dimanche 14 août 2011

Les grandes vacances


Le dimanche 10 juillet dernier était la veille de notre départ en vacances. Dans un fichier stocké sur mon disque dur, j’écrivais :

Les vacances. C'est quoi le rôle des grandes vacances ? Se reposer ? Pas vraiment. Je vois ça plus comme un retour sur soit, un changement de vie, d'habitudes. Je n'ai plus forcément la même excitation de ma jeunesse pour l'arrivée de ce temps libre. Plusieurs années que je le remarque. On change et c'est normal.
Avec le temps je vois que cette période, surtout les 2 semaines de camping en famille, deviennent comme une sorte de retraite monacale. Emporter des bouquins et s'en imprégner, s'en nourrir, à son rythme et s'apercevoir que ça construit, aussi, par petites briques. Si l'envie d'écrire est aussi là, ca complète la réflexion.

Deux semaines de camping donc dans le sud, au soleil. Plutôt terre que mer pour s’éloigner des grandes foules. Deux semaines comme un retour aux sources. Beaucoup de simplicité, juste ce qu’il faut de confort. Au raz du sol, au contact de la terre, à vivre un peu comme des sauvages. Sans électricité et donc sans téléphone, mail et internet. Les seules batteries qu’on s’autorise sont celles de nos appareils photos.

Comme chaque année, on n’organise rien. Théoriquement on part demain, au petit matin, mais on ne sait encore rien de notre destination finale. On aimerait la montagne, les Alpes, seulement les prévisions météo ne sont pas suffisamment bonnes pour les quinze jours qui viennent. Alors on descendra sans doute plus bas. On verra. Il faudra quand même trancher dans la journée ou soirée.

Mais voila, un imprévu à chamboulé notre organisation. La santé incertaine de notre animal de compagnie nous a fait tout annuler à la dernière minute. Nous sommes donc restés en Bretagne et les ¾ du temps sous la pluie.  

Alors que faut-il retenir de ces vacances à la maison ? Un peu de lecture mais pas tant que ça. De la réflexion ? Non pas vraiment voir même pas du tout. Beaucoup de temps passé sur Internet, beaucoup de temps perdu aussi. Sans envie particulière dans une sorte de désert psychique. 

Le point positif c’est qu’avec Ülee les câlins furent nombreux. 



1 commentaire:

  1. Bonjour Rêveur ( et Ülee)
    Les aléas de la vie sont venus contrarier tes projets de vacances c'est certain mais le terme même de "vacances" et son étymologie latine renvoient à une sorte de vacuité, de disponibilité tous azimuts où l'on peut improviser le temps et la vie. Tout cela pour dire que les vacances projetées et peu ou prou organisées même si elles reflètent un choix liminaire revêtent alors -sous cet aspect- une forme de contrainte nouvelle alors que l'on vient de se libérer d'autres contraintes ( travail,plannings, rythme de vie, habitudes) ...
    A y réfléchir l'être humain est assez paradoxal: il tente de fuir au maximum les contraintes mais le vide angoisse, l'ennui naît et alors il se crée d'autres contraintes ( plus ludiques et légères il est vrai :-) )
    Je retiens cependant qu'en dépit de ces contrariétés les câlins ont été nombreux : certainement la manière la plus agréable et la plus épanouissante de voyager !!!!

    Bises à vous deux et à bientôt

    Elise

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