jeudi 24 février 2011

"La nouvelle interprétation des rêves"

Je viens d'écouter en podcast l'émission "la tête au carré" de France Inter diffusée en début de cette semaine. L'invité était Tobie Nathan, un ethnopsychiatre reconnu. Voici ce que j’ai retenu :

  • Quand on rêve, le corps physique tombe dans un sommeil très profond. Pendant cette phase, seules trois parties restent pleinement éveillées : l’esprit, le sexe (pour un homme, le sexe est toujours en érection lors d’un rêve) et les yeux qui s’agitent dans leur orbite.

  • Les rêves sont toujours tournés vers l’avenir et non vers le passé. Ceux sont des brouillons de l’avenir établis avec notre passé comme si notre esprit nous préparait à ce que l’on va vivre demain en construisant des scénarios possibles en phase avec nous même.

  • Les cauchemars ou les rêves à répétition doivent vraiment être pris au sérieux car ceux sont toujours des alertes de dangers, de risques que nous n’avons pas suffisamment pris en compte. En somme ceux sont comme des messages vitaux.  

Ci dessous, les liens de l'émission:


dimanche 20 février 2011

Lettre à F - Silence...

Mardi 20 octobre 2009

F,

Après avoir envoyé mon dernier Email, j'avais des appréhensions sur la suite de notre correspondance. Plus les jours passaient, plus ça se confirmait. Ca fait plusieurs jours que je me freine à t'envoyer ces mots…

J'ai quelques idées sur ce qui motive ton silence, ton refus de continuer… mais aucune certitude…

Il est vrai que je n'ai pas cherché à te montrer que les bons cotés de ma personne. J'ai essayé d'être le plus honnête possible… Avec moi-même et avec toi. Du coup, tu me considère peut être comme quelqu'un de "douteux"…

Je manque peut être aussi de compassion. Tu es surement déçue de moi et tu me vois maintenant comme un con : "on répond aux cons par le silence, ça les instruit" comme on dit… Est ce moi qui n'en vaux pas la peine ou toi qui te trompe? Je ne sais pas répondre et j'oscille…

J'ai été content de partager ces lettres avec toi. Elles ont comptées. Ce mail n'est pas une supplication mais une clarification. Si tu ne souhaites plus m'écrire je respecte ta volonté. Sois assurée que je ne chercherai pas à t'embêter. Je te laisse tranquille. Je veux juste que tu saches que je ne suis pas fâché, je ne t'en veux pas et je ne t'ennuierai pas. Je préfère te le dire pour tu sois sereine étant donné qu'on a échangé beaucoup d'intimité.
Ma porte ne t'est pas fermée mais je n'irai pas toquer à la tienne, pas par haine (je n'en ai pas), pas par fierté (en ai-je?) mais seulement par respect de ton choix.

Je vais continuer à être moi de mon coté. Je te souhaite la même chose et que ta vie continue d'être belle.
En tout cas, soit heureuse.

Rêveur


samedi 19 février 2011

Mains

Longtemps, par timidité, je serrais la main de mes collègues féminines.
Mes mains ne sont pas robustes mais leur étreinte est naturellement forte.
A présent c'est différent et le matin quand j'arrive je fais la bise.
Certe j'apprécie mais se donner la main était également agréable.
Comme beaucoup de monde j'aime toucher les choses.

dimanche 13 février 2011

Lettre à K

Dimanche 12 décembre 2010
Bonjour K,

Désolé K de n’avoir pas pris le temps de te donner de mes nouvelles. J’avais pourtant du temps cette semaine mais je n’avais pas l’envie. Je crois que le mauvais temps y est pour quelque chose. Quand le soleil est moins présent j’ai tendance à déprimer.

… Ah oui, ceci me fait penser à une autre expression dans ta lettre : quand tu dis « dearie », ça a quel sens ? Quand je regarde dans mon dictionnaire, voici la traduction en français : « mon petit chéri ». Je ne sais pas si c’est le sens que tu veux donner mais moi quand je dis mon petit chéri c’est pour un petit enfant autour de 5-6 ans par exemple.

Passe une bonne semaine,
Rêveur




Dimanche 19 décembre 2010
Salut K,

C’est dimanche et je n’ai toujours pas reçu ton colis. :( Il ne devrait plus tarder maintenant. Je te préviendrai quand il sera arrivé.

Mon anniversaire s’est bien passé…

Ok, je comprends un peu mieux ce que tu veux dire par « dearie ». Merci pour tes explications et je te fais un gros bisou tout doux parce que ca me fait plaisir. ^^

C’est normal que tu te sentes proche de moi. A travers nos lettres on s’offre l’un à l’autre notre intimité, notre sensibilité et forcément il y a de l’émotion qui passe. J’ai une certaine affection pour toi et tu sais aussi que je ne souhaite pas qu’elle soit exclusive. J’aimerai sincèrement que tu sois heureuse dans les bras d’un homme, là bas, en Australie, dans ta vie de tous les jours. Moi je suis une sorte d’ami, un confident.

Se parler en direct sera forcément différent. Nos caractères s’affronteront de plein fouet et sans filtre.

Bon je te laisse K. Prend soin de toi et n’oublie pas d’être belle et d’ouvrir ton cœur à la vie. D’autant plus que chez toi il doit faire beau en ce moment. La chance !

