dimanche 26 février 2012

Une semaine de vacances

Une semaine de vacances se termine. Une semaine toute simple, à la maison, en famille.
Ülee et moi n'avons pas fait l'amour. C'est comme ça. Je ne cherche pas à comprendre. Nous avons néanmoins partagé des bons moments ensemble: 3 randonnées de 2:30 chacune et une petite dernière d'1 heure, ce dimanche.
Pendant cette semaine j'ai aussi renoué avec la généalogie. Les actes d'état civil de mon département sont dorénavant scannés et libre d'accès sur internet. J'ai donc pu continuer a avancer sur mes petites enquêtes concernant mes ancêtres. Des gens simples à priori qui sont restés de génération en génération dans le même village ou celui d'à coté. C'est d'ailleurs dans cette même région que j'habite maintenant.
Enfin coté lecture je me suis attaqué au livre que ma prof de yoga m'a conseillé. Un témoignage d'une femme ayant vécu une NDE. Un livre qui interpelle. Un livre qui parle de la mort et par conséquence du rôle de la vie.
L'ayant fini j'ai voulu creuser davantage le sujet et j'ai lu un autre livre écrit cette fois ci par un ancien journaliste ayant enquêté sur les NDE. Une enquête sur la mort donc et qui se veut objective en confrontant les avis de plusieurs personnes, scientifiques, psychologues ... Le sujet m'a intéressé et me donne envie de lire encore d'autres bouquins.

Ci-dessous des extraits de ces lectures qui sont importants pour moi:

"45 secondes d'éternité" de Nicole Dron

 Page 100
J’ai toujours pensé que l’amour d’une mère est le sentiment le plus noble, le plus altruiste qui puisse exister en ce monde et je le pense toujours. Pourtant, je découvrais aussi que mon amour était égoïste : je ne voulais pas que mes enfants soient orphelins et qu’ils souffrent c’est évident, mais aussi je ne voulais pas qu’ils tendent leurs petits bras à une autre maman que moi et, si je désirais voir mon mari heureux, ce n’était certes pas dans les bras d’une autre femme !
Dans ma dimension terrestre, j’étais encore très loin de cet Amour qui baigne l’Univers ! De cet amour qui aime comme un soleil, sans condition.

Page 124
J’ai vu venir à moi un être très beau. Il m’est impossible de dire si cet être était un homme ou une femme, car il était viril et féminin à la fois. J’avais l’impression de le connaître depuis toujours. Je voulais me fondre en lui. Un amour immense nous poussait l’un vers l’autre. Je lui ai tendu les bras et je lui ai dit : « Je veux me marier avec toi … ». Et je prenais conscience que cet être était moi, mais moi à la fin des temps, moi totalement réalisée.

Ce fut une grande leçon d’humilité, car je mesurai tout le chemin qu’il me restait à parcourir pour être ce que je suis déjà, sur le plan le plus haut de mon être… Je comprenais que le temps n’était que la distance qui me séparait de moi-même et que j’étais déjà « cela » dans la mesure où j’étais capable de vivre à la pointe de mon âme, dans cette vibration ultime où tout est déjà accompli. Je comprenais aussi que c’était mon incapacité à incarner le meilleur de moi-même, ici, sur cette terre, qui déterminait mon chemin. Elle attire les expériences et les épreuves qui me sont nécessaires afin que, par elles, et certainement grâce à elles, je grandisse et acquière toutes les qualités qui me manquent. Le temps qu’il faut pour cela dépend de ma capacité à me réaliser, à ÊTRE. 

Sur la terre, les critères habituels du bonheur sont d’être en bonne santé, d’aimer et d’être aimé, d’avoir un travail qui nous épanouit, une situation sociale confortable, de pouvoir s’offrir des vacances etc. Tout ceci est légitime si ce n’est pas l’unique but de la vie. Mais, malheureusement, pour beaucoup d’être englués dans cette société très matérialiste, le bonheur c’est uniquement : avoir et profiter au maximum des plaisirs de la vie.
Dans l’état où je me trouvais au cours de l’expérience, la seule chose qui avait de l’importance, c’était le fait d’Être.

