énergie là. Cela crée des « interférences ».
L’énergie sexuelle déviée comporte un aspect agressif : elle est alors
employée pour se battre, attaquer ou critiquer. Cela crée une tension, un
excès, une combativité, une inutilité qui vont nourrir les obstacles à la satisfaction
normale.
- · Energie sexuelle déviée vers le centre émotionnel : Cela engendre fanatisme dans les émotions, une excitation, une intensité dans les idées. Certains s’enflammeront pour une cause, écriront des pamphlets, se déchaineront devant leurs auditoires.
- · Energie sexuelle déviée vers le centre physique : Obstination, combativité excessive mais parfois quand c’est inutile.
Comment retrouver une sexualité pure, non névrotique, comment se libérer du passé ?
D’un point de vue technique, votre travail sera donc de
faire en sorte que les sollicitations du centre sexuel ne déclenchent plus dans
les autres centres de réactions négatives qui n’ont, en vérité, aucun rapport
avec lui.
Le fait de sentir se lever un désir sexuel est juste et
naturel – vous verrez ensuite, dans l’ensemble des paramètres de votre
existence, si vous lui donnez suite ou non. Ne ruinez pas votre destin parce
qu’un jour une montée de désir vous a submergé, emporté et conduit à des actes
lords de conséquences, et ne niez pas non plus une demande sexuelle.
Comment éviter que la moitié négative de centre moteur, du
centre intellectuel et du centre émotionnel, ou les trois ensembles, ne
viennent interférer ? Tout travail sur la moitié négative de ces centres
sera bénéfique à votre vie sexuelle et, d’une manière générale, l’ensemble de
votre « chemin » vous aide à les purifier. Chaque fois que vous vous
efforcez de convertir un refus en adhésion ou une contraction en détente,
chaque fois que vous remettez en cause un préjugé ou une des prétendues lois
qui constituent votre monde subjectif, même si apparemment cela n’a aucune
relation directe avec la vie amoureuse, vous servez l’avenir d’une sexualité
épanouie. Je ne dis pas que votre vie amoureuse sera miraculée si vous acceptez
sans émotion que votre paire de lunette s’est cassée en tombant. Mais si vous
prenez définitivement l’habitude de dire oui à ce qui est, le oui finira par
imprégner votre existence et par atténuer la force négative des autres centres.
Enfin, pour finir ce résumé, voici un dernier extrait:
Que vous ayez une vie sexuelle ou que les circonstances de votre
existence vous condamnent à n’en avoir aucune, ne vous inquiétez pas. Prenez
votre destin tel qu’il est aujourd’hui et soyez en paix avec lui. Mais je vous
demande à tous et à toutes une réflexion avec un cœur ouvert pour vous
réconcilier avec l’énergie sexuelle sans aucune arrière-pensée parce que dans
les pratiques concernant ce qui est « au-dessous de la ceinture »,
notamment le hara, la force sexuelle se trouve impliquée.
En ce qui me concerne, j’avais reçu une éducation très
religieuse qui voyait l’impureté partout : point de salut si l’on faisait
l’amour hors du mariage, auquel il fallait accéder vierge avec une jeune fille
vierge ; toute autre attitude trahissait l’idéal chrétien. Les groupes
Gurdjieff m’ayant convaicu que les relations sexuelles, loin d’être une faute,
pouvaient constituer une très fine « nourriture d’impression », j’avais
fini par me croire bien normale sexuellement mais il manquait encore quelque
chose. C’est l’Asie qui m’a fait découvrir la dimension sacrée de la force
sexuelle, quelle que soit la manière dont on l’utilise.
dimanche 26 février 2012
Une semaine de vacances
Une semaine de vacances se termine. Une semaine toute simple, à la maison, en famille.
Ülee et moi n'avons pas fait l'amour. C'est comme ça. Je ne cherche pas à comprendre. Nous avons néanmoins partagé des bons moments ensemble: 3 randonnées de 2:30 chacune et une petite dernière d'1 heure, ce dimanche.
Pendant cette semaine j'ai aussi renoué avec la généalogie. Les actes d'état civil de mon département sont dorénavant scannés et libre d'accès sur internet. J'ai donc pu continuer a avancer sur mes petites enquêtes concernant mes ancêtres. Des gens simples à priori qui sont restés de génération en génération dans le même village ou celui d'à coté. C'est d'ailleurs dans cette même région que j'habite maintenant.
Enfin coté lecture je me suis attaqué au livre que ma prof de yoga m'a conseillé. Un témoignage d'une femme ayant vécu une NDE. Un livre qui interpelle. Un livre qui parle de la mort et par conséquence du rôle de la vie.
L'ayant fini j'ai voulu creuser davantage le sujet et j'ai lu un autre livre écrit cette fois ci par un ancien journaliste ayant enquêté sur les NDE. Une enquête sur la mort donc et qui se veut objective en confrontant les avis de plusieurs personnes, scientifiques, psychologues ... Le sujet m'a intéressé et me donne envie de lire encore d'autres bouquins.
Ci-dessous des extraits de ces lectures qui sont importants pour moi:
"45 secondes d'éternité" de Nicole Dron
Page 100
J’ai toujours pensé que l’amour d’une mère est le sentiment le plus noble, le plus altruiste qui puisse exister en ce monde et je le pense toujours. Pourtant, je découvrais aussi que mon amour était égoïste : je ne voulais pas que mes enfants soient orphelins et qu’ils souffrent c’est évident, mais aussi je ne voulais pas qu’ils tendent leurs petits bras à une autre maman que moi et, si je désirais voir mon mari heureux, ce n’était certes pas dans les bras d’une autre femme !