Bisous,
Rêveur


samedi 12 février 2011

Yoga

J'aime bien cette posture de Yoga appelée Halasana (ou la posture de la charue). Elle m'étire bien la colonne vertébrale et par la suite je me sens détendu.


jeudi 10 février 2011

dimanche 6 février 2011

Lettre à F

Mardi 12 octobre 2009, le soir dans le salon/salle à manger/cuisine,

Belle F,

Envie de réagir à ton dernier mail, au plus vite…

Rêveuse est partie au cinéma: un cycle films asiatiques en ce moment… Ce qu'il y a de bien ici c'est qu'on a notre petit cinéma et la programmation est souvent intéressante. De plus c'est à 10 minutes à pieds de notre maison… Rêveuse ne conduit pas. Elle n'a pas le permis. Echoué plusieurs fois : elle a des crises d'angoisses quand elle conduit.

Mon fils est en haut dans sa chambre. Il lit avant de s'endormir. Dans le salon, il regarde la télé (DVD) plutôt le matin, quasiment jamais le soir même s'il n'a pas école le lendemain. La télé le soir c'est pour nous.

Enfin moi, qui suis seul. J'aime les moments de solitude. Je suis en générale une bonne compagnie pour moi-même. Seul avec moi donc et une envie de t'écrire.

Pas trop le moral dans ta dernière lettre… Et puis tu as aussi "lâché le morceau". Le secret que tu laissais entrevoir et qui mettait une distance entre nous.
Tu ne me choques pas du tout à te dévoiler comme tu le fais. J'adore que tu me dises tout, que tu te mettes toutes nues devant moi par écrit. Tu es belle toute nue et tu n'as pas à avoir honte. Cette relation par écrit n'a de sens que si toi et moi, on se raconte tel que l'on est. En tout cas c'est mon avis. Je veux pouvoir tout te dire. Après tu as le droit de réagir, de m'accepter ou pas. Si tu m'acceptes tel que je suis-je serais heureux sinon déception surement mais je serai quand même content de m'avoir exprimé.

 J'essaye d'imaginer ce que tu as vécu dans ce train. J'essaye de t'imaginer quand tu avais 18 ans et la proie que tu étais pour ces 4 jeunes. Tu étais surement belle, tendre, désirable et ces 4 nigauds n'ont pas réussi à contrôler leur monstre…

Je crois que l'on a tous notre monstre en nous. En tout cas mois je l'ai. Je pense que je comprends leur violence envers toi. Comprendre ne veut pas dire excuser, tolérer ou accepter. Je condamne cette violence mais je la comprends.  Je pense que cette violence se nourrit d'une certaine difficulté à être… frustré par la vie, par les autres…

Cette violence est aussi en moi. Je ne la cultive pas mais je lui laisse un peu de liberté des fois. Ma part d'ombre s'exprime à travers des mots couchés (ou plutôt crachés) sur le papier… plus pendant l'adolescence que maintenant. Des histoires de soumissions, obscènes, vicieuses, crades…
Elle s'exprime aussi par des actes. Ces actes n'ont jamais été dirigés vers d'autres mais vers moi. J'ai pu certaines fois, imaginer une violence vers quelqu'un  mais je l'ai toujours exprimée sur moi. Je me suis violé moi-même si on peut dire mais c'est sûrement sans aucune comparaison avec ce que tu as pu ressentir. Cette violence que j'avais contre moi était toujours plus ou moins sous contrôle… En gros, il m'est arrivé de me forcer à avaler mon sperme, mon urine et même une fois à gouter à quelque chose de pire… Je ressentais le besoin de le faire même si ça me dégoutait au début. Ca me dégoute beaucoup moins maintenant mais très franchement ce n'est pas une pratique que j'ai de façon régulière. Ca reste rare.

J'espère que je ne te fais pas peur en te disant tout ça. Si ça peut te rassurer je me sens normale. Je ne suis pas un mauvais garçon. Ma sexualité n'est pas perverse. Je ne la vois pas comme ça. Ma sexualité se veut sans tabou, oui.  Si ça peut aussi te rassurer, j'ai toujours autant de mal à avaler mon propre sperme. En aucun cas je ne veux imposer une pratique quelconque à quelqu'un.

Je reviens sur les monstres qui sommeillent en nous … Certaine personnes semblent coupées de cette part d'ombre. Les femmes, peut être davantage…
Quand j'étais adolescent, encore chez mes parents, je n'aimais pas entendre ma mère réagir face à des faits divers à la télévision. Son incompréhension, son étonnement m'agaçait.

Je me pose cette question: comment as tu vécu et comment vis tu encore cette mauvaise aventure. C'est sûrement traumatisant d'être à la merci d'un groupe. Quelles sont tes séquelles mis à part des difficultés à faire l'amour d'une façon "normal"? As-tu tendance à t'inférioriser, à te dévaloriser par le fait que tu n'as pas pu te faire respecter? Te sens-tu "minable" à cause de ça?

Une autre question peut être super naïve… pourquoi as-tu encore aujourd'hui du mal à confier ce viol? En as-tu encore honte? Honte de cette grande faiblesse face à ces hommes? C'est facile pour moi de dire ça car je n'ai pas ton traumatisme mais tu ne dois pas en avoir honte, cette honte marquée au fer rouge en toi doit s'apaiser maintenant. Tu dois te libérer de ce poids et continuer à en parler, peut être encore plus que ce que tu as fais jusqu'à présent. Ces idées négatives doivent s'exprimer, sortir. Tu les exprimes dans ta peinture ?

Je m'arrête là pour ce soir.

Je t'embrasse tendrement,
Rêveur


jeudi 3 février 2011

Les discussions du footing

Ce midi petit footing détente avec un collègue. 
Discussion autour des relations extra-conjugales.
Ce n'est pas pour lui, bien qu'il avait besoin de raconter qu'il s'était fait draguer lors de son weekend ski avec ses copains.
C'est clair ça fait toujours plaisir de se faire draguer.