jeudi 22 septembre 2011

Dialcooler


Siroter un verre avec toi,
Casser le rythme de la semaine à tes cotés,
Nos discussions qui s’écoulent,
Et le jour qui glisse.




dimanche 11 septembre 2011

Piscine

Vendredi entre midi et deux, je suis allé à la piscine avec P un collègue. C'est une piscine refaite à neuf pas très loin de notre travail, aux abords du parc boisé où on court habituellement. Le cadre est sympa et ce midi là il y avait du monde. On a fait nos longueurs dans des couloirs plutôt étroits où tout le monde était ici pour nager et non pour barboter.

Ensuite on est parti se détendre quelques minutes dans une cabine hammam.
Dans la promiscuité de la cabine, P a remarqué le vernis sur mes ongles de pieds. Un vernis vieux d'un peu plus d'un mois maintenant et qu'il serait nécessaire de renouveler mais tout de même encore bien visible. Il a regardé sans faire de commentaires désagréables.

Cet été, sur la plage, personne semblait le remarquer mais dans le confinement d'un piscine plusieurs y ont fait attention. Dans le hammam et sous les douches...




jeudi 8 septembre 2011

L'homme crapaud

Ülee se passionne pour la photo (en passant, aucune photo de mon blog n'a été prise par elle jusqu'à présent) et elle achète régulièrement des magazines spécialisés, y compris des magazines de photos-nature.

Dans une de ses vieilles revues, il y avait un article traitant de la reproduction des crapauds. Je ne peux m'empêcher d'en relever quelques extraits:

... Vers la fin de l'hiver, les crapauds abandonnent temporairement leur mode de vie terrestre, solitaire et nocturne, pour un bain collectif et des amours au grand jour...

... De nombreux mâles célibataires parcourent continuellement le secteur à la nage, en quête d'une femelle. Mais toutes sont déjà sous l'emprise d'un mâle, souvent même de plusieurs...

... A la différence des femelles qui quittent l'étang lorsqu'elles ont fini de pondre, les mâles restent sur place pendant toute la période de reproduction. Ils peuvent ainsi s'accoupler plusieurs fois, mais sont constamment en surnombre. Et il est donc fréquent que plusieurs se disputent la même femelle. C'est même un véritable amas de crapauds que je découvre en avançant dans l'eau: un enchevêtrement d'une dizaine de mâles au milieu duquel on aperçoit de temps à autre l’œil de la femelle assaillie...

(image du net)

... Souvent maintenue sous l'eau, privée de respiration, une femelle ainsi prise d'assaut risque la noyade...
(Source: Nat'Images - Mars-Avril 2010)

Les mecs c'est un peu comme les crapauds finalement.
 
Je revois mes premières sorties en boite de nuit quand j'étais beaucoup plus jeune et où la séance des slows faisait se lever toute une catégorie de mecs pour tourner autour de la piste de danse à la recherche d'une nana acceptant de se coller à eux. Je les trouvais la plupart du temps grotesque. Je préférais me morfondre dans mon célibat plutôt que de me ridiculiser.

Mais aujourd'hui je ne suis pas forcément mieux à rechercher des conquêtes sur la toile. 
 
Je suis peut être sévère avec moi-même en disant ça mais à force d'être confronté à ce déséquilibre du nombre de gars en quête de plaisirs sexuels comparé au nombre de femmes, je me sens malgré moi, comme une sorte d'homme crapaud.
 

