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dimanche 1 mars 2015

Le sexe dans l’au-delà

Dans le livre « les morts nous parlent » du père François Brune (lien vidéo), on peut lire certaines descriptions des visions de George Ritchie (lien wikipedia) lors de son expérience de mort imminente (EMI) quand il était jeune soldat.

Ces visions décrivent ce que « vivent » certaines âmes peu évoluées, ces âmes errantes qui n’ont pas encore trouvé leur voie spirituelle. Ces âmes se retrouvent dans des zones pénibles ou leurs pensées sombres se matérialisent. Dans ces zones qui sont comme un enfer le sexe peut être présent :

« Peut-être plus hideux encore que les morsures et les coups qu’ils échangeaient étaient les abus sexuels auxquels certains se livraient dans une pantomime fiévreuse. Tout autour de nous, on tentait en vain de se livrer à des perversions auxquelles je n’aurais jamais pensé. Il était impossible de dire si les cris de frustration qui nous parvenaient étaient des sons réels ou la traduction de pensées désespérées »

George Ritchie indique aussi que malgré l’horreur de ces zones, l’espoir d’un mieux n’est vain pour personne. Malgré le chaos, des êtres lumineux sont toujours présents. Ces malheureux ne sont jamais abandonnés. Il ne tient qu’à eux de les voir…

Plus loin dans le livre de François Brune, est décrit ce que vit les âmes plus évoluées :

Un des signes très importants de l’évolution du trépassé sera la transformation de ses relations avec autrui, et notamment, me semble-t-il, de ses relations d’amour. Pour ceux que la perversité ne retient pas dans les zones affreuses entrevues par Georges Ritchie dans son voyage hors corps avec le Christ, la sexualité disparait, mais non l’amour.
L’amour s’exprimera alors de façon fort différente et beaucoup plus profonde, sans qu’il y ait plus de possession exclusive, ce qui n’exclut cependant pas des relations privilégiées, et sans distinction de sexe, puisque dans ces relations, précisément, le sexe ne jouera plus aucun rôle. Voici ce que Rosemary Brown (lien), d’après ses conversations sur ce sujet avec nos grands compositeurs de l’au-delà, ou même d’après l’observation directe de leur comportement, croit pouvoir nous en dire :

« En fait, les êtres désincarnés semblent n’avoir aucun sens de la sexualité, ni le moindre intérêt pour ce sujet. Après la mort, le coté terrestre de notre être est abandonné. L’amour s’exprime de façon beaucoup plus complète et heureuse, sous d’autres aspects, devenant quelque chose d’une grande beauté, permettant une harmonie parfaite entre les êtres qui s’aiment. Parce que toutes les barrières physiques ont disparu, l’âme qui aime une autre âme peut se joindre à celle-ci en toute unicité. »

Un peu plus loin, revenant sur ce sujet, elle précise :

« Dans l’autre monde, il n’y a pas de mariage comme nous le connaissons ici. Si l’on a de nombreux amis du même sexe dans cet autre monde, c’est considéré comme parfaitement normal. Si l’on a, par contre, de nombreux amis du sexe opposé, c’est également accepté. Ce sont des rapports d’amitié d’une espèce différente. »

Il me semble que nous avons déjà une description se rapprochant de cette union non sexuelle dans les expériences faites par Robert Monroe (lien wikipedia - interview de Robert Monroe) hors de son corps. Il lui semble même que c’est l’union sexuelle telle que nous la connaissons en ce monde qui n’est qu’une pâle imitation, dégénérée, de ce qu’il a pu connaître lors de ses expériences de dédoublement, avec ce qu’il appelle d’un terme très empirique, son « corps second ». Dans cette union :

« Les deux partenaires se fondent véritablement, pas uniquement à un niveau superficiel ou en un ou deux endroits spécifiques du corps mais sur un plan général, atome pour atome, à travers l’ensemble du corps second. Un bred échange d’électrons entre les partenaires advient. Vous atteignez à un moment un état d’extase insupportable et l’instant suivant vous connaissez une tranquillité, une plénitude parfaite, puis tout est terminé. »

Mais certaines expériences privilégiées, même en ce corps de chair, ou peut-être déjà dans notre corps de gloire, à travers et malgré ce corps de chair, nous laissent encore mieux entrevoir ce que peut être l’échange amoureux entre trépassés très évolués. J’emprunte le premier témoignage, encore une fois, à Alain Tessier et à Julien. C’est Julien qui raconte :

« J’éprouvai brusquement la sensation de la présence physique d’Alain ; non pas une présence extérieure à moi-même, mais intérieure. Il n’y a pas de mots pour exprimer ce phénomène. Une sorte de flot prenant fugitivement possession de tout mon être. Cela durera une dizaine de secondes, pendant lesquelles je dus cesser d’écrire. A la fois heureux et vaguement inquiet, j’interrogeai dès que je le pus :
Alain, qu’est-ce que je viens de ressentir exactement ?
Alain : Je suis venu me mêler à toi. C’est cela, l’amour de Dieu, que tu as senti… »

jeudi 31 juillet 2014

La loi du karma interdit la pitié

"Si la loi du karma n’est pas une punition mais la conséquence directe de nos actes créant d’une vie sur l’autre les conditions les plus favorables à notre évolution, dans quelle mesure avons-nous le droit d’intervenir pour aider les autres à échapper au poids de leur karma ?

Lorsqu’une personne très âgée porte deux valises et traverse la route encombrée, n’allons-nous pas l’aider ?
Toute la charité de l’évangile est là. Jésus n’est-il pas venu nous prêcher la charité et n’est-il pas mort pour nous racheter tous ?
C’est le simple bon sens ! Mais le bon sens chrétien.

Un dévot se montrait peu enclin à se préoccuper de l’horrible famine qui sévissait en Inde centrale. C’est que, disait-il, ce fléau était lié au karma des victimes : il n’avait donc pas à s’en mêler.

C’est qu’en effet, dans la logique du karma, personne, précisément, ne peut « racheter » personne. C’est nécessairement « chacun pour soi » !

Ce n’est certainement pas par hasard que les peuples de l’Inde, si profondément religieux, n’ont jamais produit de mouvements caritatifs puissants. C’est que les inégalités et même le malheur apparaissent, selon ce système, pour une large part comme dans l’ordre des choses. Vis-à-vis de ceux qui souffrent, l’hindouisme et le bouddhisme prescrivent surtout la compassion, car elle est bénéfique à celui qui compatit. Ils prescrivent aussi, il est vrai, le renoncement, qui suffirait à réduire, pour beaucoup, bien des malheurs. Mais là encore, c’est essentiellement la perfection personnelle qui est visée, non l’assistance aux autres. Ce n’est évidemment pas que les indiens aient moins de cœur que nous, en Occident. Mais c’est que toute leur vision du monde, de temps immémoriaux, conduit à un certain individualisme. On sait que la femme ou le mari que l’on aime seront inexorablement appelés, en d’autres vies, à partager d’autres amours. Toutes nos rencontres sont passagères. Il n’en restera même, pense l’Indien, aucun souvenir, ni en ce monde quand nous y reviendrons, ni même en l’autre pour l’éternité.

