dimanche 30 janvier 2011

Lettre à K

Dimanche 14 novembre 2010
Salut K,

Tu as raison K. Je ne suis pas seul et quand je ne vais pas bien je peux compter sur Rêveuse et sur mon fils. Mais nous sommes des êtres complexes qui avons besoin d’une multitude de choses différentes pour se sentir « équilibré ». Je ne suis pas seulement un père ou un homme de famille. Je suis aussi d’autres personnages…

Et non je n’ai pas reçu de réponse à ma lettre que j’avais envoyée à ce jeune couple. Depuis début août j’ai envoyé une dizaine de lettres à des couples différents et aucun ne m’a répondu. Personne n’a même fait l’effort de me répondre par la négative. C’est décevant. Je ne sais pas quoi en penser. Je crois (sans en être sûr) que les couples sont excessivement sollicités par énormément d’hommes seuls. Sur une annonce d’un couple qui était inscrit sur le site depuis moins de 1 mois, j’ai pu lire qu’ils s’excusaient car sous le nombre élevé de sollicitations, ils ne pouvaient répondre à tout le monde…

Pour revenir à ce jeune couple dons l’homme et la femme avait 25 ans tous les deux, je ne comprends pas bien ce qui s’est passé. D’après leur fiche, ils étaient inscris sur ce site depuis l’année 2008. Le texte de leur annonce laissait entrevoir une belle maturité et témoignait de leur envie de faire des rencontres basées sur un échange intelligent plutôt que sur uniquement des relations sexuelles sans lendemain. Tout laissait à croire que ce couple était mature et ouvert au dialogue. Je n’ai reçu aucune réponse de leur part. Certes peut être que je ne les intéressais pas mais la chose qui m’a surprise c’est qu’ils ont supprimé leur inscription sur ce site juste après avoir lu ma lettre. Après 2 ans pourquoi ont-ils décidé d’arrêter ? Y’a-t-il quelque chose dans mon message qui ait fini par les lasser ?

Voici le message que je leur avais envoyé :

Bonjour,

J’apprécie le texte de votre annonce qui semble correspondre à mes attentes.
Je ne suis pas forcément ici pour échanger du sexe à tout prix. Je souhaite avant tout créer un lien amical avec l'envie d'échanger un peu d'intimité. Et puis après, on verra si nos corps s’attirent mutuellement.
Ce n'est pas forcément facile de parler de soit à quelqu'un que l'on ne connait pas. Comment vous donner l’envie de me rencontrer ? Qu’aimeriez-vous savoir ?
Ma femme est au courant que je vais sur ce site (ou d’autres). Elle n’a pas les mêmes envies que moi et c’est pour cette raison qu’elle ne figure pas sur ma fiche. Elle ne souhaite pas faire de rencontres, moi si. Ce sujet n’est pas une tension dans notre couple et je ne lui cache rien.
 Je suis quelqu’un de franc et j’aime me montrer aux autres tel que je suis et paradoxalement je suis plutôt timide.
Je ne suis pas quelqu'un de très compliqué. Je recherche l'excitation de la rencontre, comme lors d'un premier rendez-vous. Je suis plutôt quelqu'un de sensible mais sans l'être trop non plus.
Sensible … Timide … Franc… Pfff !! Tout ça, ceux sont des étiquettes qui enferment plus qu’elles ne définissent. Comme tout le monde, je suis quelqu’un de complexe et simple à la fois
J'espère recevoir une réponse de votre part. Mon adresse Email est : …@gmail.com

A votre tour de me parler un peu de vous
Bises,


K, une petite correction en passant. Dans ton dernier mail tu as écrit : « Et un gros bisous sur ta culot (cheek). ». Ta phrase n’a aucun sens bien que je comprends très bien ce que tu voulais dire :) La correspondance de « cheek » en anglais est « joue »  en français. La phrase correcte est donc « Et un gros bisou sur ta joue » :)
Merci K pour ton affection. Moi aussi je te fais un gros bisou sur ta joue en te serrant dans mes bras. Je t’envoie cette affection virtuelle parce que je suis un peu ton ami même si on ne se voit pas. Mais comme je te l’ai toujours dit et comme tu l’as toujours dis aussi, je ne peux pas être plus qu’un ami. Cette affection que j’ai pour toi, peut te rendre heureuse et doit surtout t’aider à prendre confiance en toi et t’aider à trouver l’homme qui partagera ta vie.