Dans ma dimension terrestre, j’étais encore très loin de cet Amour qui baigne l’Univers ! De cet amour qui aime comme un soleil, sans condition.
Page 124
J’ai vu venir à moi un être très beau. Il m’est impossible de dire si cet être était un homme ou une femme, car il était viril et féminin à la fois. J’avais l’impression de le connaître depuis toujours. Je voulais me fondre en lui. Un amour immense nous poussait l’un vers l’autre. Je lui ai tendu les bras et je lui ai dit : « Je veux me marier avec toi … ». Et je prenais conscience que cet être était moi, mais moi à la fin des temps, moi totalement réalisée.
Ce fut une grande leçon d’humilité, car je mesurai tout le chemin qu’il me restait à parcourir pour être ce que je suis déjà, sur le plan le plus haut de mon être… Je comprenais que le temps n’était que la distance qui me séparait de moi-même et que j’étais déjà « cela » dans la mesure où j’étais capable de vivre à la pointe de mon âme, dans cette vibration ultime où tout est déjà accompli. Je comprenais aussi que c’était mon incapacité à incarner le meilleur de moi-même, ici, sur cette terre, qui déterminait mon chemin. Elle attire les expériences et les épreuves qui me sont nécessaires afin que, par elles, et certainement grâce à elles, je grandisse et acquière toutes les qualités qui me manquent. Le temps qu’il faut pour cela dépend de ma capacité à me réaliser, à ÊTRE.
Sur la terre, les critères habituels du bonheur sont d’être en bonne santé, d’aimer et d’être aimé, d’avoir un travail qui nous épanouit, une situation sociale confortable, de pouvoir s’offrir des vacances etc. Tout ceci est légitime si ce n’est pas l’unique but de la vie. Mais, malheureusement, pour beaucoup d’être englués dans cette société très matérialiste, le bonheur c’est uniquement : avoir et profiter au maximum des plaisirs de la vie.
Dans l’état où je me trouvais au cours de l’expérience, la seule chose qui avait de l’importance, c’était le fait d’Être.
Je n’avais qu’un désir : être ce que je suis, dans toute sa dimension, dans toute sa plénitude.
Être libre de tout désir d’avoir et de posséder sur tous les plans, aussi bien des richesses matérielles, qu’intellectuelles ou spirituelles, dans la mesure où je suis attachée à elles ou dépendantes d’elles pour me sentir exister à mes propres yeux ou à travers ceux de mon entourage.
Plus tard en lisant un ouvrage consacré à Arnaud Desjardins, je suis tombée sur une petite phrase concise qui résumait en quelques mot ce qui vient d’être dit. Swamiji, son maitre spirituel, lui a dit à un moment crucial de son existence, à un moment de choix déterminant : « Arnaud, ‘être’, c’est être libre de l’avoir ». Et plus loin : « Non pas être sans désir, mais libre du désir, libre de la réalisation ou de la non-réalisation de celui-ci. Quel taux de liberté intérieure cela implique t’il ! De détachement vis-à-vis de ses vouloirs égoïstes ! » (Desjardins Arnaud ou l’aventure de la sagesse – Gilles Farcet, Editions la Table Ronde)
"La source noire" de Patrice Van Eersel
Page 156, en parlant des personnes ayant vécues une NDE,
Ils se disent transformés, déclarent savoir reconnaitre désormais « ce qui est important de ce qui ne l’est pas ». (Important : la vie, les détails quotidiens, la disponibilité, l’hospitalité. Pas important : le rang, les rôles, le fric, les statuts, les apparences.)
Page 329
Ce dont nous avons peur, c’est de vivre et non pas de mourir. N’a peur de mourir que celui qui n’a pas su vivre pleinement. Mais que signifie vivre ? Et croître ?
…
Pour EKR (Elisabeth Kübler-Ross), tout s’éclaire quand elle comprend qu’elle lutte contre la négativité. Qu’est ce que la négativité ? Tout ce qui bloque le flux de l’énergie et vous empêche de vivre avec amour et harmonie – et donc tout ce qui vous rend malheureux, méchant, stupide malade…
« La négativité de chaque individu, lui dit l’ange, contribue à nourrir un vaste grumeau de négativité générale qui menace le monde. A l’inverse, chaque fois qu’un être devient plus positif quelque part sur la planète, l’humanité court un peu moins de risque de s’autodétruire. »
Comment devenir plus positif ? L’ange ne contredit pas les savants modernes de la psyché (les aurait-il inspiré ?) : il faut que les émotions refoulées s’échappent de la prison de l’inconscient, afin que le flux vital puisse à nouveau circuler librement. Les émotions naturelles, souffle l’ange à Elisabeth, se compte sur les doigts d’une main. Il y a la peur (peur de tomber, et peur des grands bruits), la colère (contre le changement), la jalousie (qui pousse à imiter et à faire mieux), le chagrin (face à la perte), l’amour, enfin (qui consiste plus souvent qu’on croit à dire non). Toutes les autres émotions (toutes !) seraient, selon le « fantôme » d’Elisabeth, des sous produits pervertis, parce que les fruits de refoulements, de ces cinq émotions naturelles.
« Et la mort ? demande Elisabeth un jour, quel rapport entre l’aide aux mourant et la lutte contre la négativité ?
- C’est très simple, répond l’étrange interlocuteur. L’agonie représente la dernière chance pour un individu de se débarrasser de la négativité dont il n’a su se défaire durant son existence. La dernière chance, donc, d’accomplir ce pour quoi il s’était incarné. C’est d’ailleurs la sele chose qu’un humain puisse faire pour « aider le monde » !