Pendant que certain, en Occident, se laissent peu à peu convaincre par cette doctrine, d’autres en Orient découvrent peu à peu les perspectives chrétiennes. Voici ce qu’en dit un de ceux que le père Maupilier appelle les « hindous chrétiens », parce qu’ils se veulent fidèles aux deux traditions à la fois :
« La libération n’est pas en notre propre pouvoir.  Aucun acte (karma), aucun exercice spirituel ne peuvent par eux même nous l’obtenir…
Quand Dieu est venu en forme d’homme ce n’était pas dans un but futile, mais pour apporter à l’homme la libération (mukti) des conséquences du karma. Dieu a fait tout ce qui était nécessaire pour délivrer l’homme des entraves du karma, et pour le réintégrer, le réunir avec Lui dans les liens de l’Amour… »"
 


Extrait de "Les morts nous parlent - Tome 1" du Père François Brune 

dimanche 1 juin 2014

Être en harmonie

"La maladie, la souffrance, la mort sont les conséquences de nos actes. Il n'y a personne à accuser, il est inutile de se plaindre et d'épiloguer sur ce monde, la matière, l'homme qui serait mauvais. Non! Il a été dit qu'il n'y a pas de mal, pas de péché; le mal, le péché, c'est "l'Accusateur", qui est en nous!
...
Le Sauveur est à l'intérieur de ["nous"]-même, nulle part ailleurs.
La source des informations qui ["nous"] permettront de comprendre ce qui ["nous"] arrive est à l'intérieur de ["nous"], personne d'autre ne peut ["nous"] dicter un comportement, une attitude, qu'il ["nous"] faudrait suivre "aveuglément".
...
"Vous faites ce qui vous éloigne..."
Une information importante nous est ici communiqué, et une interrogation transformatrice... Ce que nous faisons - travail, relations, mode de vie - nous rapproche-t-il de l'Être, ou au contraire nous en éloigne-t-il?
Ce que nous faisons éveille-t-il en nous le Bien, un comportement où le vrai, le bon, le beau son "Un", ou au contraire vivons-nous de plus en plus dans le mensonge, l'amertume, la méchanceté, la violence, la jalousie, le dégoût, la laideur, le malpropre?
...
Ce n'est pas nous qui faisons le chemin, c'est nous qui donnons l'orientation à ce chemin. Il est là notre pouvoir, celui de nous diriger, au coeur même du mal, de la maladie, et de la souffrance, vers le Bien...
Le monde n'a peut être pas de sens, il nous est donné de lui en trouver un.
Cela demande sans doute du courage.
Cela demande surtout beaucoup d'imagination.
...
A coté de l'ignorance qui serait maladie du coeur et de l'intelligence, il y a l'attachement, qui est maladie du désir, son arrêt ou son engourdissement, une fixation pathologique sur un objet dans la possession  duquel le désir pense trouver son assouvissement ou son repos.
L'Enseigneur parle ici d'attachement à la matière. Si par matière, on entend bien tout ce qui est composé et qui sera un jour décomposé, il ne s'agit pas alors seulement de nos mottes de terre, de nos propriétés à la campagne, de nos coffres à bijoux ou de nos comptes en banque, cela peut être aussi une personne, ou des personnes, une société ou une patrie, dès que nous en faisons un "objet" qui nous appartient. C'est en ce sens, par exemple, que Yeshoua, dans d'autres Evangiles, nous demande de ne pas regarder une femme avec convoitise, car ce n'est plus regarder une femme, mais un objet de plaisir ou de jouissance possible, en passant à côté du sujet qu'elle est, et de la relation - infiniment plus riche que celle d'une possession - qui pourrait s'établir avec elle.
...
Il n'est jamais dit que la matière, les personnes et les objets sont nuisibles ou mauvais en soi. C'est notre attachement, notre passion (il s'agit bien, en grec, du mot pathé, qui va donner en français "pathos","pathologie"), qui est contre nature.
Pour l'Enseigneur, il ne semble pas naturel de s'attacher ainsi à ce que, par notre connaissance, nous savons être passager et transitoire; il est naturel d'aimer les êtres et les choses pour ce qu'ils sont: "un peu de rosée au bord d'un seau", disait le prophète Isaïe, ce peu de rosée suffit à réfléter le soleil levant et à nous en réjouir, mais s'y attacher, vouloir faire durer ce qui par nature n'est pas fait pour durer relève, sinon de la démence, du moins de la plus élémentaire stupidité...
...
L'Enseigneur ne prêche aucune croyance. Il rappelle des évidences, dures et belles à entendre; l'attachement, la passion sont contre nature et ajoutent le trouble de l'âme aux troubles du corps.
...
Regarder une chose, un paysage, une personne, avec amour, sans attachement, sans volonté d'appropriation, c'est mieux les voir, c'est voir clair, c'est regarder clairement ce qui est, sans "vouloir l'avoir", et dans ce "laisser être ce qui est", l'apparition du Don peut se révéler à nous. Tout nous est donné, rien ne nous est dû. Nous ne sommes pas fait pour posséder, nous somme fait pour "être avec", ce qui n'est pas sans impliquer le sens de notre responsabilité à l'égard de toutes choses, sens de la responsabilité qui se développe généralement en deçà de notre sens de la propriété.
Penser posséder un objet, une personne, notre propre corps, notre propre pensée et notre propre vie est, nous le savons,une illusion, et cette illusion est cause de trouble, d'insécurité fondamentale, qui mine nos plus grandes richesses, nos plus tendres amours, nos plus hautes pensées et nos plus religieuses vénérations...

L'attachement, c'est ce qui nous empêche d'être en harmonie avec tout ce qui est, il établit un rapport de puissance et de dépendance qui est le contraire d'une véritable relation.
Être en harmonie, c'est être en relation consciente et aimante avec ce qui est, sans vouloir ni désir particulier, qui introduirait une fixation sur une partie de cette totalité fluide qui nous entoure. L'harmonie suppose un rapport "musical" au monde, une mise en résonance, un accord.
...
C'est aussi se poser la question: Comment s'harmoniser avec ce qui nous veut du mal, tente de nous détruire ou de nous rendre malade? Il ne s’agit pas évidemment de céder à l'ennemi, de se laisser faire. Il s'agit bien de l'affronter, dans toute sa violence, mais de ne pas en rajouter ni provoquer de nouveau cette violence. La prendre en soi pour la laisser passer, n'est ce pas là un art martial, qui parle de "s'harmoniser avec l'adversaire", d'éveiller en lui une conscience qui lui permettra de sortir du trouble dans lequel il se trouve sans que nous en soyons contaminés?
...
Avant de vouloir s'harmoniser au monde et aux autres, sans doute faut-il être d'abord en harmonie avec soi-même." 
Extrait de "L'évangile de Marie  - Myriam de Magdala" de Jean-Yves LELOUP 

dimanche 2 mars 2014

Confidence et Conscience

Pour faire suite à mon dernier post, mon ami s'est décidé à écrire à sa collègue. Et en retour cette collègue lui a fait comprendre qu'elle n'avait pas d'attente envers lui. Son ego est bien entendu froissé mais au moins la situation est maintenant claire. Dans cette histoire j'ai été surpris sur la façon dont il s'est confié à moi. Il m'a réellement confié ce qu'il ressentait pour cette femme sans hésiter à me montrer sa fragilité et sur le fait qu'il s'est laissé emporté avec une certaine candeur par ses sentiments.

Sans transition, un autre sujet qui porte à réflexion: la conscience est-elle dans le cerveau?

Conscience from Reveur on Vimeo.

Extrait de l'interview du Docteur Jean-Jacques Charbonier (avril 2012)
Pour voir l'interview en entier, se référer aux liens ci-dessous:

1ere partie: http://www.dailymotion.com/video/xre2ta_jean-jacques-charbonier-1ere-partie_tech
2eme partie: http://www.dailymotion.com/video/xroa4e_jean-jacques-charbonier-2eme-partie_webcam
3eme partie: http://www.dailymotion.com/video/xrzmy9_jean-jacques-charbonier-3eme-partie_webcam

dimanche 23 février 2014

Cette semaine

Cette semaine j'ai passé un bon moment devant le film "Tirez la langue mademoiselle" de Axelle Ropert (septembre 2013):

Une histoire contemporaine dans le quartier chinois parisien. Un Paris gris, souvent nocturne et deux frères, très proches, travaillant ensemble en tant que médecin généraliste. Comme une sorte de sagesse du quotidien, ils sont dévoués à leurs patients tout en faisant face à leurs difficultés personnelles. Il y a une certaine beauté de faire les choses malgré tout. Leur vie est assez ascétique et puis l'amour arrive.

J'ai été voir les critiques de ce film. Elles n'ont pas été très reluisantes. Ülee a également trouvé ce film ennuyeux.


Cette semaine un ami m'a mis dans la confidence au sujet d'une collègue de son travail qui lui plait mais qui l'évite. Elle: belle, intelligente, sportive, divorcée depuis peu. Lui, plutôt bien, une situation professionnelle correcte, très sportif, marié, deux enfants. Il y a eu quelques rapprochements entres eux. Mais des rapprochements très timides sans aucun passage à l'acte. Et depuis quelques temps elle le fuit et lui n'arrive pas à passer à autre chose. Il veut "sortir du bois", lui parler, mettre les choses à plat, clarifier la situation pour il l'espère ne plus rien attendre d'elle et passer à autre chose.