Avoir confiance en soi. Oui je crois que toi et moi, pour des raisons différentes, on manque de confiance en nous même. On cherche à se sentir plus fort, on cherche à exister aussi… C’est déjà positif de prendre conscience de cette faiblesse. Ca permet de mieux avancer  dans la vie quand on sait ce qui ne va pas. Après on essaye de corriger ça comme on peut.


J’ai moi aussi commencé un blog. Sur ce blog je veux parler de sexualité : mes envies, mes doutes. J’ai commencé à y mettre des extraits de lettres que je t’ai écrites, des extraits de mon journal, des poèmes, des photos de moi ou je m’exhibe nu ou presque. Rêveuse est inscrite à la newsletter de mon blog parce que je souhaite que ce soit fait en toute franchise. Je ne veux pas me cacher. Enfin je me suis quand même fixer la règle de ne jamais montrer mon visage sur les photos et de modifier les noms quand je parle de quelqu’un.

Gros bisous K.
Prend soin de toi,
Rêveur


samedi 29 janvier 2011

Réveil

Cette semaine de nouveau un déplacement et une nuit à l'hôtel.
Au réveil j'ai pris ces photos.





samedi 22 janvier 2011

Lettre à F.

Jeudi 1 octobre 2009
Salut F,

Jeudi & Vendredi.

Quel est le sérieux des relations virtuelles? Je ne peux pas répondre pour tout le monde. Je peux essayer d'y répondre pour moi-même. J'ai connu plusieurs relations virtuelles. Des relations qui ont duré plusieurs mois mais qui n'ont jamais traversé l'écran.

J'ai fais mon service militaire dans la marine. J'étais ce qu'on appelle un "planqué" : pendant 1 ans en tant que scientifique du contingent, j'étais assistant de professeur en informatique pour les futurs officiers de la marine. Je portais l'uniforme avec la casquette blanche, le pantalon bleu marine et la cravate noire. Fringué comme un gradé mais sans les grades. Grade ou pas, on nous respectait. Je dis on car on était plusieurs en tant qu'assistant de professeurs. On avait chacun un bureau, sur le miens il y avait un ordinateur. On mangeait au carré des officiers et tu me croiras si tu voudras mais on avait des couverts en argent, on se faisait servir, on nous apportait du vin … Le cadre était plutôt "select" : rideaux de velours, canapés en cuir, billard, salle de télévision, coin de lecture avec les journaux du jour, bar avec comptoir en zinc. Chaque début de mois, on nous donnait même quelques euros uniquement réservé pour payer nos consommations au bar. A de rares occasions, quand l'amiral était là, on buvait même le champagne.

Comme toi, j'aime bien parlé de moi et je m'éloigne du sujet initial…

Durant mon service militaire donc, j'avais mon bureau et un accès à internet et pendant mes heures de temps libre, relativement nombreuses, je flirtais sur le net à travers quelques relations virtuelles. Les 2 relations majeures de cette période, était Joëlle une canadienne, la cinquantaine et Ada, une californienne d'origine asiatique, la trentaine.

Joëlle était réellement en plein désordre amoureux. Elle était mariée avec un homme jaloux et violent. Elle vivait quelques relations extra conjugales. Un de ses voisins notamment. Et puis il y avait aussi moi, de façon virtuelle. Dans ses mails, je comptais pour elle. J'étais son soleil, dans sa vie un peu chaotique il faut bien le reconnaitre. Elle avait une grande tendance à la dépression et avait déjà pratiqué des tentatives de suicide. Je faisais abstraction de son coté noir. On se racontait par mail et on "jouait" aussi certains soirs (jours pour elle) avec des conversations "en direct" par "Chat". En clair, on tapait parfois avec une seule main sur le clavier. Un peu risqué pour moi de faire ça dans les bâtiments de l'école militaire…
Cependant, à force de correspondre avec elle, je me rendais compte que son caractère n'était pas ce que je recherchais. Quand il y avait quelques désaccord entre nous, elle tentait de faire pression sur moi en me faisant croire qu'elle pouvait mettre fin à ses jours. J'ai fini par arrêter cette relation après avoir mis les choses au clair. Du jour au lendemain on a arrêté de correspondre.

