jeudi 26 janvier 2012

n°4

Jeudi soir dans le salon

Idem que n°3


mardi 24 janvier 2012

n°3

Mardi soir, dans le salon, devant mon écran d'ordinateur.

P'tit poussin dort, Ülee projette "Des Vents Contraires" et moi j'ai pas envie d'écrire. Je me masturbe devant Pornhub et jouis sur une vidéo plutôt salace d'une japonaise suçant trois hommes les uns après les autres (vidéo).


dimanche 15 janvier 2012

n°2

Faire la liste de ses orgasmes me semble être une idée intéressante mais il est vrai que la réaction d’Ülee de cette semaine m’a un peu refroidie. Ce weekend je suis d’ailleurs du genre morose suite à ça.

Sa réaction à mon dernier post est véritablement de la jalousie. Comment continuer à me dévoiler autant si elle ne le supporte pas. Pourtant je suis ainsi et le lui cacher ne changera rien. Je ne cherche pas à lui faire du mal. J’essaye seulement d’être le plus vrai possible avec elle et avec moi-même.

Je ne crois pas qu’elle puisse me reprocher de vouloir baiser avec n’importe qui. Seulement il est vrai que je suis constamment à la recherche de quelque chose que je ne trouve pas forcément dans notre couple. Je crois que c’est lié à mon manque de confiance en moi. J’ai besoin de me sentir désiré par d’autres. A l’extérieur de notre chez nous, je suis constamment dans cette quête du regard de l’autre, du jeu de la séduction mais une séduction bien particulièrement puisque je suis loin d’être un séducteur. Je suis un névrosé de la séduction. Je ne pense pas pouvoir changer les choses comme ça. Me fermer cette porte de pouvoir être désiré par autrui me rend malheureux. C’est comme si ma vie reposait sur ça.

Finalement je n’aime pas le nom de cette rubrique. Dimanche dernier dans la précipitation j’avais choisi ce « juste pour jouir » parce qu’il fallait bien trouver quelque chose. Aujourd’hui encore je ne trouve pas de nom idéal. Bon je la renomme en « Jouir » pour virer ce « juste pour » que je trouve écœurant.

Ah oui et puis finalement cette rubrique ne comptabilisera que mes plaisirs solitaires. Le reste ça ne se compte pas.

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Vendredi soir après mon travail et après avoir fait les courses dans un supermarché, j’arrive à la maison et retrouve Ülee et p’tit poussin. Quelques rangements et enfin comme à notre habitude, on prend l’apéro. Vodka ananas pour Ülee et rhum ananas pour moi et on se rapproche l’un l’autre dans la cuisine pendant que p’tit poussin joue sur jeux.fr avec son Orangina. Je me détends et l’embrasse en lui caressant les hanches et les seins par-dessus ses vêtements. Elle me parle de sa journée, les soldes dans les magasins. Puis elle me pose une question et je lui avoue que je ne sais (veux) pas y répondre : dans mon relâchement je n’écoute plus. Ca ne semble pas lui plaire et s’éloigne de moi. Intérieurement je suis énervé. J’avais plutôt envie qu’elle s’intéresse à ma présence au lieu de me parler de « chaussettes ».

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Samedi après midi, Seul à la maison

