Toujours cette semaine, j’ai regardé avec mon fils un épisode de « nus et culottés », la série de Nans et Mouts dans un style « j’irai dormir chez vous » diffusée sur France 5. Dans cet épisode, se déroulant en Auvergne, les deux aventuriers rencontrent un jeune danseur de hip-hop.
Je ne suis pas forcément un grand fan de cette culture mais ce jeune avait réellement du talent. De le voir danser sur la tête ou marcher avec ses mains avec une telle élégance. Sublimer sa force au point qu’elle en devienne aussi douce à regarder, c’en est presque de la magie. La encore beaucoup de sensualité.
Beaucoup de sensualité aussi chez ce jeune homme qui était responsable de l’animation dans le camping où l’on se trouvait mi juillet, proche de Bézier. Régulièrement, lors des animations du soir ou même durant la séance d’aquagym du matin, il exécutait sa chorégraphie personnelle de l’été sur la musique de « La Bomba » de King Africa. Des gestes savamment posé sur le tempo : un vrai ravissement pour les yeux.
Non, bien sur que non, la sensualité n’est pas le domaine exclusif des femmes. Cependant, il me semble que c’est un terrain qui leur ait plus facile d’accès. Et n’ayons pas peur des mots : la sensualité c’est comme une passerelle avec le divin.
Ca me rappel un passage d’un livre que j’ai lu dernièrement. Quel livre c’était d’ailleurs ? Ca parlait de religion et de déesse... Ah oui le voila :
Dans l’ensemble, il est plus facile pour une femme de sentir son corps et de l’habiter. Par conséquent, elle est naturellement plus près de l’Être et donc potentiellement plus prêt de l’illumination qu’un homme. C’est pourquoi de nombreuses cultures anciennes choisissaient instinctivement des personnages ou des symboles féminins pour représenter ou décrire la réalité transcendantale. Cette dernière a souvent été symbolisée par la matrice qui donne naissance à toute chose dans la création et qui la sustente et la nourrit durant sa vie en tant que forme. Dans le Tao-te-king, un des plus anciens et plus profonds livres jamais écrits, le tao, qui pourrait se traduire en français par « Être », est décrit comme « l’éternel et infini présent, la mère de l’univers ». Les femmes lui sont plus proches que les hommes de par leur nature puisqu’elles « incarnent » virtuellement le non-manifeste. Qui plus est, toutes les créatures et toutes les choses doivent retourner à la source. « Toutes les choses se fondent dans le tao. Seul celui-ci se perpétue. » Vu que la source est considérée comme étant de nature féminine, on attribue à cet archétype féminin les polarités de la lumière et de l’ombre à la mythologie et en psychologie. La déesse ou la divine mère à deux aspects : elle donne la vie et elle la reprend.
Lorsque la pensée prit le dessus et que les humains perdirent contact avec leur essence divine, ils se mirent à imaginer Dieu sous une forme masculine. La société devint peu à peu à dominance masculine, la femme étant soumise à celle-ci.
Lorsque la pensée prit le dessus et que les humains perdirent contact avec leur essence divine, ils se mirent à imaginer Dieu sous une forme masculine. La société devint peu à peu à dominance masculine, la femme étant soumise à celle-ci.