Enfin cette semaine j'ai vu ce petit reportage:

 
"La conscience serait de nature non locale … Elle ne serait pas lié à un point de l’espace et du temps … La conscience serait partout. Le cerveau serait une sorte de récepteur qui nous permettrait de faire l’expérience de la conscience dans le corps."  

samedi 18 janvier 2014

Le sens de l'amour vu de l'au-delà

"Il me parait important ici de faire une parenthèse sur ce qu’est l’amour et le sens que lui donne l’au-delà. Très souvent, et beaucoup de médium peuvent témoigner dans ce sens, quand on est en communication avec des défunts ou des guides, tous nous disent : « L’amour, rien que l’amour ! Il faut aimer ! Aime ! ». Leur message sont quelques fois d’une grande candeur et peuvent donner l’impression qu’il faut aimer tout le monde…

De quoi s’agit-il exactement ? Faut-il aller caresser la joue de tous nos voisins ? Faire des déclarations hypocrites à tous ceux que l’on rencontre ? Embrasser et prendre dans ses bras le premier venu ? « Aimons-nous les uns les autres » ne signifie pas « aimer tout le monde ». Vivre en bonne intelligence ne signifie pas vivre avec tous ceux qui nous entourent, pour la simple et bonne raison qu’on ne peut pas s’entendre avec toutes les personnes que l’on croise. Chacun d’entre nous a sa personnalité, son vécu, et nous avons besoin d’aimer des gens différents. Il ne peut y avoir d’obligation d’être ami avec tous, car certaines de nos énergies et de nos fréquences sont incompatibles ! J’en avais marre des messages des guides : « Tu n’aimes pas assez ! – Aimer qui ? Quoi ? Je ne comprends rien à ce que vous me dites. Je ne vais pas embrasser tout le monde ! » Ils m’ont répondu : « On ne te demande pas d’embrasser, on te demande d’avancer, de faire ! »

J’ai donc fini par comprendre que lorsqu’ils parlent d’amour, ils parlent de force vibratoire. Il s’agit en fait de cette force qui émane de nous quand nous sommes au plein de notre avancement. Aimer, c’est avancer, car avancer, c’est être en harmonie avec ce qui nous entoure. Et nous, nous avons compris qu’aimer, c’était geindre et se répandre en mièvreries… Aimer, c’est agir ! Quand on nous dit « aime ! », cela signifie «  marche, passe à l’action ! ». Et quand ils nous disent qu’ »il n’y a que l’amour qui puisse sauver le monde », cela revient à dire qu’il n’y a qu’en avançant que l’on peut sauver le monde. J’aime mon fils autant lorsque je me mets en colère contre lui quand il dépasse la mesure que lorsque je le couvre de baisers quand je suis contente. En lui disant : « Stop ! Maintenant, tu fais ! », c’est tout autant un acte d’amour parce que l’on met un frein, on agit, c’est l’action. C’est l’inverse de la victimisation ; la victime qui ne fait que se lamenter est statique, elle n’est pas en harmonie avec la nature qui, elle, est toujours en mouvement, en transformation.

Aimer les gens, c’est choisir, décider, être en interaction permanente les uns avec les autres, toujours dans le respect car il ne s’agit ni d’agresser ni de subir, mais d’émettre cette force de vie qui est en nous, et d’avancer ensemble."
Patricia Darré - "Les lumières de l'invisible"

lundi 23 décembre 2013

Communication avec l'au-delà

Un sujet qui me tient à coeur depuis quelques jours...

J'accompagnais mon fils à un rendez-vous chez l'orthodontiste et dans la salle d'attente, pour patienter, j'ai pris un magazine qui se trouvait dans un porte revues accroché au mur devant moi. Le magazine est un grand classique de la presse française. Il me semble que c'est "le point" ou peut être "l'express". Enfin ça n'a pas beaucoup d'importance.

Dans ce magazine se trouvait un article sur le surnaturel en général et l'engouement que pouvait avoir certaines personnes à aller consulter des voyants, des médiums ou des guérisseurs. Alors bien sûr les esprits très cartésiens vont dire que ceux ne sont que des foutaises. En grande partie, ils ont sûrement raisons tant le nombre d'arnaqueurs, imposteurs, charlatans sont apriori fréquents dans ces milieux là.

 En ce qui me concerne, j'ai une certaine ouverture d'esprit et je veux bien croire notamment à la vie après la mort. C'est pour cette raison que j'ai voulu en savoir plus sur Patricia Darré, une médium dont parlait l'article.

Ce blog en témoigne, j'ai déjà un certain intérêt pour la spiritualité. Patricia Darré par le biais de ses communications avec l'au delà, en parle justement et c'est intéressant de connaitre son point de vue avec l'espoir de comprendre un peu plus le rôle de notre vie. Et puis y-a t-il des recoupements à faire avec ces livres bouddhistes que ma prof de yoga me fait lire, traitant de la vie après la mort, de bardo

J'ai donc cherché le nom de cette femme sur Internet et j'ai regardé son intervention dans l'émission "On n'est pas couché" du 27 avril 2013:



Elle parle bien. Elle n'a pas l'air d'être folle et ce qu'elle dit m'intéresse. J'ai donc acheté son premier livre "Un souffle vers l'éternité".




























Ce livre est assez court. Je l'ai lu en deux fois. Il peut peut être faire peur car elle y parle d'esprits et surtout qu'ils sont parmi nous. Cependant, leurs actions sont parait-il relativement limitées, du moins pour la grande majorité d'entre nous. En fait il y a des similitudes dans ce qu'elle dit avec le film "sixième sens" (1999) de Manoj Nelliyattu Shyamalan...



Le but de ce livre n'a pourtant pas pour rôle de nous effrayer. Mais je dirai plutôt de nous faire prendre conscience que notre âme continue d'exister après notre mort et qu'il faudrait apporter plus de "spiritualité" à notre vie "terrestre". Il est dit qu'il ne faut pas non plus trop pleurer nos morts. Ce n'est pas bon pour eux comme pour nous. Car cela les retient parait-il à leur ancienne vie "matérielle" alors qu'ils doivent, tout comme nous, "progresser" sur autre chose.

Après la lecture du livre, une soif de sensationnel ou plus simplement d'en savoir davantage me pousse encore à faire des recherches sur Internet. Un besoin sans doute aussi de confirmer que cette femme n'est pas une illuminée...

Je suis tombé sur cet interview en 3 parties:



De la voir parler ainsi me rassure et puis elle a ce coté enfant espiègle qui est vraiment très plaisant et c'est également une belle femme. Ca aide je pense à avoir confiance en elle.

Elle est aussi sur Facebook (ici). Elle laisse de temps en temps des messages sur ce qu'il lui arrive, sur l'esprit qui est venu la réveiller dans la nuit par exemple.

Aujourd'hui j'ai envie d'acheter son second livre mais il est en rupture de stock semble-t-il.

dimanche 29 septembre 2013

Nous sommes les autres

La première chose que je fais après mettre levé, ceux sont quelques exercices de yoga. Cela fait quelques mois maintenant que je me les impose. Le weekend et les vacances par contre je ne les fais pas. Enfin cela dépend.

Je commence par 10mn de méditation. A genou sur le sol, le dos droit mais les muscles relâchés, je me concentre sur le va et le vient de mon souffle.

Puis je poursuis par 4 salutations au soleil.


Avant de démarrer mes salutations, je suis debout, les mains jointes sur la poitrine comme pour une prière et je ferme les yeux en essayant de penser aux étirements que je vais faire. 

C’est à ce moment précis que je revois le prof de sports que l’on avait durant les vacances dans ce camping où on a passé deux semaines cet été dans le Périgord. Je revois la beauté et l’harmonie de ses mouvements et cette façon particulière d’étirer la partie latérale gauche puis droite de son corps. En tendant avec respect envers lui-même, ses mains vers le ciel.

Je m’imprègne de cette vision.

Raconter ceci est un bon point de départ pour m’interroger sur moi-même...