Ülee est partie chez des copines. P’tit poussin fait du vélo avec ses copains. Je m’ennuie et je flâne sur le net. Je craque et je vais sur Pornhub. Je regarde des vidéos où des femmes se font humilier, des vidéos anglaises où dans des soirées une victime consentante est brutalisée par plusieurs hommes et femmes (vidéo). Je suis en érection quasi instantanément mais je reste habillé et je ne me touche pas. Après une vingtaine de minutes je décide d’arrêter et vais sur le chat de SXB.
Beaucoup d’hommes, une cinquantaine, pas de femme seule et une dizaine de couples. Les conversations sont assez classiques. Des couples qui se parlent entre eux… Des hommes qui cherchent à se placer en accostant, à tout va…
Excepté mon "bonjour à tous" du début, je ne taperais aucun autre mot. J’ai consulté quelques fiches… Désespérant de voir l’inégalité des demandes. Des couples qui cherchent d’autres couples, des couples qui cherchent des femmes mais quasiment personne cherche un homme seul. 
Et pourtant si ! Un couple la cinquantaine dialogue avec un homme de 33 ans. Leur conversation est en public tout comme leur webcam. En ce milieu d’après midi, personne n’est en petite tenue. L’homme de 33 ans ne « casse pas la baraque » mais au moins il n’est pas vulgaire. Chez le couple c’est la femme qui est face à la caméra, monsieur est cependant à coté d’elle mais on ne voit que son bras droit. C’est lui qui tape au clavier. Leur conversation se fait sans trop de manière avec simplicité et courtoisie. Ils finissent par se fixer un rendez-vous pour le lendemain, dimanche, sur Brest.
Je me déconnecte du chat et voit que ma fiche a été consultée par 2 couples mais visiblement je ne suis pas ce qu’il recherche. J’en suis quasi sûr puisque dans ma description il y a le lien de mon blog et que les statistiques de ce dernier, m’indique une fréquentation nulle.
Las, je quitte l’écran, me lève et finis par m’allonger sur mon lit. Je profite d’être seul pour me masturber. Début difficile car pas vraiment d’excitation puis ça le fait. L’érection est bonne. Je ne pense à rien mais mon corps réclame que je m’occupe de lui. Je ne m’éternise pas à m’imaginer un scénario. Je profite seulement des bonnes sensations que je ressens en me masturbant violemment. Mes gonades sont ballotées. Elles suivent la fréquence comme elles peuvent. Elle tape contre mon périnée et contribue à faire monter le plaisir. Dans mon emportement, ma main dérape et manque de peu de me blesser au niveau de l’urètre. Heureusement que mes ongles sont coupés courts. Je reprends la cadence et jouis dans un mouchoir en papier. La délivrance !
Je me rhabille, passe par la salle de bain et à peine sorti que j’entends mon fils qui rentre en compagnie d'une copine. Il veut lui faire écouter les morceaux qu’il sait jouer sur son synthé. Sans aucune honte de sa part, il lui montre sa chambre dans un désordre pas possible. Je les laisse tranquille et quitte même la maison pour acheter quelques bricoles. En partant j’entends déjà les notes de « la lettre à Elise » (@Elise : non je t’assure, je n’y suis pour rien. Mon fils a appris le morceau juste en suivant le didacticiel du synthé et sans aucune influence extérieur. Depuis il le joue quasiment tous les jours parmi d’autres, dont un de sa composition. Il m’épate.).

De retour, la maison est de nouveau vide et je me change les idées en préparant une galette des rois, peut être le gâteau le plus simple à faire. Je double la dose des ingrédients de cette recette et je mets deux fèves.
Puis plus tard, je prépare une pizza « maison » à la sauce tomate, thon, brocolis et fromage de chèvre.

Entre temps Ülee et p’tit poussin était de retour et l’heure de l’apéro a de nouveau sonné : Whisky coca et Rhum ananas pour Ülee et moi.


dimanche 8 janvier 2012

Juste pour jouir n°1

En flânant sur le net, je suis tombé sur le blog d’une femme racontant tous ses orgasmes (1001orgasmes). Je suis emballé par l’idée et je crée donc cette nouvelle rubrique : « Juste pour jouir ». J’y raconterais un à un, tous mes petits ou grands plaisirs, qu’il soit en solitaire ou non, les voluptueux ou même les sans intérêts. Tous ces délices qui me portent jusqu’à l’orgasme.

Cette rubrique me motive d’autant plus que depuis quelques jours je ne consomme plus de pornographie dans le but de retrouver mes propres désirs. Voici ce que j’ai écris il y a quelques jours et que je n’avais pas encore mis en ligne :

Ne plus consommer la pornographie des réseaux,
Ne plus choisir la facilité de se gaver de fesses virtuelles à volonté
Laisser s’exprimer d’une façon plus naturelle mes désirs.
En être le moteur, l’acteur.

J’ai trop tendance à ignorer mes envies dans mon quotidien et exprimer mon besoin sur commande en matant des images fortes sur un écran.

Laisser la faim venir.
A son rythme.
Oublier les théories de la performance,
Ignorer les questions du nombre de fois, de la fréquence.  
Être seulement à l’écoute de soi et des autres.
Et capter les plaisirs.

Délice n°1

Jeudi soir de cette semaine. Dans mon lit, avant d’éteindre la lumière. Ülee n’étant pas encore revenue de son club photo.

C. est une collègue de travail. On a partagé le même bureau pendant plusieurs mois. Un petit jeu de séduction, très léger, c’était instauré. Du moins c’est ce que je ressentais de mon point de vue.

