dimanche 28 août 2011

Danaé vu par Titien

Cette semaine, en allant à mon travail, j'écoutais France Inter et je suis tombé sur la chronique de Paul VEYNE décrivant le tableau ci-dessous de Titien (~1490-1576).

Cliquez sur le bouton rouge pour réécouter la chronique.




Danaé d'après la mythologie grecque
Un oracle apprit à Akrisios, roi d'Argos, que sa fille Danaé mettrait au monde un enfant qui le tuerait. Il décida donc de la contraindre à la chasteté en l'enfermant dans une tour d'airain qu'il fit construire et dont le toit s'ouvrait sur le ciel afin que l'air et la lumière puissent y pénétrer. Mais Zeus se transforma en poussière d'or pour déjouer l'interdit paternel.

Plusieurs peintres ont repris le symbolisme de Danaé...

Pour Rembrandt (1606-1669), c'est une lumière au reflet d'or qui inonde le visage de Danaé:




La Danaé de Gustav Klimt (1862-1918) est particulièrement érotique.


vendredi 26 août 2011

Contrainte


"L’homme veut fuir les contraintes mais dès qu’il s’en affranchit, le vide et l’ennui le gagne et il s’invente alors d’autres contraintes."

L’homme vit de toute part dans la contrainte. Cela dit, lorsque la contrainte n’est pas choisie, elle devient souffrance. En choisissant sa vie, en allant vers ce qu’il désire, il accepte d’autant plus les contraintes qui vont avec.



mercredi 24 août 2011

Vie professionnelle

Je me souviens des débuts de ma vie professionnelle sur Paris…

Embauché dans une multinationale, il m’était possible de changer assez facilement de mission. Durant ces 5 années là bas j’ai pu travailler sur 4 projets différents. Des grands comptes.
Mon salaire n’était pas excessif mais correct. Enfin ce n’était rien comparé aux salaires de mes amis de l’époque travaillant dans le même secteur mais pour des petites sociétés. Leurs salaires étaient multipliés par trois. Ah ces années un peu avant 2000 ! Les années flambes pour ces boss de petites structures, jouant la séduction auprès de leur collaborateurs, leur offrant même des weekends ski tous frais payés…

Je n’en ai jamais été jaloux. Je ne suis pas avide de fric. Et puis avec ce que je touchais je n’étais certainement pas à plaindre. Moi aussi j’ai eu droit à certains cadeaux. Une bonne augmentation sans rien demander, un cadeau surprise d’un mois de salaire pour une fin de mission chez un client satisfait… En comparaison, des cadeaux plus modestes mais pour moi qui suis de nature frileuse, le fait de savoir que d’autres, à compétences égales, touchaient beaucoup plus, me rassurait. Pourquoi avoir peur de l’avenir quand on sait que mieux est possible ?

Mais la vie parisienne ne me convenait pas. La naissance de mon fils et cette envie de lui transmettre mes repères qui selon moi n’existaient pas là bas…

Alors je suis revenu en province, dans ma région natale, la région de mes ancêtres qui en passant, d’après mes recherches généalogiques n’ont pas bougés depuis des générations, depuis au moins la fin 18e

Non je n’ai pas changé de boite. J’ai juste demandé ma mutation bien sûr. Ma prudence légendaire. Jusqu’à aujourd’hui je n’ai donc connu qu’un seul et même employeur. Pas intéressé par l’argent, je le répète. Cette mutation m’a même valu une perte de 20% de mon salaire comparé à ce que je touchais sur Paris. Il faut bien être en phase avec là où on vit : le salaire horaire brut moyen breton reste l'un des plus bas de France. Et encore, avec ce nouveau salaire, j’étais toujours au dessus de celui de ma chef du projet sur lequel j’ai atterri.

Certes aujourd’hui l’endroit où je vis est agréable. Je ne vis plus dans un appartement mais une maison. Loin de l’agitation je peux quand bon me semble me nourrir de calme contemplatif et ma vie de famille y trouve son équilibre.

Coté professionnel par contre les ruminations ont été nombreuses durant ces 9 ans déjà en Bretagne :
  • Des revenus qui n’ont quasiment pas bougés et qui restent de toute façon dans la fourchette haute comparés aux personnes avec qui je travaille. Donc je n’attends rien de ce coté là.
  • Prendre de face la mise en place de l’offshore avec des équipes indiennes, se soumettre à la philosophie de l’industrialisation et le ressentir comme une régression des méthodes de travail.  
  • Peu d’opportunités de changement aussi. Puisque je travaille toujours sur la mission avec laquelle j’ai commencé. Enfin il y a du mieux quand même cette année car je travaille aussi pour un autre client.
  • Et mon désintérêt du monde professionnel, mon indifférence à l’univers de la gestion et de la finance qui me gangrène.
Je ne suis pourtant toujours pas à plaindre mais il est vrai que parfois je me sens comme dans un trou sans savoir comment faire évoluer les choses.


mardi 23 août 2011

Réponse à une annonce


Ce soir j'ai été séduit par une annonce. J'y ai répondu...
 