Ce prof de sport, alors que nous sommes bien différents dans nos caractères, à ce moment précis de démarrer mes salutations, il est en moi, il existe en moi.

Cela me fait penser à un vieux film que j’avais vu quand j’étais au lycée durant un cours de biologie. Mon prof de l’époque avait souhaité qu’on le voie. C’était « Mon oncle d’Amérique » d’Alain Resnais (1980).



Je n’avais pas particulièrement aimé ce film mais j’avais retenu le titre et le fait que certains de nos comportements résultaient d’une copie de se qu’on avait déjà vu. Face à une situation donné, notre réponse est la même que celle qui s’est inscrite en nous d’une façon inconsciente durant cette phase de « conditionnement » que peut être l’enfance. Un peu comme des réflexes de Pavlov.

C’est peu réjouissant car pour ainsi dire cela laisse à penser que nous n’existons pas. Ceux sont les autres qui existent en nous.

D’ailleurs dans ce film que je viens de regarder à nouveau, il y a cette citation :

«…  au début de l'existence, le cerveau est encore, disons, immature. Donc, dans les deux ou trois premières années de la vie d'un homme, l'expérience qu'il aura du milieu qui l'entoure sera indélébile et constituera quelque chose de considérable pour l'évolution de son comportement dans toute son existence. Et finalement, nous devons nous rendre compte que ce qui pénètre dans notre système nerveux depuis la naissance, et peut-être avant in utero, les stimulus qui vont pénétrer dans notre système nerveux nous viennent essentiellement des autres ; et que nous ne sommes que les autres. Quand nous mourons, c'est les autres que nous avons intériorisés dans notre système nerveux, qui nous ont construits, qui ont construit notre cerveau, qui l'ont rempli, qui vont mourir. »

Nous ne sommes que les autres et sans les autres nous ne sommes rien.

Est-ce si peu réjouissant ?

Ca l’est effectivement si tous nos faits et gestes ne sont que conditionnements. Ca ne l’est plus si nous en prenons conscience car bien évidement nous pouvons être l'arbitre de tout ça. C'est cette conscience qui nous rend responsable. A nous d’être responsable car si les autres sont en nous, nous sommes aussi dans les autres.

Enfin je fais encore une liaison avec autre chose. Ce que dit Dean Radin, un chercheur américain en parapsychologie, au sujet de la mécanique quantique. Dans son propos que j’ai extrait d’un documentaire sur YouTube...

... il parle de cette influence que l’on a entre nous.

« Le monde n’est pas un mécanisme d’horlogerie mais plutôt un organisme. C’est quelque chose d’organique, extrêmement interconnecté qui s’étend dans l’espace et le temps. Dans cette sorte d’entourage, ce que je crois et la façon dont je me comporte à beaucoup plus de transcendance mais pas seulement sur moi mais aussi sur le reste du monde que celle que j’aurai dans un monde classique. Ainsi depuis le point de vue très basique, en relation avec la morale et l’éthique, ce que je pense affecte le monde. Dans un sens c’est la clef du pourquoi il est important de changer la vision du monde. »

Et encore une autre liaison, celle avec Thich Nhat Hahn, ce moine bouddhiste dont j’ai lu un de ces livres dernièrement. Ca métaphore sur les vagues : « Les vagues sont l’eau »

"Quand vous regardez la surface de l'océan, vous pouvez voir les vagues qui s'élèvent et s'abaissent. Vous pouvez décrire ces vagues en disant qu'elles sont grosses ou petites, plus ou moins fortes, plus ou moins belles. Vous pouvez décrire une vague en terme de début et de fin, de naissance et de mort. C'est la dimension historique. Dans la dimension historique, nous sommes préoccupés par la naissance et la mort, ce qui est plus ou moins fort, plus ou moins beau, le début et la fin, etc...
Avec le regard profond, nous pouvons voir que les vagues sont en même temps l'eau. Il se peut que la vague ait envie de découvrir sa véritable nature. La vague souffre peut-être de la peur et des complexes. Une vague dira : "Je ne suis pas aussi grosse que les autres vagues", "Je suis opprimée", "Je ne suis pas aussi belles que les autres vagues", "Je suis née et je vais mourir". La vague souffre peut-être de ces idées. Mais si elle se penche pour toucher sa véritable nature, elle comprendra qu'elle est l'eau et sa peur et ses complexes auront alors disparu.
L'eau est libre de la naissance et de la mort d'une vague. L'eau est libre des notions de grande ou petite ou de plus ou moins belle. Seules les vagues peuvent être qualifiées de plus ou moins belles ou de plus ou moins grandes. Aucun de ces concepts n'est applicable à l'eau.
Notre vraie nature est la nature de la non-naissance et de la non-mort. Nous n'avons nulle part où aller pour toucher notre véritable nature. La vague n'a pas besoin de chercher l'eau, parce qu'elle est l'eau. Nous n'avons pas besoin de chercher Dieu, de chercher notre dimension ultime ou le nirvana, parce que nous sommes le nirvana, nous sommes Dieu.
Vous êtes ce que vous cherchez. Vous êtes déjà ce que vous voulez devenir. Vous pouvez dire à la vague : "Ma chère vague, tu es l'eau. Tu n'as pas besoin de chercher l'eau. Ta nature est la nature de la non-discrimination, de la non-naissance et de la non-mort, du non-être et du non-non-être."
Prenez le temps de regarder profondément en vous-même de manière à reconnaître que votre nature est la nature de la non-naissance et de la non-mort. C'est ainsi que vous accéderez à la liberté et à la non peur. Cette méthode de pratique va nous aider à vivre sans peur et à mourir en paix et sans regrets.
Si vous avez un chagrin profond, si vous avez perdu un être cher, si vous êtes hantés par la peur de la mort, de l'oubli ou du néant, commencez à pratiquer cet enseignement. Et si vous pratiquez bien, vous serez capables de regarder le nuage, la rose, le caillou ramassé par votre enfant avec les yeux du Bouddha. Vous allez toucher la nature de non-naissance, de non-mort, de sans venir et sans partir de la réalité. Cela vous libèrera de la peur, de l'anxiété et du chagrin. Vous aurez alors en vous une paix qui vous rendra fort, stable et souriant face aux évènements. Et en vivant ainsi, vous pourrez aider beaucoup de gens autour de vous."

dimanche 15 septembre 2013

Conduite sexuelle inappropriée

« Conscient(e) de la souffrance provoquée par une conduite sexuelle inappropriée, je suis déterminé(e) à développer mon sens de la responsabilité afin de protéger la sécurité et l’intégrité de chaque individu, des couples, des familles et de la société. Je m’engage à ne pas avoir de rapports sexuels sans amour ni engagement à long terme. Afin de préserver mon propre équilibre et celui des autres, je suis déterminé(e) à respecter mes engagements ainsi que les leurs. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger les enfants des sévices sexuels et pour empêcher les couples et les familles de se désunir par suite de comportements sexuels inappropriés. »
Extrait de “Bouddha et Jésus sont des frères” de Thich Nhat Hanh

J’ai lu cet extrait cette semaine et cela me fait réfléchir. « S’engager à ne pas avoir de rapports sexuels sans amour ni engagement à long terme »… Je pourrais zapper cette recommandation et la considérer comme une morale religieuse excessive. Sauf que je ne la ressens pas comme ça. Cette recommandation n’accuse pas, ne condamne pas mais veut seulement montrer ce qui est de bon sens. Après il est vrai, reste à définir ce que l’on met dans le mot amour et engagement.

Je ne prendrais pas autant en considération ce message s’il était d’origine chrétienne. Par réflexe surement mes oreilles se seraient fermées. Depuis quelques temps, je me sens plus proche d’un discours bouddhiste qui parle du corps et de l’esprit, de pleine conscience et de l’instant présent.

vendredi 29 mars 2013

Accepter ce qui est (2)

Accepter ce qui est, c’est dire oui à la vie, a tout ce qui nous entoure, comme des expériences, pour découvrir la raison de notre présence au monde. Il faut dire oui à tout comme aimait le dire Christiane Singer.

Accepter c’est regarder les choses tels qu’elles sont sans les masquer ou les fuir. C’est en prendre conscience, de façon juste.

Mais concrètement cela veut dire quoi ?

