dimanche 26 août 2012

Dieu est une femme

Vendredi midi je suis allé à la piscine. Dans le couloir « crawl », il y avait un homme qui dansait… euh pardon… nageait avec charme. Des mouvements lents et gracieux mais efficaces. C’était beau à voir. C’était une sorte de féminité virile. Ce n’était pas une démonstration d’énergie incontrôlée avec tout plein d’éclaboussures. Non c’était fluide et doux, en harmonie avec l’eau. 

Toujours cette semaine, j’ai regardé avec mon fils un épisode de « nus et culottés », la série de Nans et Mouts dans un style « j’irai dormir chez vous » diffusée sur France 5. Dans cet épisode, se déroulant en Auvergne, les deux aventuriers rencontrent un jeune danseur de hip-hop. 
Je ne suis pas forcément un grand fan de cette culture mais ce jeune avait réellement du talent. De le voir danser sur la tête ou marcher avec ses mains avec une telle élégance. Sublimer sa force au point qu’elle en devienne aussi douce à regarder, c’en est presque de la magie. La encore beaucoup de sensualité. 

Beaucoup de sensualité aussi chez ce jeune homme qui était responsable de l’animation dans le camping où l’on se trouvait mi juillet, proche de Bézier. Régulièrement, lors des animations du soir ou même durant la séance d’aquagym du matin, il exécutait sa chorégraphie personnelle de l’été sur la musique de « La Bomba » de King Africa. Des gestes savamment posé sur le tempo : un vrai ravissement pour les yeux. 


Non, bien sur que non, la sensualité n’est pas le domaine exclusif des femmes. Cependant, il me semble que c’est un terrain qui leur ait plus facile d’accès. Et n’ayons pas peur des mots : la sensualité c’est comme une passerelle avec le divin. 

Ca me rappel un passage d’un livre que j’ai lu dernièrement. Quel livre c’était d’ailleurs ? Ca parlait de religion et de déesse... Ah oui le voila : 

Dans l’ensemble, il est plus facile pour une femme de sentir son corps et de l’habiter. Par conséquent, elle est naturellement plus près de l’Être et donc potentiellement plus prêt de l’illumination qu’un homme. C’est pourquoi de nombreuses cultures anciennes choisissaient instinctivement des personnages ou des symboles féminins pour représenter ou décrire la réalité transcendantale. Cette dernière a souvent été symbolisée par la matrice qui donne naissance à toute chose dans la création et qui la sustente et la nourrit durant sa vie en tant que forme. Dans le Tao-te-king, un des plus anciens et plus profonds livres jamais écrits, le tao, qui pourrait se traduire en français par « Être », est décrit comme « l’éternel et infini présent, la mère de l’univers ». Les femmes lui sont plus proches que les hommes de par leur nature puisqu’elles « incarnent » virtuellement le non-manifeste. Qui plus est, toutes les créatures et toutes les choses doivent retourner à la source. « Toutes les choses se fondent dans le tao. Seul celui-ci se perpétue. » Vu que la source est considérée comme étant de nature féminine, on attribue à cet archétype féminin les polarités de la lumière et de l’ombre à la mythologie et en psychologie. La déesse ou la divine mère à deux aspects : elle donne la vie et elle la reprend. 
Lorsque la pensée prit le dessus et que les humains perdirent contact avec leur essence divine, ils se mirent à imaginer Dieu sous une forme masculine. La société devint peu à peu à dominance masculine, la femme étant soumise à celle-ci. 
« Le pouvoir du moment présent » - Eckhart Tolle 


dimanche 19 août 2012

Le tic de l'étiquette

"Nous passons beaucoup de temps à regarder, à travers des verres, des télescopes, des tubes cathodiques... Nous perfectionnons chaque jour notre regard - mais nous voyons de moins en moins. Il n'a jamais été aussi urgent de parler de voir... Nous sommes des observateurs, des spectateurs... des "sujets" qui regardons des "objets". Nous collons rapidement des étiquettes à tout ce qui est. Des étiquettes collées une fois - pour toutes -, par lesquelles nous reconnaissons tout mais ne voyons plus rien."
Frederick Franck, The Zen of Seeing


dimanche 5 août 2012

Putain de webcam paradize

Ulee et petit poussin sont partis depuis quelques jours déjà pour voir de la famille. Moi, je suis resté parce que je travaille et parce que les rassemblements de famille ce n'est pas trop mon truc.

J'aime assez bien rester seul mais il ne faudrait pas trop que cela dure car je m'enferme vite dans une sorte d'ennui. Coté repas je n'ai pas envie de cuisiner alors que c'est moi qui prépare à manger quand tout le monde est là. Habituellement j'impose un certain équilibre que je me suis empressé de rompre une fois seul.

Ces derniers jours, j'écoute en boucle et regarde le DVD du concert des albums "Paradize +10" et "Putain de Stade" d'Indochine.


Ce weekend heureusement que je me suis forcé à faire du shopping. En plus c'était encore les soldes dans certains magasins: j'ai pu faire des affaires. Sinon à part ça c'est internet à gogo. Sur les réseaux libidineux je m'exhibe en webcam.

J'ai renoué ainsi le dialogue avec une miss à qui j'avais envoyé quelques mails il y a plusieurs mois de ça. Ulee était au courant de cet échange. A cette époque cette miss souhaitait me rencontrer pour du sexe. Mais moi, hésitant, elle m'avait pris de haut et claqué sa grande porte sur mon petit nez.

Un dialogue renoué donc, et de fil en aiguille, on a fini nus devant nos webcams, se regardant mutuellement à se donner du plaisir. Une exhibition complètement publique où d'autres personnes (essentiellement des hommes) venaient nous mater. Je me suis lâché dans l'exhibition: sans ressentir de honte, grâce aussi à la grande liberté sexuelle de miss, je me suis introduit un sextoy dans l'anus. Ok, ok, c'est pas la première fois, mais en publique si!

On aurait pu franchir le pas et se rencontrer pour de vrai. Mais j'ai été sage. Idem pour elle. Et puis je ne le souhaite pas. Ülee et moi on s'est fixé des règles et aussi because je ne suis pas prêt pour ce genre d'aventure dans le monde réel.

Durant ce weekend j'ai passé beaucoup d'heures devant la webcam. Envie de rien mise à part ça. Habillé, nu, sage ou débridé, sans complexe et avec ma sensibilité, je me donnais en spectacle devant des inconnus. Schubert ou Chopin imprégnaient l'instant.

Difficile de savoir ce que j'en attendais. Certainement quelque chose qui ne me comblait pas totalement puisque j'y revenais souvent. J'avais mon petit succès devant des hommes pour la grande majorité. Mais je n'ai pas l'impression que les gentils commentaires que l'on me faisait s'infusaient en moi.

Comme le sucre qui appelle le sucre, j'avais faim sans parvenir à la satiété. Faim de me voir et de me plaire surtout. Curieusement à défaut d'accepter que les autres appréciaient, moi je me plaisais. En mouvement, dans la tenue d'Adam et à visage découvert.