- Quoi donc ?
- Se rendre plus positif lui-même. Même si c’est à la dernière seconde, il aura en quelque sorte accompli sa mission. Mais cela serait difficile s’il restait bloqué à l’un des stades intermédiaires de l’agonie.
- Et en ce cas ?
- Eh bien, il lui faudra revenir, se réincarner, pour reprendre le même travail, encore et encore, jusqu’à ce qu’il y soit parvenu, et puisse passer à un autre niveau de conscience. »
…
Cette croyance en la réincarnation (ou ce mythe, ou ce conte, comme vous voudrez) a de nouveau le vent en poupe. Elément après élément, le puzzle d’une universelle cosmologie se révèle lentement.
Page 371
Le vieillard, ou le grand malade qui, réellement, n’en peut plus de souffrance, mais dont le corps refuse « absurdement » de mourir, a peut-être un « travail à achever », comme dit Kübler-Ross. Un « coup de main » de la part d’un personnel hospitalier entraîné au travail euthanasique pourrait immensément aider non pas à achever le moribond, mais le libérer du nœud psychologique qui bloque. Et donc lui permettre de mourir, enfin libre.
Ülee et moi n'avons pas fait l'amour. C'est comme ça. Je ne cherche pas à comprendre. Nous avons néanmoins partagé des bons moments ensemble: 3 randonnées de 2:30 chacune et une petite dernière d'1 heure, ce dimanche.
Pendant cette semaine j'ai aussi renoué avec la généalogie. Les actes d'état civil de mon département sont dorénavant scannés et libre d'accès sur internet. J'ai donc pu continuer a avancer sur mes petites enquêtes concernant mes ancêtres. Des gens simples à priori qui sont restés de génération en génération dans le même village ou celui d'à coté. C'est d'ailleurs dans cette même région que j'habite maintenant.
Enfin coté lecture je me suis attaqué au livre que ma prof de yoga m'a conseillé. Un témoignage d'une femme ayant vécu une NDE. Un livre qui interpelle. Un livre qui parle de la mort et par conséquence du rôle de la vie.
L'ayant fini j'ai voulu creuser davantage le sujet et j'ai lu un autre livre écrit cette fois ci par un ancien journaliste ayant enquêté sur les NDE. Une enquête sur la mort donc et qui se veut objective en confrontant les avis de plusieurs personnes, scientifiques, psychologues ... Le sujet m'a intéressé et me donne envie de lire encore d'autres bouquins.
Ci-dessous des extraits de ces lectures qui sont importants pour moi:
"45 secondes d'éternité" de Nicole Dron
Page 100
J’ai toujours pensé que l’amour d’une mère est le sentiment le plus noble, le plus altruiste qui puisse exister en ce monde et je le pense toujours. Pourtant, je découvrais aussi que mon amour était égoïste : je ne voulais pas que mes enfants soient orphelins et qu’ils souffrent c’est évident, mais aussi je ne voulais pas qu’ils tendent leurs petits bras à une autre maman que moi et, si je désirais voir mon mari heureux, ce n’était certes pas dans les bras d’une autre femme !
Dans ma dimension terrestre, j’étais encore très loin de cet Amour qui baigne l’Univers ! De cet amour qui aime comme un soleil, sans condition.
Page 124
J’ai vu venir à moi un être très beau. Il m’est impossible de dire si cet être était un homme ou une femme, car il était viril et féminin à la fois. J’avais l’impression de le connaître depuis toujours. Je voulais me fondre en lui. Un amour immense nous poussait l’un vers l’autre. Je lui ai tendu les bras et je lui ai dit : « Je veux me marier avec toi … ». Et je prenais conscience que cet être était moi, mais moi à la fin des temps, moi totalement réalisée.
Ce fut une grande leçon d’humilité, car je mesurai tout le chemin qu’il me restait à parcourir pour être ce que je suis déjà, sur le plan le plus haut de mon être… Je comprenais que le temps n’était que la distance qui me séparait de moi-même et que j’étais déjà « cela » dans la mesure où j’étais capable de vivre à la pointe de mon âme, dans cette vibration ultime où tout est déjà accompli. Je comprenais aussi que c’était mon incapacité à incarner le meilleur de moi-même, ici, sur cette terre, qui déterminait mon chemin. Elle attire les expériences et les épreuves qui me sont nécessaires afin que, par elles, et certainement grâce à elles, je grandisse et acquière toutes les qualités qui me manquent. Le temps qu’il faut pour cela dépend de ma capacité à me réaliser, à ÊTRE.
Sur la terre, les critères habituels du bonheur sont d’être en bonne santé, d’aimer et d’être aimé, d’avoir un travail qui nous épanouit, une situation sociale confortable, de pouvoir s’offrir des vacances etc. Tout ceci est légitime si ce n’est pas l’unique but de la vie. Mais, malheureusement, pour beaucoup d’être englués dans cette société très matérialiste, le bonheur c’est uniquement : avoir et profiter au maximum des plaisirs de la vie.
Dans l’état où je me trouvais au cours de l’expérience, la seule chose qui avait de l’importance, c’était le fait d’Être.
Je n’avais qu’un désir : être ce que je suis, dans toute sa dimension, dans toute sa plénitude.
Être libre de tout désir d’avoir et de posséder sur tous les plans, aussi bien des richesses matérielles, qu’intellectuelles ou spirituelles, dans la mesure où je suis attachée à elles ou dépendantes d’elles pour me sentir exister à mes propres yeux ou à travers ceux de mon entourage.