Avec Ada, c'était beaucoup plus soft, beaucoup plus tendre, beaucoup plus sentimentale. De longues lettres, quelques évocations intimes mais avec retenu. Elle travaillait à San-Francisco dans une société de télécommunication. Elle voulait reprendre ses études (ce qu'elle fit 1 an après: des études de commerce international à Bologne en Italie). J'avais une grande tendresse pour elle. Le soir dans mon petit lit militaire d'une chambré de 3, je pensais à elle, je m'imaginais être contre elle à s'échanger des câlins. Je pensais à elle très souvent à tout moment de la journée d'ailleurs. Elle m'avait envoyé par la poste une casette audio avec sa voix. Elle parlait bien français. On a continué à s'écrire après mon service militaire, quand j'ai commencé à travailler sur Paris. On s'apprêtait à se voir physiquement. Et puis elle est venue sur Paris. On devait se donner rendez-vous. Elle m'a laissé un message sur mon répondeur. Un message un peu long et vers la fin de ce message quand elle devait me donner ses coordonnées pour qu'on se retrouve le message a coupé étrangement. Quand plus tard on s'est reparlé par mail, elle m'a dit que c'était surement mon répondeur qui était plein. Selon moi, il restait de la place. A partir de ce moment là on a pris de la distance et on a arrêté cette relation.

Je te parle de ça pour te dire que ces relations virtuelles je les ai vécu pleinement sur le moment présent et puis quand du jour au lendemain, elles se sont arrêtées je n'en ai absolument pas souffert. C'est à peine si elles ont affectées ma vie "réelle". Suis-je un "sans-cœur" ? Peut être un peu…
Je crois aussi que quand j'écris à quelqu'un j'écris avant tout pour moi. C'est une sorte de rendez-vous avec moi-même. Un moment de réflexion, un moment de séduction il est vrai parfois mais qui ne ressemble pas à celui que l'on peut vivre en face à face. Alors avec cette petite connaissance de moi-même dans ce genre de relation, je reste prudent et j'essaye de ne pas succomber à des désirs reposant que sur mon imagination.

Alors voila j'ai commencé aussi une relation virtuelle avec toi. Il est vrai que tes photos m'ont séduit. C'est moi qui suis venu vers toi en premier en te laissant un commentaire sur ton album. Personne ne m'a obligé à le faire. Je l'ai fait parce que j'ai ressenti une envie de le faire. Plein de détails m'on titillé : ton image, ton visage, tes cheveux, ton âge, ton style, ton coté bourgeois, le coté artiste aussi. J'ai enregistré tes photos sur mon ordinateur. J'aime beaucoup la photo ou tu es assise avec des couleurs "sépia". J'aime aussi la photo ou tu es dans ta cuisine en toute simplicité. Tu y es naturelle et rassurante. Ton coté "maternel" s'y affiche en toute simplicité.

Tes photos génèrent en moi des envies… Même si toi tu ne te trouves pas désirable, tu l'es quand même. Tu es jolie F. Je ne connais pas ton corps et j'essaye parfois de le deviner. Mais je ne veux pas y attacher de l'importance. Tant que tu seras toujours de ton coté de l'écran je ne veux pas imaginer ce que pourrait être notre rencontre. Et puis, bien que je veuille parler de tout avec toi, je ne suis pas prêt à avoir une relation intime avec toi ou avec quelqu'un d'autre d'ailleurs. Le serais-je un jour? Il y a toujours cette morale qui est ancrée dans nos têtes… Pour l'instant tu es comme une sorte de journal intime "vivant" et j'essaye aussi de l'être pour toi, si je suis à la hauteur.

A la sortie de mon cours de yoga, mercredi soir, j'étais détendu, relaxé et dans ma voiture pour rentrer chez moi, j'ai repensé à ta phrase: "Je t'embrasse de tout mon cœur.". Je m'imaginais me laissant envahir par cette tendresse et l'accueillir pleinement. Mais maintenant cette détente est loin de moi, mes barrières sont de nouveau dressées. Ma raison surveille, contrôle… Je ne veux pas me laissé aller. Cette tendresse pour toi est dans mon cœur mais elle est virtuelle et n'a pas beaucoup de valeur. Je préfère, pas l'ignorer mais la contrôler.

Cette prudence est aussi là pour ne pas chambouler ma vie, ne pas faire n'importe quoi. Te voir comme une amie me rassure. Une amie à qui je dis tout.

Je vois déjà qu'on se ressemble pour certaines choses. On aime parler de nous, se raconter. Sans doute même est-ce un besoin. On a tout les deux ce coté naturel, ce coté enfant aussi.

Samedi.