Pour les belles choses de la vie, tout le monde les accepte, ce n’est pas là que se trouve le problème. Non, l’acceptation rentre en conflit avec nous même quand nous sommes confrontés à des difficultés, à des choses désagréables comme de parler à quelqu’un qu’on déteste ou des situations plus intolérantes comme la maladie, une difficulté financière ou une rupture amoureuse…

Alors oui là c’est difficile et on se rebelle contre ça. Pourquoi devrais-je accepter quelque chose qui me fait souffrir ? C’est du masochisme !

Accepter c’est rester présent à ce qui nous est difficile, c’est en prendre conscience plutôt que de l’ignorer.  Parce que bien souvent la souffrance vient de notre ignorance, d’un manque de « présence »  et que nous sommes responsables de nos souffrances.

Responsable de nos souffrances ?!?
Un exemple… Deux personnes vivant la même difficulté ne réagiront pas nécessairement de la même façon. Il se peut que l’une souffre plus que l’autre. N’est ce pas la preuve de notre responsabilité dans la perception de notre souffrance ?

Nous avons une part de responsabilité dans ce qui nous arrive. Il ne faut pas penser que nos problèmes viennent uniquement des autres. Penser cela  nous enferme dans la haine.

« Quelle est ma responsabilité dans la perte d’un emploi ? J’ai toujours fait mon travail du mieux que j’ai pu, ce n’est pas ma faute mais de mon patron si je suis licencié. » J’ai peut être fait mon travail du mieux que j’ai pu mais je n’ai peut être pas su changer, évoluer quand cela devenait nécessaire. J’ai donc ma part de responsabilité et je dois l’accepter.
« Ma femme ou mon mari me quitte alors que je l’aime. En quoi est ce que je suis responsable ? »  Je suis responsable de ma souffrance parce que je vivais dans un aveuglement, celui de croire que mon bonheur serait sans fin. Nous sommes sur terre et nous savons que tout à une fin. Ce n’est pas du pessimisme de penser ça mais une réalité et là encore je dois l’accepter. L’acceptation que ma relation amoureuse puisse un jour se terminer, doit justement nous inciter à l’apprécier davantage comme quelque chose de précieux et sacré.

Et concernant la maladie… Ne dit-on pas d’une maladie que c’est un maux qui n’a pas pu s’exprimer avec des mots ? Qu’ai-je donc tu en moi au point que le mal prenne forme ?

L’acceptation n’est donc pas du masochisme. C'est au contraire le premier pas que l'on fait vers soi même pour comprendre de façon juste ce qui arrive.

Ci-dessous un extrait du livre « Adhyatma Yoga » d’Arnaud DESJARDINS où il parle de l’acceptation :

Je vais parler de « l’acceptation de ce qui est » - thème commun au taoïsme, au bouddhisme, au christianisme.



Cette idée d’acceptation, on l’a retrouve dans tous les enseignements et elle est généralement mal comprise. Elle correspond à ce que l’on appelait autrefois soumission à la volonté de Dieu. Mais ce langage théologique, nous ne l’acceptons plus volontiers aujourd’hui et il se trouve que Swâmiji avait un langage aussi peu religieux que possible. Comme celui d’un maitre zen ou d’un maitre de vedanta, son langage était presque athée. Mais l’enseignement est le même. Le mot islam lui-même est un mot arabe qui signifie soumission et c’est le mot que Mohammed avait choisi pour désigner la religion qu’il révélait. En Inde vous entendriez bien souvent, en anglais, « complete surrender to God’s will », reddition complète à la volonté de Dieu. Mais qu’est-ce que cette volonté de Dieu ? Chacun va l’interpréter à sa façon. La volonté de Dieu, c’est ce qui se produit à chaque instant, c’est tout. Tout le reste est mental et mensonge. Voila la première vérité qu’il faut entendre, recevoir en pleine figure comme un « challenge », un défi à accepter ou à ne pas accepter. La « volonté de Dieu », c’est ce qui se passe à chaque instant.



Maintenant je vais répondre à un argument que le mental soulève tout de suite : « Mais alors, si j’accepte, le monde s’arrête. Si j’accepte que les malades soient malades, je ne soigne plus ; si j’accepte d’être chômeur je ne gagne plus un centime et je laisse mes enfants mourir de faim. » C’est un non-sens qui est une des armes les plus grossières mais les plus solides du mental. Notamment, en tant que mental collectif de la société occidentale moderne, c’est le mensonge avec lequel les occidentaux ont interprété toutes les civilisations des pays du tiers monde et les civilisations traditionnelles : « ils ne foutent rien, ce sont tous des paresseux, ils vivent dans la crasse, la maladie, assis par terre à contempler un brin d’herbe ou à regarder passer les nuages dans le ciel, c’est la résignation, le fatalisme. » Dieu sait si les Européens se sont dressés contre le monde musulman à propos du fameux : « C’était écrit et je me soumets à la volonté de Dieu. » J’ai vu de mes yeux, lors d’un dîner amical, à Kaboul, en Afghanistan, une infirmière du Service de Coopération technique qui a éclaté et qui a crié : « Je ne peux plus, je ne peux plus, je ne peux plus le supporter. » Elle ne pouvait plus supporter d’être dans un hôpital où, chaque fois que quelqu’un mourait, la famille disait seulement : « C’est la volonté de Dieu. » « Quand les mères voient mourir leur enfant », répétait en tremblant cette Française, « Tout ce qu’elles font c’est de dire : Dieu l’a donné, Dieu l’a repris ». Une certaine acceptation musulmane de la volonté de Dieu, qui en fait épargnait aux mères les émotions et les rendaient beaucoup plus disponibles pour s’occuper des enfants restés vivants, était insupportable à cette infirmière.



Quelle nuance faisons-nous entre accepter et tolérer ? Soyons bien précis : accepter c’est reconnaitre que ce qui est, est. Tolérer implique l’action et concerne non pas l’instant immédiat, mais le futur.  Par exemple – et je vais prendre un exemple vraiment simple pour que le mental ne réussis pas à créer encore une confusion : J’entre dans ma salle de bains, je m’aperçois que ma salle de bains est inondée parce que les robinets sont ouverts et la baignoire a débordé. Je sens déjà que le plafond de la dame du dessous doit être pourri et ensuite il me vient à l’esprit que je n’ai pas contracté d’assurance pour le dégât des eaux. Tout ça, ce sont des faits qui doivent être totalement, à 100%, acceptés. Pas ce qui devrait être, mais ce qui est. Par contre – et je continue avec mon exemple si simple – cela ne peut pas être toléré et, immédiatement, je ferme les robinets. L’acceptation ne consiste pas à laisser les robinets ouverts jusqu’à ce que toute l’eau qui dessert la ville de Paris ou de Lyon ait coulé dans ma propre salle de bains. Avec un exemple aussi simple vous êtes d’accord. Mais dès qu’on se trouve inséré dans l’existence, le mental crée de nouveau une confusion et l’on recommence à dire : « Je ne peux pas accepter, je ne peux pas accepter. »

jeudi 10 janvier 2013

Moi VS Soi

Un ami vient de me faire découvrir le blog de Selim Aïssel traitant de spiritualité où chaque jour une vidéo est postée sur un sujet différent.

Je viens juste d'y flâner et j'ai trouvé les deux vidéos ci-dessous intéressantes:

(cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo)

(cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo)

dimanche 9 décembre 2012

Débilité émotionnelle

J’ai commencé à lire un nouveau livre d’Arnaud Desjardins. Cela faisait plusieurs semaines que j’essayais  d’avancer dans la lecture de deux tomes sur « les grands disciples de bouddha ».  Encore une lecture conseillée par ma prof de yoga. Oui mais là ces bouquins ne me parlent pas. Le soir j’ouvre les pages à reculons et sans motivation, la fatigue arrive vite.  Alors j’ai décidé d’arrêter, de passer à autre chose après avoir lu seulement un tiers du tome 1.