Plus tard en lisant un ouvrage consacré à Arnaud Desjardins, je suis tombée sur une petite phrase concise qui résumait en quelques mot ce qui vient d’être dit. Swamiji, son maitre spirituel, lui a dit à un moment crucial de son existence, à un moment de choix déterminant : « Arnaud, ‘être’, c’est être libre de l’avoir ». Et plus loin : « Non pas être sans désir, mais libre du désir, libre de la réalisation ou de la non-réalisation de celui-ci. Quel taux de liberté intérieure cela implique t’il ! De détachement vis-à-vis de ses vouloirs égoïstes ! » (Desjardins Arnaud ou l’aventure de la sagesse – Gilles Farcet, Editions la Table Ronde)
"La source noire" de Patrice Van Eersel
Page 156, en parlant des personnes ayant vécues une NDE,
Ils se disent transformés, déclarent savoir reconnaitre désormais « ce qui est important de ce qui ne l’est pas ». (Important : la vie, les détails quotidiens, la disponibilité, l’hospitalité. Pas important : le rang, les rôles, le fric, les statuts, les apparences.)
Page 329
Ce dont nous avons peur, c’est de vivre et non pas de mourir. N’a peur de mourir que celui qui n’a pas su vivre pleinement. Mais que signifie vivre ? Et croître ?
…
Pour EKR (Elisabeth Kübler-Ross), tout s’éclaire quand elle comprend qu’elle lutte contre la négativité. Qu’est ce que la négativité ? Tout ce qui bloque le flux de l’énergie et vous empêche de vivre avec amour et harmonie – et donc tout ce qui vous rend malheureux, méchant, stupide malade…
« La négativité de chaque individu, lui dit l’ange, contribue à nourrir un vaste grumeau de négativité générale qui menace le monde. A l’inverse, chaque fois qu’un être devient plus positif quelque part sur la planète, l’humanité court un peu moins de risque de s’autodétruire. »
Comment devenir plus positif ? L’ange ne contredit pas les savants modernes de la psyché (les aurait-il inspiré ?) : il faut que les émotions refoulées s’échappent de la prison de l’inconscient, afin que le flux vital puisse à nouveau circuler librement. Les émotions naturelles, souffle l’ange à Elisabeth, se compte sur les doigts d’une main. Il y a la peur (peur de tomber, et peur des grands bruits), la colère (contre le changement), la jalousie (qui pousse à imiter et à faire mieux), le chagrin (face à la perte), l’amour, enfin (qui consiste plus souvent qu’on croit à dire non). Toutes les autres émotions (toutes !) seraient, selon le « fantôme » d’Elisabeth, des sous produits pervertis, parce que les fruits de refoulements, de ces cinq émotions naturelles.
« Et la mort ? demande Elisabeth un jour, quel rapport entre l’aide aux mourant et la lutte contre la négativité ?
- C’est très simple, répond l’étrange interlocuteur. L’agonie représente la dernière chance pour un individu de se débarrasser de la négativité dont il n’a su se défaire durant son existence. La dernière chance, donc, d’accomplir ce pour quoi il s’était incarné. C’est d’ailleurs la sele chose qu’un humain puisse faire pour « aider le monde » !
- Quoi donc ?
- Se rendre plus positif lui-même. Même si c’est à la dernière seconde, il aura en quelque sorte accompli sa mission. Mais cela serait difficile s’il restait bloqué à l’un des stades intermédiaires de l’agonie.
- Et en ce cas ?
- Eh bien, il lui faudra revenir, se réincarner, pour reprendre le même travail, encore et encore, jusqu’à ce qu’il y soit parvenu, et puisse passer à un autre niveau de conscience. »
…
Cette croyance en la réincarnation (ou ce mythe, ou ce conte, comme vous voudrez) a de nouveau le vent en poupe. Elément après élément, le puzzle d’une universelle cosmologie se révèle lentement.
Page 371
Le vieillard, ou le grand malade qui, réellement, n’en peut plus de souffrance, mais dont le corps refuse « absurdement » de mourir, a peut-être un « travail à achever », comme dit Kübler-Ross. Un « coup de main » de la part d’un personnel hospitalier entraîné au travail euthanasique pourrait immensément aider non pas à achever le moribond, mais le libérer du nœud psychologique qui bloque. Et donc lui permettre de mourir, enfin libre.
dimanche 27 novembre 2011
"Mange, prie, aime" d'Elizabeth GILBERT
Elizabeth GILBERT est une journaliste
américaine et dans ce livre elle raconte au cours d’un congé sabbatique, sa vie
de trentenaire de l’époque : ses états d’âme amoureux, sa dépression suite
à son divorce et la recherche du sens de sa vie.
Durant 1 an elle va quitter son
quotidien pour réfléchir sur elle-même. Elle partira à l’étranger vivre le
premier tiers de l’année en Italie, le second en Inde et le dernier à Bali.
Une bouffée d’oxygène, un livre
qui fait du bien, qui enthousiasme, qui réconcilie avec le spirituel aussi.
Extrait italien
Il a entrepris de m’expliquer,
dans un mélange d’anglais, d’italien et de gestes, que chaque ville possède un
mot d’ordre, unique, qui la définit, et auquel s’identifient la plupart de ses
habitants. Si on pouvait lire dans les pensées des gens qu’on croise dans les
rues, n’importe où dans la ville, on découvrirait que la plupart d’entre eux ont
la même chose en tête. Et celle-ci, quelle qu’elle soit, est le mot d’ordre de
la ville. Si ce que vous avez en tête ne correspond pas au mot d’ordre de la
ville, vous n’y êtes pas vraiment chez vous.