dimanche 4 septembre 2011

Ours mal léché


J’ai déjà expliqué mon problème à regarder les jolies femmes. Quand une jolie femme passe dans mon champ de vision, intérieurement je calme toutes excitations et je feins de ne l’avoir vue.
Récemment, là où je travaille, une nouvelle hôtesse d’accueil vient d’être embauchée. C’est une black sexy avec un sourire chaleureux et un regard qui plonge et s’ancre dans tes yeux quand tu lui dis bonjour. Un regard qui réveille, qui enflamme mais que j’éteins très vite en me disant qu’elle se comporte comme ça avec tout le monde. Ce qui est d’ailleurs le cas.
Je me dis : ne va pas t’imaginer que tu lui fais de l’effet, elle se comporte ainsi de façon naturelle. Et puis j’ai plein d’autres sentiments négatifs qui me colonisent. Je pense par exemple à quelqu’un qui me verrait entrain de la regarder et qui se mettrait à penser que je m’enflamme pour un rien. Je repense aussi à ces hommes que je vois dans la rue qui regarde de façon accrocheuse et limite ridicule la déesse qui passe auprès d’eux.
Ainsi donc j’atomise toutes envies, toutes émotions. Un point c’est tout ! Et le pire c’est que ça marche. Je me surprends parfois à être insensible, comme anesthésié de tous désirs…
Un jeune collègue qui se croit beau gosse a déjà échangé quelques mots avec cette « nymphe de la bienvenue ». Et elle lui a déjà confié qu’elle dansait sur des rythmes brésiliens dans un piano bar du centre ville. Cela m’étonne mais bon sang comment a-t-il fait. ? Aussi incroyable que cela puisse paraitre je ne sais absolument pas comment on peut arriver à se parler quand on ne se connait pas et qu’on ne partage aucune activité commune. Je me limite à dire bonjour et au bout d’un certain temps quand je vois que s’en est ridicule de se dire de telle banalité alors qu’on ne se connait même pas, je finis par faire mine de passer sans voir personne.
Pour faire écho à mon billet précédent je suis effectivement un ours « mal léché », pas très sociable quoi ! Enfin surtout quand on ne me connait pas. Passé ce cap, je suis quand même différent.

samedi 3 septembre 2011

Coiffeur

Je ne suis peut être pas très sociable mais les ambiances salon de coiffure je n'aime pas vraiment. Je n'aime pas ces salons où la radio diffuse du NRJ/Fun Radio à longueur de journée, où les hommes se font coiffer par des femmes plutôt jeunes qui cherchent à être polies en engageant la discussion par des questions du genre " Alors les vacances sont finies ? ".

Ces ambiances jeunes décontractées, que l'on retrouvent aussi dans certains magasins de fringues, ne me plaisent pas parce que je n'y suis pas à mon aise. Parce que certainement je ne suis pas dans le même état d'esprit.

Oui je sais, j'ai l'air d'un vieux con, grognon en disant ça. Je le suis sans doute un peu.

Je n'aime pas ça aussi parce que je ne sais pas quoi leur dire à ces jeunes femmes et comme je ne dis rien, le silence qui s'installe m'angoisse. Je ne suis pas doué pour parler avec des gens que je ne connais pas.

Ainsi depuis quelques années j'ai changé de coiffeur et j'ai souhaité que ce soit un homme qui me coupe les cheveux. Habitant dans un petit village, j'ai trouvé un petit salon de coiffure pour monsieur tenu uniquement par un coiffeur à son compte. La cinquantaine, ce n'est pas un débutant.

Déjà le grand avantage c'est le prix: seulement 8,50 euros pour la coupe. Ensuite, la radio en fond sonore est callée sur FIP. L'ambiance y est calme et non agitée. De bons magazines à disposition ainsi que le journal Ouest-France du jour. Et enfin chose importante, cet homme est un peu comme moi. Il ne cherche pas forcément à parler et ça ne pose aucun problème, n'y à lui, n'y à moi.

Et bien sûr pas de carte de fidélité stupide ! J'ai l'impression que c'est très féminin ce genre de chose et ça me fait chier (désolé ! Un peu énervé en ce moment) de sortir ces petits cartons dans le but de gagner des petits avantages… D'autant plus que si un commerçant souhaitait réellement faire plaisir, ce n'est pas très compliqué avec l'informatique de se rendre compte de la fidélité de certaines personnes et ces petits attentions qui peuvent certes faire plaisir, ce n'est pas le client qui devrait les demander mais directement le commerçant qui devrait les offrir en regardant discrètement son écran pour savoir si c'est un fidèle de sa boutique ou pas.



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