Je n’avais qu’un désir : être ce que je suis, dans toute sa dimension, dans toute sa plénitude.
Être libre de tout désir d’avoir et de posséder sur tous les plans, aussi bien des richesses matérielles, qu’intellectuelles ou spirituelles, dans la mesure où je suis attachée à elles ou dépendantes d’elles pour me sentir exister à mes propres yeux ou à travers ceux de mon entourage.
Plus tard en lisant un ouvrage consacré à Arnaud Desjardins, je suis tombée sur une petite phrase concise qui résumait en quelques mot ce qui vient d’être dit. Swamiji, son maitre spirituel, lui a dit à un moment crucial de son existence, à un moment de choix déterminant : « Arnaud, ‘être’, c’est être libre de l’avoir ». Et plus loin : « Non pas être sans désir, mais libre du désir, libre de la réalisation ou de la non-réalisation de celui-ci. Quel taux de liberté intérieure cela implique t’il ! De détachement vis-à-vis de ses vouloirs égoïstes ! » (Desjardins Arnaud ou l’aventure de la sagesse – Gilles Farcet, Editions la Table Ronde)


"La source noire" de Patrice Van Eersel


Page 156, en parlant des personnes ayant vécues une NDE,
Ils se disent transformés, déclarent savoir reconnaitre désormais « ce qui est important de ce qui ne l’est pas ». (Important : la vie, les détails quotidiens, la disponibilité, l’hospitalité. Pas important : le rang, les rôles, le fric, les statuts, les apparences.)

Page 329
Ce dont nous avons peur, c’est de vivre et non pas de mourir. N’a peur de mourir que celui qui n’a pas su vivre pleinement. Mais que signifie vivre ? Et croître ?



Pour EKR (Elisabeth Kübler-Ross), tout s’éclaire quand elle comprend qu’elle lutte contre la négativité. Qu’est ce que la négativité ? Tout ce qui bloque le flux de l’énergie et vous empêche de vivre avec amour et harmonie – et donc tout ce qui vous rend malheureux, méchant, stupide malade…
« La négativité de chaque individu, lui dit l’ange, contribue à nourrir un vaste grumeau de négativité générale qui menace le monde. A l’inverse, chaque fois qu’un être devient plus positif quelque part sur la planète, l’humanité court un peu moins de risque de s’autodétruire. »
Comment devenir plus positif ? L’ange ne contredit pas les savants modernes de la psyché (les aurait-il inspiré ?) : il faut que les émotions refoulées s’échappent de la prison de l’inconscient, afin que le flux vital puisse à nouveau circuler librement. Les émotions naturelles, souffle l’ange à Elisabeth, se compte sur les doigts d’une main. Il y a la peur (peur de tomber, et peur des grands bruits), la colère (contre le changement), la jalousie (qui pousse à imiter et à faire mieux), le chagrin (face à la perte), l’amour, enfin (qui consiste plus souvent qu’on croit à dire non). Toutes les autres émotions (toutes !) seraient, selon le « fantôme » d’Elisabeth, des sous produits pervertis, parce que les fruits de refoulements, de ces cinq émotions naturelles.
« Et la mort ? demande Elisabeth un jour, quel rapport entre l’aide aux mourant et la lutte contre la négativité ?
-       C’est très simple, répond l’étrange interlocuteur. L’agonie représente la dernière chance pour un individu de se débarrasser de la négativité dont il n’a su se défaire durant son existence. La dernière chance, donc, d’accomplir ce pour quoi il s’était incarné. C’est d’ailleurs la sele chose qu’un humain puisse faire pour « aider le monde » !
-       Quoi donc ?
-       Se rendre plus positif lui-même. Même si c’est à la dernière seconde, il aura en quelque sorte accompli sa mission. Mais cela serait difficile s’il restait bloqué à l’un des stades intermédiaires de l’agonie.
-       Et en ce cas ?
-       Eh bien, il lui faudra revenir, se réincarner, pour reprendre le même travail, encore et encore, jusqu’à ce qu’il y soit parvenu, et puisse passer à un autre niveau de conscience. »

Cette croyance en la réincarnation (ou ce mythe, ou ce conte, comme vous voudrez) a de nouveau le vent en poupe. Elément après élément, le puzzle d’une universelle cosmologie se révèle lentement.