« Quel est le mot d’ordre
de Rome ? ai-je demandé.
-SEXE
-N’est-ce pas un stéréotype, à
propos de Rome ?
-Non
-Mais il doit bien y avoir
quelques personnes à Rome qui pensent à d’autres choses qu’au sexe.
-Non, a insisté Giulio. Tous,
toute la journée, ils pensent au SEXE.
-Même au Vatican ?
-C’est différent. Le Vatican ne
fait pas partie de Rome. Là-bas, ils ont un autre mot d’ordre : POUVOIR.
-J’aurais pensé que ce serait
FOI.
-Non, POUVOIR, a-t-il répété.
Fais-moi confiance. Mais à Rome, le mot d’ordre, c’est SEXE. »
Ainsi, à en croire Giulio, ce
tout petit mot – « sexe » - pave les rues de Rome que nous foulons,
il coule des fontaines, il sature l’air ambiant autant que le bruit de la
circulation. Les gens ici ne pensent qu’à ça : ils s’habillent pour lui,
ils le traquent, ils réfléchissent à son sujet, ils le bannissent, ils en font
un sport, ou un jeu. Voila qui expliquerait un peu pourquoi, malgré toute sa
splendeur, Rome ne me donne pas le sentiment d’être native d’ici. Du moins à ce
moment donné de ma vie. Parce que pour l’heure, SEXE n’est pas mon mot d’ordre.
Il l’a été, à d’autres périodes de ma vie, mais pas aujourd’hui. Par
conséquent, quand le mot d’ordre de Rome, virevoltant de par les rues, vient me
bousculer, il vacille, sans laisser d’impacts. Je n’adhère pas à ce mot d’ordre,
donc je ne vis pas pleinement ici. C’est une théorie loufoque, impossible à
étayer, mais je l’aime bien.
Extrait indien
Le propos de la voie yogique
est de nous aider à nous dépêtrer des vices d’origine de la condition humaine,
que je vais résumer ici à cette définition archi-schématique : notre incapacité
douloureuse à faire perdurer le contentement.
[…]
Nous croyons, à tort, que notre
petit égo limité constitue à lui tout seul notre nature. Nous avons échoué à
reconnaître notre caractère divin plus profond. Nous ne réalisons pas que,
quelque part en nous tous, il existe bel et bien un moi suprême qui est notre
véritable identité, universelle et divine. Tant que l’on n’aura pas pris
conscience de cette vérité, disent les yogis, on sera toujours aux prises avec
le désespoir – notion que le philosophe stoïcien Epictète a joliment exprimée
dans cette apostrophe exaspérée : « Tu portes Dieu en toi, pauvre
loque, et tu l’ignores »
Extrait balinais
Je ne cesse de me remémorer un
des enseignements de mon guru à propos du bonheur. Elle dit que les gens
universellement, ont tendance à penser que le bonheur est un coup de chance, un
état qui leur tombera peut être dessus sans crier gare, comme le beau temps.
Mais le bonheur ne marche pas ainsi. Il est la conséquence d’un effort
personnel. On se bat, on lutte pour le trouver, on le traque, et même parfois
jusqu’au bout du monde. Chacun doit s’activer pour faire advenir les
manifestations de sa grâce. Et une fois qu’on atteint cet état de bonheur, on
doit le faire perdurer sans jamais céder à la négligence, on doit fournir un formidable
effort et nager sans relâche dans ce bonheur, toujours plus haut, pour flotter
sur ses crêtes. Sinon ce contentement acquis s’échappera de vous, goutte à
goutte. C’est assez facile de prier dans un moment de détresse, mais continuer
de prier même quand la crise est passée, c’est comme vouloir sceller votre
acquis, comme aider votre esprit à se cramponner aux bienfaits qu’il a conquis.
Tout en pédalant à ma guise à
travers l’ile au coucher du soleil, je me remémore ces enseignements et je
continue à formuler des prières – qui sont en réalité des vœux -, je montre à
Dieu cette harmonie que j’ai trouvée et je lui dis : « Voila, c’est à
ça que j’aimerai m’accrocher. S’il te plaît, aide-moi à mémoriser ce sentiment
de plénitude, et aide-moi à toujours l’entretenir. »
[…]
La quête de la plénitude, par
conséquent, n’est pas simplement une action dictée par notre instinct de
conservation et pour notre seul bénéfice. Elle est aussi un cadeau généreux que
nous offrons au monde. Eliminer toute notre misère nous écarte du chemin, nous
cessons d’être un obstacle, pour nous même et pour tous les autres. C’est
seulement alors qu’on est libre de servir et d’apprécier les autres.
Pour terminer, j'ai bien aimé aussi sa "conférence TED" où elle exprime sa vision de la création et du talent.
C'est en anglais mais l'interface permet d'afficher les sous-titres en français.
C'est en anglais mais l'interface permet d'afficher les sous-titres en français.
dimanche 23 octobre 2011
"Ne vous taisez plus !" de Denise Bombardier et Françoise Laborde
Ci-dessous deux extraits du livre "Ne vous taisez plus !"
La galanterie française dans tous ses états
Que recouvre au juste ce terme de « galanterie
française » ?
D’abord, des règles de « savoir-vivre » :
ouvrir la portière à une femme ou lui faire livrer des fleurs avant un dîner. Savoir
faire le baise-main et connaître les usages de la présentation : une femme
à un homme, sauf s’il est très âgé et/ou très connu. Pouvoir formuler un
compliment adapté à chaque situation. Est une sorte de rémanence de l’« étiquette »
instaurée par le Roi Soleil pour régler tous les moments de la vie officielle à
Versailles ? Car l’étiquette s’appliquait aussi aux relations avec les favorites
et toutes les maitresses plus ou moins officielles.