Avec le livre d’Arnaud Desjardin, c’est une vraie différence. Ce qu’il dit fait écho en moi…

Dans ce nouveau livre donc,  « Adhyatma Yoga », il commence par expliquer le rôle d’un gourou dans la culture hindouiste. Le mot gourou évoque beaucoup de choses négatives dans notre culture occidentale. Ce mot a été galvaudé et associé aux dirigeants de mouvements sectaires alors qu’en orient, un gourou est une personne plus que respectable.  C’est un sage, une personne « éveillée» d’un point de vue spirituelle et qui  est capable de guider ceux qui sont à la recherche de leur « essence fondamentale ».
Dans cette description du rôle du gourou, il y est dit aussi une chose qui me semble très juste au sujet de notre société moderne. Nous sommes tous des déséquilibrés émotionnels et qu’à cause de cela l’enseignement des gourous d’aujourd’hui ne peut plus être celui des gourous d’antan. Pour cheminer vers l’éveil, vers cette connaissance de soi, un adulte doit d’abord être maitre de ses émotions. Si ce n’est pas le cas, le gourou doit d’abord travailler sur ce problème.

« Autrefois le gourou était là pour parachever, pousser au-delà des nécessités humaines normales, une éducation déjà donnée. Et aujourd’hui, le gourou a d’abord à remplir une tâche nouvelle qui n’était pas la sienne autrefois, donner aux pseudo-adultes ce qu’ils n’ont pas reçu dans leur enfance et qu’ils auraient dû normalement recevoir. Le gourou doit d’abord faire ce que le père et la mère non pu donner malgré leur désir de donner. » 

« La véritable éducation [d’un enfant], c’est l’éducation émotionnelle. Un enfant vit dans les émotions ; il est tellement dépendant, donc tellement vulnérable, qu’il ne peut pas en être autrement. L’éducation consiste à en faire un adulte. Et un adulte n’a plus d’émotions. Il peut ressentir avec son cœur les réalités de l’existence, mais non pas être emporté par des émotions qui lui enlèvent sa disponibilité et sa lucidité ; cela n’est pas normal pour un adulte. Autrefois, les adultes emportés par leurs émotions étaient plus rares.  … C’était une des formes que prenait la souffrance : être emporté par les émotions, la passion amoureuse incontrôlée, les grandes colères, les jalousies, les haines, les peurs, les désirs incontrôlables. »

Et si nous sommes réellement des adultes handicapés par nos émotions, l’histoire se répète fatalement sur nos enfants...

« Vos parents n’ont pu être ce qu’ils auraient dû être, c'est-à-dire neutres, sans émotions, vous restez si marqués par votre enfance, l’enfant qui subsiste en vous est encore là si puissant avec toutes ses blessures, que vous ne pouvez pas du tout croire que quelqu’un puisse être vraiment neutre, sans émotions, en face de vous. Vous vivez sur la défensive, dans la méfiance, craignant toujours d’être trahi, abandonné, incompris, mal dirigé, trompé par le gourou, quelle que soit sa bonne volonté ou sa sympathie à votre égard. Si ce n’est pas consciemment, c’est inconsciemment. Vous avez toujours rencontré en face de vous quelqu’un qui était un autre que vous, avec ses problèmes à lui, qui s’opposaient aux vôtres. Quand vous aviez besoin que votre mère soit reposée, elle était fatiguée. Quand vous aviez besoin que votre père soit disponible pour jouer, il était tendu par des problèmes professionnels et vous rabrouait en disant : « Je t’en prie, laisse moi, va jouer dans ta chambre » ; et tout à l’avenant. Vous avez toujours eu en face de vous un autre que vous, un autre ego avec ses peurs, ses désirs, ses attractions, ses répulsions. Vous ne pouvez croire qu’il puisse exister un type de relation absolument différent, dans lequel celui qui vous écoute, vous regarde, vous parle, n’existe plus en tant qu’ego, n’est plus soumis au désir, à la peur, à l’attraction, à la répulsion, n’est plus prisonnier du voile ou de l’écran du mental, autrement dit est un avec vous,  N’est pas un autre que vous. »

Se débattre comme on peut avec notre immaturité et l'immaturité de ceux qui nous entourent...
 

dimanche 26 août 2012

Dieu est une femme

Vendredi midi je suis allé à la piscine. Dans le couloir « crawl », il y avait un homme qui dansait… euh pardon… nageait avec charme. Des mouvements lents et gracieux mais efficaces. C’était beau à voir. C’était une sorte de féminité virile. Ce n’était pas une démonstration d’énergie incontrôlée avec tout plein d’éclaboussures. Non c’était fluide et doux, en harmonie avec l’eau. 

Toujours cette semaine, j’ai regardé avec mon fils un épisode de « nus et culottés », la série de Nans et Mouts dans un style « j’irai dormir chez vous » diffusée sur France 5. Dans cet épisode, se déroulant en Auvergne, les deux aventuriers rencontrent un jeune danseur de hip-hop. 
Je ne suis pas forcément un grand fan de cette culture mais ce jeune avait réellement du talent. De le voir danser sur la tête ou marcher avec ses mains avec une telle élégance. Sublimer sa force au point qu’elle en devienne aussi douce à regarder, c’en est presque de la magie. La encore beaucoup de sensualité. 

Beaucoup de sensualité aussi chez ce jeune homme qui était responsable de l’animation dans le camping où l’on se trouvait mi juillet, proche de Bézier. Régulièrement, lors des animations du soir ou même durant la séance d’aquagym du matin, il exécutait sa chorégraphie personnelle de l’été sur la musique de « La Bomba » de King Africa. Des gestes savamment posé sur le tempo : un vrai ravissement pour les yeux. 


Non, bien sur que non, la sensualité n’est pas le domaine exclusif des femmes. Cependant, il me semble que c’est un terrain qui leur ait plus facile d’accès. Et n’ayons pas peur des mots : la sensualité c’est comme une passerelle avec le divin. 

Ca me rappel un passage d’un livre que j’ai lu dernièrement. Quel livre c’était d’ailleurs ? Ca parlait de religion et de déesse... Ah oui le voila : 

Dans l’ensemble, il est plus facile pour une femme de sentir son corps et de l’habiter. Par conséquent, elle est naturellement plus près de l’Être et donc potentiellement plus prêt de l’illumination qu’un homme. C’est pourquoi de nombreuses cultures anciennes choisissaient instinctivement des personnages ou des symboles féminins pour représenter ou décrire la réalité transcendantale. Cette dernière a souvent été symbolisée par la matrice qui donne naissance à toute chose dans la création et qui la sustente et la nourrit durant sa vie en tant que forme. Dans le Tao-te-king, un des plus anciens et plus profonds livres jamais écrits, le tao, qui pourrait se traduire en français par « Être », est décrit comme « l’éternel et infini présent, la mère de l’univers ». Les femmes lui sont plus proches que les hommes de par leur nature puisqu’elles « incarnent » virtuellement le non-manifeste. Qui plus est, toutes les créatures et toutes les choses doivent retourner à la source. « Toutes les choses se fondent dans le tao. Seul celui-ci se perpétue. » Vu que la source est considérée comme étant de nature féminine, on attribue à cet archétype féminin les polarités de la lumière et de l’ombre à la mythologie et en psychologie. La déesse ou la divine mère à deux aspects : elle donne la vie et elle la reprend. 
Lorsque la pensée prit le dessus et que les humains perdirent contact avec leur essence divine, ils se mirent à imaginer Dieu sous une forme masculine. La société devint peu à peu à dominance masculine, la femme étant soumise à celle-ci. 
« Le pouvoir du moment présent » - Eckhart Tolle 


samedi 30 juin 2012

Le corps (suite)