J’ai commencé à me masturber en pensant à elle. J’ai repensé à ses bas et sa jupe noir qu’elle portait lorsqu’elle est venue dans mon bureau la semaine dernière pour m’emprunter ma fourchette afin de manger après le footing de midi qu’on avait fait ensemble avec deux autres.
Lorsqu’elle est revenue me la rendre, j’étais seul dans mon bureau et elle est restée discuter. Je repense à ses genoux et ses cuisses quand elle me faisait face, assise de coté sur un siège, en me parlant avec sa bonne humeur.
J’entretien ensuite mon plaisir en imaginant ma tête entre ses cuisses. Je la revois aussi entrain de courir dans son jogging. Elle reprend la course à pieds suite à son deuxième accouchement et elle peine un peu pour retrouver son niveau. Pour l’instant elle court courbée.
Cela m’excite de la voir ainsi et je l’imagine transpirer puis abaisser son bas de survêtement, venir y coller son slip et son sexe humectés de sueur sur mon visage.
Je jouis sur une serviette de toilette après deux semaines et demi d’abstinence.

jeudi 5 janvier 2012

Film : "Locataires" de Kim KI-DUK

"Locataires" du réalisateur Kim KI-DUK (Corée du sud - 2004)

Le résumé
Un jeune homme, Tae-suk, dépose des pages de publicité sur la poignée des portes des maisons se trouvant dans des quartiers huppés. En soirée, il revient à la recherche de celles qui sont restées en place. Alors il en déduit que le ou les propriétaires y sont absents et il profite ainsi, des lieux à sa guise.
Il ne vole rien mais se comporte comme chez lui, en vaquant à des activités du quotidien comme se faire à manger, laver le linge sale des occupants qu’il trouve ici ou là, arroser les plantes, voir même réparer les objets qui ne marchent plus. Enfin il se détend en regardant la télé, en écoutant sa musique (Gafsa, de Natacha Atlas) ou en prenant un bon bain.


Un jour il s’introduit dans la maison de Sun-hwa, une jolie femme battue par son mari. Il pense qu’il est seul mais Sun-hwa se cache et discrètement l’observe. Après plusieurs heures à le guetter et rassurée par son comportement, elle fini par se monter à lui.
Pour fuir les coups de son macho de mari, Sun-hwa va suivre Tae-suk en l’accompagnant dans ses intrusions. Entre eux, une histoire d’amour s’installe. Une histoire d’amour heureuse, délicate, rythmé par les activités d'un quotidien mais ouverte à l’aventure de la vie. Une vie sage mais bohème de maison en maison.

Ma critique
Pour moi ce film est un conte asiatique sur le thème de la possession. Respectueux des lieux et des choses qui ne lui appartiennent pas Tae-suk nous offre une réflexion sur la vie. Même s’il s’introduit chez les gens, il ne s’empare d’aucune chose. Avant de repartir d'un lieu, il fait le ménage et remet les objets à leur place. Il prend soin de ce qui l’entoure.
S’il fallait de cette histoire, en tirer une philosophie, je dirais que nous traversons tous le temps et l’espace telles des âmes bohèmes. Rien et tout nous appartient. Personne n’est vraiment le propriétaire de quelque chose et encore moins de quelqu’un. C’est une invitation à vivre comme des locataires dans le respect de nous même et des autres.

Extrait : Quand Tae-suk et Sun-hwa se rencontrent.

mardi 3 janvier 2012

"1er Mast"

Bon OK à l’âge de 12-13 ans je piquais les revues cochonnes de mon frère. Mais comment j’ai découvert le plaisir ?
J’ai ressorti mon cahier intime de l’époque pour essayer d’y retrouver quelques indices… En ce temps là, ce que j’écrivais était très policé. Je ne m’autorisais pas encore toutes les libertés d’expression. Ce que je racontais était très gentil et même romantique puisque j’avais le béguin pour une jolie fille se nommant Barbara et faisant bien 20 cm de plus que moi. Elle avait aussi des sentiments pour moi et on s’était échangé nos photos d’identités. Cette photo elle me l’a précisément donnée le 23 novembre 1985. Elle était accompagnée d’un petit porte-clés en forme de chaussure de randonnée avec son nom dessus. Moi je lui avais fait un petit cœur en bois que j’avais peint il me semble en blanc ou bleu ciel.
Je ne peux pas me tromper sur le jour car c’est écrit dans mon cahier et la photo est elle-même collée à cette date.
Parfais ! Ainsi j’écrivais donc mes humeurs sentimentales et je n’abordais pas les sujets tabous et les choses défendues. Je ne peux donc pas y trouver de détails croustillants !
Pourtant, dans la marge, juste au dessus de cette fameuse date, on peut y lire, écrit et souligné au crayon papier : « 1er Mast ». Visiblement c’est donc avec une certaine discrétion que j’ai voulu conserver le moment de mon premier plaisir en solitaire.