Dès le XVIIIe siècle, la France devient le pays de référence
en matière de transgression : libertinage et liberté de penser sont étroitement
associés. Diderot, Crébillon fils, Choderlos de Laclos et le marquis de Sade,
entre autres, publient, parfois anonymement, des romans libertins qui sapent l’autorité
de l’Eglise et du roi… Des œuvres telles que Manon Lescaut, Les liaisons
dangereuses ou bien encore La philosophie
dans le boudoir mettent en scène érotisme, séduction et cynisme et sont l’exemple
même d’une scandaleuse liberté. Cette remise en question de la religion comme
celle de l’autorité du roi va favoriser la Révolution de 1789.
Cet héritage littéraire, aussi riche soit-il, associé à la
tradition archaïque du « droit de cuissage » n’est, dans l’inconscient
collectif, certainement pas étranger aux pratiques abusives qui ont encore
cours dans la France du XXIe siècle… et qui sont considérées comme autant d’éléments
de notre « culture ».
…
La séduction à la québécoise
Au Québec, nous n’avons pas hérité de cette conception
française de la galanterie. L’homme québécois, confronté à la dure réalité de
ce pays de défricheurs, de bâtisseurs, de coureurs des bois avait peu de goût
pour les jabots et les dentelles. Les jeux de séduction n’ont pas subit ce
poids du libertinage, disons « littéraire » ou intellectuel. Les
relations humaines se déroulent en général sur un mode plus direct, plus
spontané, à vrai dire moins théâtral. L’influence de la culture anglo-saxonne y
est aussi pour quelque chose.
Le matriarcat psychologique qui caractérise cette société où
traditionnellement les femmes étaient plus
instruites que les hommes a certainement modelé la façon de « faire la
cour ». Les femmes y sont plus actives. Elles ne craignent pas de prendre
l’initiative par des mots ou des gestes affectueux. Elles peuvent être plus
frontales alors que les femmes françaises pourraient être qualifiées de
circulaires. Ces dernières, en effet, encerclent l’homme, évitent de l’affronter
verbalement, elles minaudent et se laissent séduire. En ce sens, elles sont
plus soumises et prêtes à beaucoup plus de compromis pour ne pas briser le lien
de séduction. Mais leur comportement est aussi la conséquence du machisme
ambiant de la société dans son entier, qui s’est révélé de façon brutale et
sans réserve depuis les évènements du 14 mai à New York.
La vieille tradition de galanterie et des jeux de séduction
à pesé aussi sur les mentalités. Si la France d’aujourd’hui a tant de
difficultés à vivre concrètement la nouvelle égalité des sexes, qui implique
une intolérance à tout abus sexuel et aux divers formes douteuses de séduction
masculine dont les femmes font les frais, c’est que sa culture amoureuse, dans
certaines expressions, est en contradiction avec la modernité.
…
mardi 26 juillet 2011
"L'absence d'oiseaux d'eau" d'Emmanuelle Pagano.
Extrait choisi:
« Je sais parfaitement que tu te contentes de me suivre, je sais parfaitement que tu n’es pas fou de moi, tu le crois sans doute, je ne dis pas que tu me mens, mais tu te trompes, juste je te tiens dans mes mains et ma bouche. Je sais comment je te tiens, par les mots et par le sexe. Il n’y a pas d’autre chose pour toi. Simplement, avec toi, pour toi, je suis très forte, je sais écrire, je sais faire l’amour, je sais toucher les points sensibles, les trouver, m’y attarder. Tu m’écris que tu jouis de moi et seulement de moi, mais ça je le sais, je ne le sais que trop bien. J’ai tellement d’avance qu’un jour, quand tu seras un peu plus proche, quand tu penseras m’avoir rattrapée, ce sera trop tard, ce sera moi qui ne t’aimerai plus, ou pas assez. Il le faudra, parce que, contrairement à ce que tu crois, je n’aime pas me faire souffrir, j’aime être heureuse, j’aime quand je suis heureuse avec toi, quand tu me rends heureuse, et c’est arrivé, ne crois pas que je pleure tout le temps, c’est arrivé, peut être même que ça arrivera encore, je ne sais pas. Si je décide de ne plus t’aimer, j’y arriverai. Mais pas encore, pas déjà, s’il te plaît, pas déjà.
Je sais que je ne corresponds pas à ton idéal, tu me voudrais plus jeune et plus naïve, tu voudrais avoir des enfants. Je ne suis pas ta compagne, non, ce n’est pas vrai, et tu n’es pas là. Nos sommes ensemble, mais pas en couple. Nous sommes ensemble et séparés en permanence. Nous n’aurons jamais de vie commune, et toi tu as du mal avec ça.
Je croyais que tu me quitterais à cause de ça, un jour ou une nuit, pour pouvoir fonder une famille. Mais ce n’est pas comme ça que notre histoire va finir. C’est moi qui te quitterai. Alors d’accord, je veux bien avoir le mauvais rôle, j’ai tellement d’avance, tellement d’avance, tu ne t’en rends même pas compte, que je me sens capable de faire n’importe quoi, je me sentirai toujours le droit, la légitimité de le faire, j’ai tellement d’avance, je t’aime tellement, que j’ai le droit de faire n’importe quoi, y compris de te quitter, et même de te quitter pour de mauvaises raisons.