"La clé, c'est d'être en contact permanent avec votre corps subtil, de le sentir en tout temps. Ceci approfondira et transformera rapidement votre vie. Plus vous dirigerez votre conscience sur le corps énergétique, plus la fréquence de ses vibrations s'amplifie, un peu comme augmente l'intensité lumineuse d'une ampoule quand vous tournez le rhéostat. A ce niveau vibratoire plus élevé, la négativité ne peut plus vous perturber et vous tendez naturellement à vous attirer des situations nouvelles qui reflètent cette fréquence vibratoire.
Si vous maintenez le plus possible votre attention sur votre corps énergétique, vous serez ancré dans le présent et ne vous égarerez ni dans le monde extérieur ni dans le mental. Les pensées et les émotions, les peurs et les désirs, seront dans une certaine mesure encore présents, mais, du moins, ils ne prendront pas le dessus.
Veuillez s'il vous plaît observer ce vers quoi est dirigée votre attention en ce moment. Vous êtes en train de m'écouter ou de me lire. C'est le point de mire de votre attention. Vous avez aussi un conscience périphérique du lieu où vous vous trouvez, des personnes qui vous entourent, etc. Il se peut en outre qu'une certaine activité mentale se joue autour de ce vous entendez ou lisez, que votre mental émette des commentaires. Il n'est cependant pas nécessaire que rien de ceci retienne toute votre attention. Voyez si vous pouvez en même temps être en contact avec votre corps subtil. Maintenez une partie de votre attention vers l'intérieur. Ne la laissez pas se tourner entièrement vers l'extérieur. Sentez votre corps entier de l'intérieur, comme une seul et unique champ énergétique. Comme si vous écoutiez ou lisiez avec tout votre corps. Exercez-vous à cela au cours des jours ou des semaines à venir.
N'accordez pas la totalité de votre attention au mental et au monde extérieur. Concentrez-vous sur ce que vous faites, bien sûr, mais sentez en même temps votre corps énergétique aussi souvent que possible. Restez en contact avec vos racines intérieures. Surveillez ensuite comment cela modifie l'état de votre conscience et la qualité de ce que vous faites."

Eckhart TOLLE - Le pouvoir du moment présent.


vendredi 29 juin 2012

Le corps

"Ce que vous percevez comme une structure physique dense et nommez le corps, qui est sujet aux maladies, à la vieillesse et à la mort, n'est pas réel en fin de compte. Ce n'est pas vous. C'est une fausse perception de ce qu'est votre essence véritable, qui se situe au-delà de la naissance et de la mort. Cette impression erronée est le fruit des limites de votre mental qui, parce qu'il a perdu tout contact avec l'être, fait du corps la preuve de sa croyance illusoire en la division et justifie ainsi son état de peur. Mais ne vous détournez pas pour autant du corps, car sous ce symbole d'impermanence, de limite et de mort que vous percevez comme la création chimérique de votre mental se dissimule la splendeur de la réalité essentielle et immortelle de ce que vous êtes. Ne fixez pas votre attention ailleurs que sur le corps lorsque vous cherchez la vérité, car vous ne la trouverez nulle part ailleurs.

Ne vous battez pas contre le corps, car si vous le faites, vous vous battrez contre votre propre réalité. Vous êtes tout de même ce corps, que vous pouvez voir et toucher. Toutefois, il n'est qu'un fin voile illusoire qui abrite un corps subtil invisible, lui même la porte d'accès à l'Être, à la vie non manifestée. Par le corps énergétique, vous êtes inévitablement relié au Grand Tout non manifesté, éternellement présent et qui ne connait ni naissance ni mort."

Eckhart TOLLE - Le pouvoir du moment présent.



dimanche 24 juin 2012

Demandez-vous...

"Demandez-vous s'il y a de la joie, de l'aisance et de la légèreté dans ce que vous entreprenez. S'il n'y en a pas, c'est que le temps a pris le dessus, que le moment présent est passé à l'arrière-plan et que la vie est perçue comme un fardeau ou un combat."
Eckhart Tolle - Le pouvoir du moment présent


jeudi 24 mai 2012

La réponse est toujours OUI !

L'importance de dire oui à notre quotidien et à tout ce qui nous entoure par Christiane Singer.


Christiane Singer par supervielle

dimanche 11 mars 2012

"L'audace de vivre" d'Arnaud Desjardins


Je suis entrain de lire ce livre et même avant de l'avoir fini je ressens le besoin de résumer une partie de ce qui est dit au niveau du chapitre "le sexe et le cœur". Ce résumé est fait à ma manière: extraits de phrases, de paragraphes et ré-agencées à ma façon.

Les centres qui nous composent

Nous sommes composés d’un centre intellectuel, d’un centre émotionnel (siège des émotions), d’un centre physique (le siège des sensations) et enfin d’un centre sexuel.
Quand le centre émotionnel est purifié il devient le centre émotionnel supérieur appelé aussi le sentiment supérieur, le cœur.

Chaque centre travaille avec une énergie qui lui est propre. L’assimilation de l’énergie par ces centres contribue à la cristallisation d’un corps dit subtil, qui est une structure autonome qui permet de rentrer en contact avec les états supérieur de conscience, les sentiments divins.
L’énergie sexuelle c'est-à-dire l’énergie qui est propre au centre sexuel, est une énergie d’un niveau de qualité haute. Elle vibre au même niveau d’intensité que celle qui anime les sentiments les plus fin : la paix, la sérénité, l’amour, la béatitude, tous les états intérieurs qui engendrent une dilation du cœur. Ceci explique pourquoi l’énergie sexuel à des liaisons avec la vie mystique.

Le centre sexuel
La sexualité est un élan, une rencontre, un accueil, un don à l’autre, même si ce niveau de qualité n’est pas toujours atteint, loin de là. Le centre sexuel c’est la force de vie fondamentale, c’est la pulsion vers l’autre, c’est le fondement de l’amour qui peut ensuite communiquer de cœur à cœur et d’âme à âme. Il n’existe aucune possibilité d’aimer, au sens spirituel du mot, si vous n’êtes pas pleinement réconciliés avec votre sexualité.

Si un moine dans le monastère assume complètement l’énergie du sexe, celle-ci peut être transmutée et il accède alors à l’amour ; mais ceux qui entrent au monastère par peur de la sexualité ou en la condamnant ont beau prier toute la journée, ils n’accèdent pas à l’amour, vieillissent tristes et aigris et leur vie spirituelle tourne à l’échec.

De toute façon, une vie humaine ne peut être juste que si elle est fondée sur un oui massif à la sexualité : un moine dont la vocation monastique repose sur le refus de la sexualité sabote sa vie de moine. Normalement, un moine entre au monastère plein d’énergie sexuelle. Les textes anciens sont éloquents à cet égard, comme en témoigne la question que l’on posait autrefois à celui qui entrait au monastère : « tu veux vivre dans la chasteté, as-tu de belles érections ? » Pleinement assumée, la sexualité peut ensuite être utilisée dans un but spirituel mais malheureusement, pour beaucoup d’Occidentaux, ce n’est pas le cas.

L’énergie sexuelle non polluée par la négativité des autres centres, est l’énergie la plus sacrée

Les autres centres
Le centre émotionnel supérieur ainsi que le centre sexuel ne connaisse que le oui. Ce sont des centres pures car sans négativité.

En revanche le centre intellectuel, le centre émotionnel « classique » (non supérieur), le centre physique sont des centre qui possèdes une partie positive et une partie négative. La partie négative de ces centres nous poussent à dire non à la vie, par crainte, par imitation.

Exemple :
  • Négativité du centre intellectuel : refus de quelques choses qui plus jeunes nous a été imposé par nos parents, par notre culture… Le centre intellectuel contient les interdits.
  • Négativité du centre émotionnel : les peurs en général, comme la peur d’être abandonné, …
  • Négativité du centre physique :

La sexualité et l’énergie sexuelle
 
La sexualité est mal vécue quand des connexions se font entre le centre sexuel et la moitié négative des autres centres. La sexualité devient alors névrotique.

Par exemple:       

  •  Connexion entre le centre sexuel et la partie négative du centre émotionnel : la peur d’être trahi du centre émotionnel peut polluer la sexualité en ne se laissant pas aller au plaisir.
  •             Connexion entre le centre sexuel et la partie négative du centre intellectuel : les interdits du centre intellectuel peuvent perturber la sexualité en trouvant immorale certaines pratiques.
La sexualité même si elle devient névrotique peut à tout moment de la vie, redevenir naturelle et intacte en s’évertuant de la débarrasser de ces liaisons négatives. La sexualité en elle-même demeure toujours parfaite. La sexualité n’est jamais « abimée » ce qui est abimé c’est le mental, les émotions ou le corps. L’énergie sexuelle reste toujours intacte en chacun de nous.