Je me rappelle comment ça s’est passé. Surement que mon amourette du moment y est au moins pour un petit quelque chose mais à mon avis, je ne pense pas que je me serai autorisé à me caresser en pensant à elle. De ce que je me souviens, mon exploration intime s’est faite sans idée derrière la tête.

Dans ma mémoire, j’étais à demi dévêtu à coté de mon lit avec le sexe dressé. La chose assez drôle est que je l’avais fait passer par la porte de ma maison des schtroumpfs. Je devais surement être entrain de me toucher, tout en jouant d’une façon innocente. C’est alors que le plaisir est monté et sans trop savoir ce qui m’arrivait, j’ai eu une éjaculation.
Sur le coup j’ai été effrayé par ce liquide qui giclait de moi. Dans la panique j’ai même pensé à du sang. L’angoisse n’a cependant pas durée puisque j’ai relativement vite compris ce qui se passait. Est-ce que j’avais fait la relation entre ce que je lisais dans les livres de mon frère et ce que je venais de vivre ? Je ne peux pas l’affirmer mais une chose est sûr, je venais de comprendre ce qu’on appelait la masturbation. Pas peu fier de moi j’ai très vite expliqué à un de mes copains comment nous les garçons on fonctionnait.


dimanche 1 janvier 2012

Porno et moi


Le titre est un petit clin d’œil au roman et film « No et moi » qui raconte comment une jeune fille surdouée de 13 ans rencontre une sans domicile fixe de 19 ans et décide de l’aider. Pas vraiment de rapport avec ma petite personne quoi qu’en cherchant bien on peut toujours y trouver des relations. Oh bien sûr non, je ne suis pas un surdoué, loin de là mais ma rencontre avec le porno a commencé vers le même âge de 12/13 ans…

Ainsi je crée cette nouvelle rubrique "Porno et moi" parce que j’ai des choses à me dire sur ma relation avec le porno.

J’ai un frère de 9 ans mon ainé que je n’ai jamais vraiment senti bien dans sa peau. Complexé je pense, depuis sa tendre enfance, par un physique en surpoids. Et d’après ce que j’ai pu « capter » de conversations familiales, il semble qu’il aurait subi des agressions répétées et peut être même poussées de camarades de cours d’école. Plutôt enfermé sur lui-même je ne l’ai jamais vu en couple avec une fille. Je l’ai toujours perçu trainant un caractère un peu « soupe au lait », avec une hygiène douteuse, vivant parfois en reclus tel un ours dans une chambre en bordel malgré le ménage de ma mère. Sa chambre… Comment dire ? Bordélique oui ! Des fringues, de la crasse, des emballages de gâteaux, des boites de conserves mangées froides et parmi ce fatras, des livres et revues pornographiques qui cohabitent avec un crucifix, des images pieuses et la bible.      

C’est un peu dans cette ambiance qu’enfant lorsque mon frère s’absentait de sa chambre, subrepticement j’ouvrais sa porte et j’allais à la recherche des « trésors ». Ma rencontre avec le porno s’est quand même faite en douceur. Malgré l’ambiance trash des lieux, ce n’était pas dès le début du « hard core » mais de belles pin-ups sur papier glacé: New look, Penthouse, Playboy ou Union. Des romans porno-érotiques aussi. Je faisais mes trouvailles en générale assez facilement, sous son lit ou sous une couverture. Le cœur haletant, préoccupé de ne laisser aucunes traces de mon passage, de ne faire aucun bruit et tel un voleur, dérober des merveilles pour me donner du plaisir. J’avais les yeux écarquillés et le sang qui pulsait par saccades au niveau des tempes lorsque je découvrais des nouveaux magazines. Sur les lieux du crime je faisais ma sélection et repartait avec la même discrétion pour m’isoler dans ma chambre avec le butin et en prenant soin de me laver les mains avant de me contenter.

En fonction du temps que j’estimais avoir devant moi avant son retour, je me faisais plaisir une ou deux fois. Je me rappelle également que par moment mon dictionnaire était posé à coté pour déchiffrer ce jargon que je ne connaissais pas : vulve, clitoris, cyprine …