Je voudrais te caresser, t’embrasser, et me laisser embrasser et serrer fort, mais je n’y arrive pas, je n’y arrive pas. »
Un livre agréable à lire. Le ressenti d’une femme sur l’amour et le sexe. J’ai apprécié certains passages, certaines descriptions charnelles. Et puis les trois actes du livre : l’expérience littéraire et l’amour naissant, la rencontre physique, érotique et gourmande et enfin la rupture et le chagrin.
Cependant j’ai lu ce livre avec mon coté masculin, à distance, sur la défensive. Comment croire, comment accepter ces paroles de femme, pétries de certitudes. Il y a longtemps, depuis mes premiers émois, j’ai cru que la vérité venait d’elles. Je l’acceptais à en avaler leur maturité. Et puis il a fallu la rupture de cette fille, avec qui j'avais une relation sentimentale quand j’étais jeune adulte, pour m’autoriser par la pensée à la violer et avec le temps considérer que personne ne sait ce qu’est la vie, l’amour. Sans aucune certitude, je ne dis pas que j’ai peur de chaque chose mais que je doute de tout. Vivre le mieux possible et ne pas oublier que l’on va mourir.
Cependant j’ai lu ce livre avec mon coté masculin, à distance, sur la défensive. Comment croire, comment accepter ces paroles de femme, pétries de certitudes. Il y a longtemps, depuis mes premiers émois, j’ai cru que la vérité venait d’elles. Je l’acceptais à en avaler leur maturité. Et puis il a fallu la rupture de cette fille, avec qui j'avais une relation sentimentale quand j’étais jeune adulte, pour m’autoriser par la pensée à la violer et avec le temps considérer que personne ne sait ce qu’est la vie, l’amour. Sans aucune certitude, je ne dis pas que j’ai peur de chaque chose mais que je doute de tout. Vivre le mieux possible et ne pas oublier que l’on va mourir.
samedi 28 mai 2011
Insatisfaction masculine
Selon Philippe BRENOT, psychiatre et anthropologue, qui vient de publier un livre sur la sexualité des hommes en France ("Les Hommes, le sexe et l'amour" – aux éditions Les Arène), environ 70% des hommes vont dire de leur sexualité qu’elle est insatisfaisante et qu’ils désireraient plus et ceci indépendamment de la fréquence. Par exemple, lorsqu’un homme, a un rapport par mois, il dit « ma fréquence idéale serait de 4 » mais celui qui a 22 rapports par mois, dit « moi j’aimerais 36 ». Les hommes sont habités par un désir, un besoin, une pulsion sexuelle, une sorte de pression intérieure qui est assez différent de ce que vivent les femmes.
Je suis assez d'accord. Cette insatisfaction "chronique" masculine je l'a côtoies quasi quotidiennement avec mes collègues de travail ou amis. Le sexe est le plus souvent notre sujet de discussion préféré, et à force de se parler, on fini par en savoir un peu plus sur l’intimité de chacun. Assez souvent cette insatisfaction se devine ou même parfois elle est affichée au grand jour.
lundi 25 avril 2011
"Le premier amour" de Véronique Olmi
Une femme prépare un dîner aux chandelles pour fêter son anniversaire de mariage. Elle descend dans sa cave pour y chercher une bouteille de vin, qu'elle trouve enveloppée dans un papier journal dont elle lit distraitement les petites annonces. Soudain, sa vie bascule : elle remonte les escaliers, éteint le four, prend sa voiture, quitte tout. En chacun d'entre nous repose peut-être, tapie sous l'apparente quiétude quotidienne, la possibilité d'être un jour requis par son premier amour...
J'ai bien aimé ce livre et je pense que je vais chercher à en lire d'autres de cette auteure. J'aime bien sa façon d'écrire et de décrire. Sa façon a elle d'exprimer ce qu'elle ressent comme par exemple dans ce passage:
"J'ai préféré ne pas imaginer ma fille dans cet appartement minuscule de Marseille avec cet homme qui ne remarquerait pas qu'elle avait du chagrin, qui se lavait les dents bruyamment et recrachait devant elle, parce qu'il confondait la grossièreté avec l'intimité, confondait ma fille avec n'importe quelle autre croisée dans un magasin, une terrasse de café."Ci dessous 3 autres extraits qui me parlent...
"Je suis plus jeune aujourd’hui qu’à 20 ans. Mes désirs sont plus légers, mes a priori aussi. Je voulais me marier, avoir des enfants, un métier, des amis, des vacances et des Noël. J’ai eu tout ça. J’y ai mis tant d’énergie, de peur et d’attention, j’ai suivi tant de conseils, lu tant de livres, de magazines, passé tant d’heures au téléphone avec des amies qui avaient des enfants du même âge, des maris trop sérieux ou volages, trop présent ou pressés, et qui me donnaient des adresses de Gîtes de France, de pensions pas chères, de baby-sitters sérieuses, de médecins compétent, de psychologues disponibles, on changeait nos colères et nos fatigues mais jamais pour s’en débarrasser, toujours pour les surmonter, les faire passer pour une défaillance passagère, on avait tort. Rien de tout cela n’était passager, et j’ai perdu tant de temps à prendre sur moi que je suis passée par-dessus bord. Et aujourd’hui mes propres enfants, qui m’ont pris mon sang mon temps mes nuits mon insouciance mon argent mon nom mes nuits mon insouciance mon argent mon nom, ces enfants n’étaient pas d’accord pour que j’aille en Italie ? N’étaient pas d’accord ? C’était à mourir de rire, vraiment ! Au non de quoi me serais-je retenue de partir ? Parce que ça n’était pas raisonnable ? Il fallait que je « ne fasse pas la jeune », que je sois la bonne gardienne de mon âge ? Combien de millions étions-nous à avoir exactement 48 ans ? Coralie Finel… France… Magali… Des classes entières de femmes de 48 ans, d’anciennes amoureuses, de jeunes grands-mères et de vieilles rêveuses. Car nous rêvons. Nous rêvons au baiser qui réveille la princesse qui a tellement dormi que ses cheveux sont devenus longs comme son ennui, et une annonce dans le journal nous met soudain sur pied, le cœur traversé d’un courant électrique, les yeux grands ouverts, et tout ce qui n’est plus de notre âge, peut enfin arriver."