Ce que j'ai écrit plus haut est peut être un peu dur. Je devrais être content que tu ais envie de m'écrire.
J'ai passé une semaine un peu chiante… Le boulot… Pas de motivation et pourtant le travail m'attend.
Alors il faut se forcer. Le travail quoi.

Excuse moi si mes mots de la veille laisse sous entendre que je refuse ta tendresse. Je la veux ta tendresse. Mais je veux une tendresse réfléchie, une tendresse "droit dans les yeux", sans faux semblant et en toute transparence.

Bisou.

J'ai parlé avec Rêveuse hier soir, sur le canapé, devant 2 whiskys coca bien tassés. J'ai parlé de toi. Encore. Je raconte certaine chose que tu me dis mais je ne lui fait pas lire ta lettre. Ta lettre m'est réservée. Elle ne regarde que moi. Je lui ai parlé de ce que je ressentais, en gros ce que j'ai écris plus haut. Elle trouve que je suis un peu dur. Elle a raison. Cependant je ne veux pas te cacher ce que j'ai ressenti même si c'est un peu faussé par mon mal être de ma semaine de travail. Transparence … Je veux que tu saches mes hauts et mes bas.

Bon c'est le début du weekend et je me sens revivre. Le soleil n'est pas au rendez-vous mais ma bonne humeur refait surface.

J'apprécie toujours le ton de tes lettres. J'apprécie surtout ta facilité à me parler de ton intimité.
Il y a cependant un callot dans cette fluidité. Un épisode douloureux que tu laisses entrevoir. A ton rythme… pour m'en parler su tu le souhaites.

Non, je ne suis pas déçu par ta lettre. Tu te dévoiles… Je savoure ta façon de le faire avec intelligence et légèreté.

Ton chez toi à l'air d'être vraiment sympa. Une petite terrasse au dessus de la cuisine … Le sauna aussi est tentant…

Ostéopathie pelvienne… Tout un programme! C'est sûr que ça doit être intimidant. Se laisser aller devant quelqu'un qui n'est pas là pour partager un câlin… J'imagine que pour se laisser pénétrer, ca ne se fait pas en une seule séance.

Allez, j'ai envie de te dire quelques détails croustillants. Ca m'arrive parfois de jouer avec mes "fesses". Toujours en solitaire, je n'ai jamais partagé ce plaisir. Rêveuse est au courant mais visiblement elle ne semble pas tentée pour le moment de partager cela avec moi. La première fois que j'ai joué de ce coté, je devais bien avoir 16/17 ans. J'insérais 4 ou 5 boulets entre mes fesses avec une certaine excitation et aussi appréhension car je me demandais si j'allais réussir à les refaire sortir… Je me rappelle avoir aussi essayé avec des … … … glaçons!!!

Ces petits jeux me demandent beaucoup de temps et d'intimité. Je ne peux le faire que si je suis vraiment seul. La dernière fois que j'ai repris mes "explorations" c'était début août quand Rêveuse était partie une semaine en Belgique chez sa tante avec notre fils. J'avais repris le boulot et quasiment tous les soirs après le travail, je recherchais mon plaisir de ce coté là. Ca pouvait durer des heures : de bonnes sensations mais pas encore d'extase.

Cette semaine, j'ai regardé une nouvelle série à la télé. La série qu'on a regardé c'est "Mistresses". C'est une série qui est passée sur Arte courant Aout/septembre dernier. C'est une sorte de "Desperate Housewife" anglais un peu plus osé: 4 femmes dans la trentaine racontent leurs désordres amoureux. C'est gentillet car ça taquine certaines idées sur les couples "conforment à la norme" mais la morale est toujours sous-jacente. La liberté amoureuse fait toujours désordre. Ca reste un phantasme.

J'espère que tout va bien de ton coté. Que ton amoureux a su bien t'accueillir jeudi soir…

F, je te fais un gros bisou.
Prend soin de toi,
Rêveur


jeudi 20 janvier 2011

Mi-homme/mi-enfant


Je suis bien un homme mais mon physique garde encore les traces de sa jeunesse. J'ai parfois l'impression d'être un homme/enfant.


dimanche 16 janvier 2011

Gold shoes



Je suis tombé sur cette photo représentant un assemblage de l'artiste japonaise Yayoi KUSAMA: Des chaussures à talon de femme traversées par des formes phalliques. Toujours cette référence au raffinement féminin souillé par la grossièreté masculine.