Page 371
Le vieillard, ou le grand malade qui, réellement, n’en peut plus de souffrance, mais dont le corps refuse « absurdement » de mourir, a peut-être un « travail à achever », comme dit Kübler-Ross. Un « coup de main » de la part d’un personnel hospitalier entraîné au travail euthanasique pourrait immensément aider non pas à achever le moribond, mais le libérer du nœud psychologique qui bloque. Et donc lui permettre de mourir, enfin libre.

2 commentaires:

  1. Bonjour Rêveur
    Les deux derniers livres là je les ai lu et ils ont laissé une forte empreinte en moi.. Une sorte de résonance; entre conviction intime et vérité personnelle.
    En cette année 2012 des plus alarmistes je pense que toutes les interrogations posées simultanément sur le sens de la vie( ou plutôt d'une vie) et la finitude de l'être humain vont se poser de manière plus pressante et plus existentielle si l'on peut dire...
    Je ne pense pas que la fin du monde soit comme annoncé pour le 21 Décembre prochain mais la fin d'UN monde vraisemblablement et, en vertu de l'enseignement relayé par Arnaud Desjardins, la cassure est inévitable à court ou à moyen terme car le paradoxe de nos sociétés de profusion , de " communication" et de consommation où l'on croit pouvoir acheter le bonheur génère a contrario un mal être croissant...
    La prise de conscience risque de se faire de manière brutale et je pressens que le point de non-retour est atteint et que notre manière de penser le monde et l'univers doit changer radicalement.
    Baisers intemporels
    Elise

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    1. Bonjour belle Elise,

      Je suis content d’apprendre que tu aies lu, toi aussi, ces 2 livres. Et tout comme toi, ces livres ont laissé une empreinte en moi. Cela dit, j’appréhende que leur message, que cette empreinte s’atténue avec le temps et que je finisse par l’oublier. Alors j’essaye de poursuivre le sujet avec d’autres lectures. C’est dans une suite logique que je lis actuellement le livre «l’audace de vivre » d’Arnaud Desjardins (justement). Un livre vraiment intéressant. Un livre qui sait me parler aussi puisqu’il parle beaucoup de la sexualité et de son importance dans le développement de son être, vers le grandissement de son âme. Moi qui m’imaginais que le fait de se poser des questions sur le sens de sa vie, sur la spiritualité, avec ma vision judéo-chrétienne, m’imposait presque inévitablement une castration.

      Le message d’Arnaud Desjardins comme tu dois le savoir demande à ce que nous soyons humains avant d’être des « supra-humain ». Laisser ces énergies pures en nous, s’exprimer. L’énergie sexuelle est d’ailleurs une énergie pure, noble, digne puisqu’elle construit notre être spirituel. La difficulté dit-il c’est de ne pas laisser cette énergie se faire parasiter, phagocyter par notre part de négativité intellectuelle, émotionnel ou physique.
      En fait ce n’est pas très éloigné de ce que je pensais déjà quand j’étais ado, quand je m’intéressais déjà beaucoup au sexe et que je pensais (peut être un peu naïvement) que cet intérêt, cette énergie serait une façon de m’intéresser par voie de conséquence à la vie dans son ensemble, qu’elle me porterait pour grandir. Cela ne s’est pas vraiment passé comme je l’imaginais. Certains « blocages » sont apparus et cette ardeur ne s’est pas exprimée comme je l’aurai souhaitée. Et aujourd’hui encore cette énergie vivote, je me sens un peu, des fois, comme quelqu’un qui n’a envie de rien dans mon devenir mis à part peut être cette curiosité, toujours présente, même si elle est peu vécu, de tout ce qui concerne la sexualité.

      Oui je suis d’accord avec toi notre société est malade. Des choses doivent changer. Mais je n’arrive cependant pas à être négatif. J’ai espoir.

      Gros bisous,
      Rêveur

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