…
"Est-ce que Marc et moi nous nous aimons ? Il me semble plutôt que nous nous entendons bien, malgré nos chamailleries, et que nous faisons ce que nous avons à faire. Nos amis qui divorcent les uns après les autres au rythme régulier d’une séparation tous les trois mois, nous disent combien nous avons de la chance d’être ainsi tous les deux « sur la même longueur d’onde ».
Ce qu’ils ignorent c’est que cette onde n’est pas mouvante, elle ne danse pas dans l’air et ne vibre effectivement pas assez pour nous jeter par-dessus bord. Nous sommes dans le même hamac. Ca tangue autour de nous, et nous nous tenons."
…
"Je souriais malgré moi de la façon qu’avait Marc de me signifier que ce que je faisais à Gênes n’avait pas d’importance. Il avait toujours décidé que nous allions bien, il fallait avancer en se prenant pour deux optimistes pressés qui remettent à plus tard les questions dangereuses, avec l’espoir que lentement le temps les efface et que le bonheur de vivre l’emporte sur la douleur. C’était un pari dans lequel je l’avais suivi malgré moi, ne sachant pas si j’avais au fond du ventre une bombe à retardement ou si la joie l’emporterait au bout du compte."
jeudi 14 avril 2011
Rêver
J’ai lu le livre de Tobie NATHAN : « La nouvelle interprétation des rêves ».
Ce livre me rend perplexe…
Tobie NATHAN qui est une personne reconnue en France en tant qu’ethnopsychiatre brillant, écrit que tous les rêves sont tournés vers l’avenir : durant le sommeil paradoxal, notre esprit essaye d’inventer des « ébauches d’avenir » qui soient en accord avec notre personnalité. Pour parler autrement, l’esprit sait qu’en faisant tel action nous seront en phase avec nous même. Il va donc chercher tous les scénarios possibles qui puissent, en partant de notre présent, de notre réalité, nous faire évoluer vers cet état « idéale » qui est propre à chacun de nous.
Des textes anciens mettent également en garde le rêveur comme cette parabole du Talmud, citée dans le livre, qui raconte l’histoire d’une femme rêvant du linteau de sa maison qui se brise. Elle en parle à son « interprète » qui lui dit qu’elle va avoir un enfant. Quelques jours plus tard elle tombe enceinte. Les années passent et elle refait le même rêve. Elle retourne voir son interprète qui lui annonce qu’elle va avoir un autre enfant. Cette vérité se réalise de nouveau. Enfin quelques temps plus tard elle refait encore le même rêve et souhaite de nouveau voir son interprète pour lui en parler. Mais il n’est pas là et elle est reçue par ses élèves qui interprètent son rêve par le décès de son mari. Et effectivement le décès du mari arrive après quelques jours.
Enfin il annonce que le rêveur, seul, ne peut interpréter ses propres rêves…
Après la lecture de ce livre, je reste sur ma faim car selon Tobie NATHAN, nous ne pouvons pas comprendre/interpréter nos rêves seuls. Nous devons donc trouver une personne éclairée et de confiance qui les interprétera à notre place. Mais si l’interprète annonce n’importe quoi sur nos rêves alors ils se réaliseront quand même ?!?
dimanche 12 décembre 2010
C'est quoi l'amour ?
L'amour selon Jacques SALOME:
« En revanche, si nous parlons de ce que je nomme le cycle de l'amour, nous pouvons repérer quelques étapes et cheminements possibles. Au début de la vie, l'amour est bien dans l'ordre du besoin. On aspire à être aimé. Ensuite, après être passé par quelques pseudo-amours dont j'ai déjà parlé, on parvient parfois à l'inspiration. Nous devenons inspiré, c'est à dire suffisamment sensibles pour accueillir tous les signes avec lesquels un amour se cherche, s'accueille, se bonifie, et trouve un espace en soi, en l'autre, pour s'apaiser sans s'endormir. On passe du besoin d'être aimé au besoin d'aimer (qui reste encore infantilisant), puis du besoin d'aimer au désir d'aimer, et parfois à la capacité d'aimer en découvrant qu'il est possible de s'aimer.
On est aimant, quand on a cette sorte de lumière, de soleil intérieur, et que l'on a un objet d'amour - un homme, une femme - vers qui le déposer, à qui l'offrir. Puis si nous continuons dans le cycle de l'amour, nous dépassons le stade de l'amour individuel, qui souvent s'investit sur une personne unique (alors que si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes nous allons découvrir que nous pouvons l'investir sur plusieurs personnes). Je crois vraiment que nous pouvons aimer plusieurs personnes en même temps, même si cette idée-là est dérangeante et souvent niée car nous n'aimons pas partager l'amour que l'on reçoit. Ce sont encore nos structures infantiles qui nous font espérer "Tu ne dois aimer que moi. Tout ton amour doit s'investir dans ma direction." »
"Passeur de vies" de Jacques SALOME
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