Parfois on se demande si l'homme peut exister en dehors du vulgaire?


samedi 15 janvier 2011

Le morose rose


Hier, la délicieuse A. est partie avec la fraicheur de son bel age. Un au revoir sans un regard. Une jolie rose qui va refaire sa vie ailleurs...


Difficile épreuve que celle de la tentation,
Esprit torturé sans cesse par des visions,
Qui procure chez moi insatisfaction.
Ma tête travaillant la décharge de mon poison.

Tout commence dans la douceur,
Pour sombrer très vite dans l'horreur.
Imagination sans limite, sans coeur,
Bave en douceur sur la fleur.

Désir refoulés par pureté:
Neurones privés d'oxygène.
L'homme ayant une fierté,
Vivra dans la gène.

Erection du malheur,
Dégoulinant sur les dessous de la rose.
Dans ma tête tes fortes odeurs,
Tout est irréel: il faut rire de cette dose.

Rêveur, février 1991 


samedi 8 janvier 2011

Lettre à K

Lundi 1 novembre 2010
Salut K,


En ce moment, je n’ai très souvent qu’une seule chose dans la tête : toujours cette envie de faire l’amour avec un autre couple. C’est un peu comme une idée fixe. Rien d’autre ne m’intéresse vraiment. La semaine dernière sur le site dont je t’ai parlé, j’ai vu la fiche d’un couple qui cherche à faire l’amour avec d’autres personnes. Leur fiche m’a plu parce que les mots semblaient témoigner une certaine sensibilité et une dose de maturité. J’ai répondu à cette annonce et j’espère que j’aurai un retour. Ce couple n’est pourtant pas très vieux : ils ont tous les deux 25 ans. 25 ans c’est plutôt jeune mais la maturité n’a pas d’âge.

Dans mes relations j’ai souvent cherché à ce que l’autre soit plus âgé que moi. Pourquoi ? Peut être parce que mon schéma mentale cherche à reproduire ce que j’ai toujours vécu dans ma jeunesse : être le plus jeune de la famille, le plus petit de la classe, celui que l’on entoure, celui que l’on chéri. Oui mais maintenant je suis grand, j’approche les 40 ans et j’ai l’impression de ne pas savoir casser cette logique. Et maintenant au travail, je ne suis plus le plus jeune, je suis même le plus vieux sur le projet sur lequel je travaille.

Tu sais je n’ai pas forcément une belle image de moi en ce moment. J’ai tendance à me voir négativement. C’est toujours pour les mêmes raisons : je n’arrive pas évoluer dans mon travail, j’ai l’impression de rester un éternel adolescent, je ne sais pas quoi faire de ma vie. Je cherche à faire évoluer cette situation mais je ne sais pas vraiment comment m’y prendre. Naïvement, j’ai l’impression que faire l’amour avec d’autres personnes peut m’aider… Je sais bien que ce raisonnement  n’est pas très rationnel, pas très logique. Pourtant j’ai l’impression d’aller de l’avant en faisant ça. En tout cas c’est quelque chose qui me tiens à cœur et j’ai très souvent cette pensée dans la tête.

C’est tout pour aujourd’hui.
Je t’embrasse et prend soin de toi,
Rêveur


jeudi 6 janvier 2011

lundi 3 janvier 2011

Mes voeux pour 2011



De retour chez soi après une semaine de vacances. Je retrouve mon intimité et je profite d'un dernier jour de congé pour faire cette petite série.

Je saisi aussi l'occasion pour souhaiter tous mes voeux de bonheur à ceux qui liront ce message.  

Que cette nouvelle année soit remplie de tendresse et d'échange.


dimanche 2 janvier 2011

Lettre à F

dimanche 26 septembre 2009
Bonjour F,

Ta lettre est belle. Je me mes à ta place quand cette semaine, tu as perdu le texte de ton premier mail… Si ma lettre venait à se perdre avant de l’envoyer je serais moi aussi énervé, contrarié, grincheux. C’est très frustrant ce genre de chose. Réécrire oui mais le résultat ne sera pas forcément le même.
Toi tu m’as réécris cette lettre le jour même et elle est restée agréable et belle. Tu sembles très douée pour l’écriture F. Le rythme y est léger. On dirait que les mots sortent de toi sans grande difficulté. J’aime. Pour moi ce n’est pas toujours aussi fluide. Je bataille par moment.