Bonjour,


Ce n’est pas vraiment facile de vous écrire pour vous donner envie de me rencontrer quand je sais que vous croulez déjà sous les demandes. La fréquentation de votre fiche est déjà 4 fois plus importante que la mienne en à peine 1 mois d’inscription tandis que pour moi cela fait déjà 1 an. Un an durant lequel j’ai envoyé quelques lettres, pas énormément, à des couples exclusivement et où je n’ai reçu absolument aucun retour. Donc je commence cette lettre un peu comme un looser certes mais si au moins je pouvais recevoir ne serait ce qu’une bride de réponse du style « pas intéressés » j’aurai au moins la satisfaction d’avoir été lu. :)

Bon alors maintenant il faut que je sois un peu plus attrayant et surtout parler de moi…

Je m’appelle xxxx, j’ai 38 ans et je suis en couple. Ma femme est aussi inscrite sur SXB mais elle ne souhaite pas pour le moment faire de rencontres. Cette demande est donc pour moi seulement sans vous garantir que cela pourrait évoluer de couple à couple par la suite.

Je n’habite pas très loin de xxxx. Je peux donc me déplacer facilement pour vous rencontrer en semaine ou le weekend, en journée ou en soirée puisque ma recherche des plaisirs se fait en toute transparence vis-à-vis de ma femme. Il faut cependant que le rendez-vous ne perturbe pas notre vie de famille (nous avons un enfant).

Quelles sont mes motivations ? Sans doute un peu comme les vôtres. Envies de séduire et d’être séduit, ressentir l’excitation des premiers rendez-vous, se laisser envahir par la fantaisie et les émotions. Faire de belles rencontres, éventuellement amicales. Je ne suis pas un « mort de faim ». Mes désirs sont plus sensuels que sexuels.

Ma personnalité est plutôt celle d’une personne sensible et timide mais devient vite celle d’un gentil garnement quand je me sens confiant. Malgré mon âge et mon coté sérieux j’aime conserver quelques traits de caractère de l’enfance.

Concernant ma bisexualité je la qualifierai de légère. Si je m’entends bien avec monsieur, les caresses ou les bisous osés viendront naturellement. Pour moi un trio, c’est un partage entre trois personnes. La confiance installée, mes caresses iront vers vous deux.
    
Si vous souhaitez en savoir plus sur moi, vous pouvez parcourir mon blog où je me raconte et m’exhibe à travers quelques photos :

Je vous laisse aussi mon adresse email.

En espérant avoir un retour de vous.
Bises coquines,
Rêveur


lundi 15 août 2011

dimanche 14 août 2011

Les grandes vacances


Le dimanche 10 juillet dernier était la veille de notre départ en vacances. Dans un fichier stocké sur mon disque dur, j’écrivais :

Les vacances. C'est quoi le rôle des grandes vacances ? Se reposer ? Pas vraiment. Je vois ça plus comme un retour sur soit, un changement de vie, d'habitudes. Je n'ai plus forcément la même excitation de ma jeunesse pour l'arrivée de ce temps libre. Plusieurs années que je le remarque. On change et c'est normal.
Avec le temps je vois que cette période, surtout les 2 semaines de camping en famille, deviennent comme une sorte de retraite monacale. Emporter des bouquins et s'en imprégner, s'en nourrir, à son rythme et s'apercevoir que ça construit, aussi, par petites briques. Si l'envie d'écrire est aussi là, ca complète la réflexion.

Deux semaines de camping donc dans le sud, au soleil. Plutôt terre que mer pour s’éloigner des grandes foules. Deux semaines comme un retour aux sources. Beaucoup de simplicité, juste ce qu’il faut de confort. Au raz du sol, au contact de la terre, à vivre un peu comme des sauvages. Sans électricité et donc sans téléphone, mail et internet. Les seules batteries qu’on s’autorise sont celles de nos appareils photos.

Comme chaque année, on n’organise rien. Théoriquement on part demain, au petit matin, mais on ne sait encore rien de notre destination finale. On aimerait la montagne, les Alpes, seulement les prévisions météo ne sont pas suffisamment bonnes pour les quinze jours qui viennent. Alors on descendra sans doute plus bas. On verra. Il faudra quand même trancher dans la journée ou soirée.

Mais voila, un imprévu à chamboulé notre organisation. La santé incertaine de notre animal de compagnie nous a fait tout annuler à la dernière minute. Nous sommes donc restés en Bretagne et les ¾ du temps sous la pluie.  

Alors que faut-il retenir de ces vacances à la maison ? Un peu de lecture mais pas tant que ça. De la réflexion ? Non pas vraiment voir même pas du tout. Beaucoup de temps passé sur Internet, beaucoup de temps perdu aussi. Sans envie particulière dans une sorte de désert psychique. 

Le point positif c’est qu’avec Ülee les câlins furent nombreux.