Depuis 2 semaines je me suis inscrit à un cours de Yoga. Ce que j’apprécie dans cette activité c’est qu’elle m’apporte un certain bien être.
Le prof est une femme d’origine macédonienne parlant bien français mais avec un accent très prononcé. Il est clair qu’elle est très douée pour les exercices qu’elle nous fait faire. Lors du premier cours elle ne m’a pas vraiment séduite. Il est vrai qu’elle ne se m’est pas en valeur. Son visage est souriant mais plutôt terne et peut être même fatigué (soucis ?). Mon ressenti est peut être aussi accentué par l’éclairage de la salle : lumière tamisée.
Pour continuer sa description, des cheveux longs un peu en bataille, un pull ample et un bas de jogging dissimulant les formes de son corps. Malgré cela son charme émerge quand même à travers sa souplesse dans les postures, sa connaissance aussi. Son âge ? Je ne suis pas doué pour ce genre d’exercice… Je dirais quand même la cinquantaine passé.

Son corps n’est pas mis en valeur… Pourtant certaines positions laissent deviner qu’elle a des arguments d’un point de vue « physique ». Un corps ferme, des fesses joufflues et musclées…

Lors du cours de mercredi dernier, elle est venue m’aider à plusieurs reprises pour corriger certaines de mes positions. J’ai apprécié sa délicatesse et la grande précision pour trouver l’endroit exact à corriger : décaler une épaule, pivoter les hanches, redresser la colonne… Avec un léger effleurement de sa main chaude ou de ses doigts, elle trouve l’endroit exact qui n’est pas à sa place. Mine de rien c’est parfois assez intimiste le yoga… Imagine… je me retrouve allongé sur le dos, puis elle nous demande sur une inspiration de lever les fesses et les jambes, tendues, au dessus de la tête, mon sweet-shirt qui glisse, mon ventre qui s’expose et la prof qui s’approche en toute discrétion, s’accroupit en douceur et effleure avec ses mains mes jambes, mon dos…

Ce que j’apprécie chez les femmes peut être très variable. Parfois ça tient à un détail. Je ne suis pas forcément attiré par un corps parfais. Les défauts peuvent aussi être attirant surtout quand ils sont assumés.

Rêveuse est loin d’avoir les mensurations parfaites. C’est une femme bien en chair avec une poitrine généreuse. Elle a des kilos en trop au niveau du ventre, des hanches. Ca ne me gène pas pour autant. Son corps reste harmonieux. Ses fesses son agréable. Curieusement, ces kilos je les vois sans les voir. Ils ne me gênent pas, excepté pour certaines positions qui sont difficiles à réaliser quand on fait l’amour. « Faire l’amour »… Ca fait un peu fleur bleue alors qu’avec Rêveuse ce n’est pas comme ça que l’on se retrouve. Pour nous, ou éventuellement plus pour moi mais elle est consentante, quand le désir est là, on baise. Désolé pour les oreilles prudes mais ça colle plus avec la réalité. Bien sûr qu’il y a les câlins, biens sûr qu’on est tendre à certain moment… Cela dit le sexe entre nous s’exprime souvent d’une manière plus sauvage. Je lèche, je mords, je masse, je malaxe, coup de boutoirs et claques sur les fesses…

Je suis donc attiré par beaucoup de choses. Parfois même certains hommes m’attirent. Durant mon adolescence, j’ai eu le courage d’admettre que je pouvais avoir une attirance pour le même sexe. Cela dit, beaucoup d’hommes me répugnent aussi… Je n’ai jamais franchi le cap à part quelques jeux de séductions, quelques bisous avec des copains d’enfance ou des connaissances plus récentes. Ca m’émoustille des fois.

Visiblement, je suis d’humeur assez "joviale" aujourd’hui…

Bon je vais me calmer un peu.

J'espère que tu n'as pas trop attendu ma lettre. Ca m'arrivera de t'écrire le dimanche. Même si je ne t'écris pas, je pense quand même régulièrement à ce que je veux te dire. Hier samedi, il faisait trop beau et j'ai encore profité du soleil dans le jardin. Je fainéante beaucoup sous les rayons. J'aime que ma peau prenne quelques couleurs malgré que je sois loin d'avoir le teint mat. En hiver, j'aime moins me voir tout pâlot. De plus mon fils fait de la musique le samedi après midi et … rêveuse et moi on peut se retrouver en amoureux…

Je t'embrasse, prend soin de toi et soit heureuse,
Rêveur