L’énergie sexuelle ne peut être vécue que de trois manières justes :
  • ·         La première est une manière provisoire. C’est l’abstinence quand dans certaine circonstance il n’est pas possible d’avoir de sexualité. La sexualité est mise alors au repos. Ces périodes d’abstinence momentanée sont tout à fait normales. Il faut alors rester quelque temps sans vie sexuelle sans pour autant en faire un drame.
  • ·         La seconde manière d’utiliser l’énergie sexuelle de façon juste c’est la continence ou la transmutation. L’absence de vie sexuelle dans la vie spirituelle ne constitue pas un comportement particulièrement vertueux et admirable. Il s’agit d’une méthode, une technique servant à transmuter l’énergie sexuelle en amour.
  • ·         La troisième manière c’est l’union sexuelle. « Soyez complètement normal avant de vouloir être supranormal ». et l’épanouissement sexuel normal, épanoui, tout comme la transmutation, peut jouer un rôle de premier plan sur le chemin.

Si l’énergie sexuelle n’est pas consommée d’une de ces trois façons juste alors elle est récupérée par les autres centres (centre intellectuel, émotionnel ou physique). Or ces centres ne fonctionnent pas bien avec cette énergie là. Cela crée des « interférences ». L’énergie sexuelle déviée comporte un aspect agressif : elle est alors employée pour se battre, attaquer ou critiquer. Cela crée une tension, un excès, une combativité, une inutilité qui vont nourrir les obstacles à la satisfaction normale.
  • ·         Energie sexuelle déviée vers le centre émotionnel : Cela engendre fanatisme dans les émotions, une excitation, une intensité dans les idées. Certains s’enflammeront pour une cause, écriront des pamphlets, se déchaineront devant leurs auditoires.
  • ·         Energie sexuelle déviée vers le centre physique : Obstination, combativité excessive mais parfois quand c’est inutile.

Comment retrouver une sexualité pure, non névrotique, comment se libérer du passé ?
 
D’un point de vue technique, votre travail sera donc de faire en sorte que les sollicitations du centre sexuel ne déclenchent plus dans les autres centres de réactions négatives qui n’ont, en vérité, aucun rapport avec lui.

Le fait de sentir se lever un désir sexuel est juste et naturel – vous verrez ensuite, dans l’ensemble des paramètres de votre existence, si vous lui donnez suite ou non. Ne ruinez pas votre destin parce qu’un jour une montée de désir vous a submergé, emporté et conduit à des actes lords de conséquences, et ne niez pas non plus une demande sexuelle.

Comment éviter que la moitié négative de centre moteur, du centre intellectuel et du centre émotionnel, ou les trois ensembles, ne viennent interférer ? Tout travail sur la moitié négative de ces centres sera bénéfique à votre vie sexuelle et, d’une manière générale, l’ensemble de votre « chemin » vous aide à les purifier. Chaque fois que vous vous efforcez de convertir un refus en adhésion ou une contraction en détente, chaque fois que vous remettez en cause un préjugé ou une des prétendues lois qui constituent votre monde subjectif, même si apparemment cela n’a aucune relation directe avec la vie amoureuse, vous servez l’avenir d’une sexualité épanouie. Je ne dis pas que votre vie amoureuse sera miraculée si vous acceptez sans émotion que votre paire de lunette s’est cassée en tombant. Mais si vous prenez définitivement l’habitude de dire oui à ce qui est, le oui finira par imprégner votre existence et par atténuer la force négative des autres centres.

Enfin, pour finir ce résumé, voici un dernier extrait:

Que vous ayez une vie sexuelle ou que les circonstances de votre existence vous condamnent à n’en avoir aucune, ne vous inquiétez pas. Prenez votre destin tel qu’il est aujourd’hui et soyez en paix avec lui. Mais je vous demande à tous et à toutes une réflexion avec un cœur ouvert pour vous réconcilier avec l’énergie sexuelle sans aucune arrière-pensée parce que dans les pratiques concernant ce qui est « au-dessous de la ceinture », notamment le hara, la force sexuelle se trouve impliquée. 

En ce qui me concerne, j’avais reçu une éducation très religieuse qui voyait l’impureté partout : point de salut si l’on faisait l’amour hors du mariage, auquel il fallait accéder vierge avec une jeune fille vierge ; toute autre attitude trahissait l’idéal chrétien. Les groupes Gurdjieff m’ayant convaicu que les relations sexuelles, loin d’être une faute, pouvaient constituer une très fine « nourriture d’impression », j’avais fini par me croire bien normale sexuellement mais il manquait encore quelque chose. C’est l’Asie qui m’a fait découvrir la dimension sacrée de la force sexuelle, quelle que soit la manière dont on l’utilise.

Rien ne parait plus terrible à un homme que l’idée d’être châtré mais cette castration à bel et bien lieu si l’être humain se coupe de la force vitale en lui et de sa capacité à aimer. Je tiens à insister sur cette vérité paradoxale au premier abord : la force sexuelle, c’est la force de l’amour mystique. Si vous n’êtes pas en paix avec votre sexualité, vous pourrez être amoureux, mais vous n’atteindrez pas l’amour spirituel. Un yogi ou un moine du mont Athos qui ne prendront jamais une femme dans leur bras mèneront pourtant leur ascèse avec l’énergie sexuelle. Et si vous refusez cette énergie en vous, simplement parce que vous la considérez comme une activité certes excitante mais animale, vous vous condamnez à une vie gâchée. Je sais par vos confidences quelles souffrances peut entrainer chez les hommes comme chez les femmes cette fonction naturelle quand elle est distordue, déviée, dénaturée.  

dimanche 26 février 2012

Une semaine de vacances

Une semaine de vacances se termine. Une semaine toute simple, à la maison, en famille.
Ülee et moi n'avons pas fait l'amour. C'est comme ça. Je ne cherche pas à comprendre. Nous avons néanmoins partagé des bons moments ensemble: 3 randonnées de 2:30 chacune et une petite dernière d'1 heure, ce dimanche.
Pendant cette semaine j'ai aussi renoué avec la généalogie. Les actes d'état civil de mon département sont dorénavant scannés et libre d'accès sur internet. J'ai donc pu continuer a avancer sur mes petites enquêtes concernant mes ancêtres. Des gens simples à priori qui sont restés de génération en génération dans le même village ou celui d'à coté. C'est d'ailleurs dans cette même région que j'habite maintenant.
Enfin coté lecture je me suis attaqué au livre que ma prof de yoga m'a conseillé. Un témoignage d'une femme ayant vécu une NDE. Un livre qui interpelle. Un livre qui parle de la mort et par conséquence du rôle de la vie.
L'ayant fini j'ai voulu creuser davantage le sujet et j'ai lu un autre livre écrit cette fois ci par un ancien journaliste ayant enquêté sur les NDE. Une enquête sur la mort donc et qui se veut objective en confrontant les avis de plusieurs personnes, scientifiques, psychologues ... Le sujet m'a intéressé et me donne envie de lire encore d'autres bouquins.

Ci-dessous des extraits de ces lectures qui sont importants pour moi:

"45 secondes d'éternité" de Nicole Dron

 Page 100
J’ai toujours pensé que l’amour d’une mère est le sentiment le plus noble, le plus altruiste qui puisse exister en ce monde et je le pense toujours. Pourtant, je découvrais aussi que mon amour était égoïste : je ne voulais pas que mes enfants soient orphelins et qu’ils souffrent c’est évident, mais aussi je ne voulais pas qu’ils tendent leurs petits bras à une autre maman que moi et, si je désirais voir mon mari heureux, ce n’était certes pas dans les bras d’une autre femme !
Dans ma dimension terrestre, j’étais encore très loin de cet Amour qui baigne l’Univers ! De cet amour qui aime comme un soleil, sans condition.

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J’ai vu venir à moi un être très beau. Il m’est impossible de dire si cet être était un homme ou une femme, car il était viril et féminin à la fois. J’avais l’impression de le connaître depuis toujours. Je voulais me fondre en lui. Un amour immense nous poussait l’un vers l’autre. Je lui ai tendu les bras et je lui ai dit : « Je veux me marier avec toi … ». Et je prenais conscience que cet être était moi, mais moi à la fin des temps, moi totalement réalisée.

Ce fut une grande leçon d’humilité, car je mesurai tout le chemin qu’il me restait à parcourir pour être ce que je suis déjà, sur le plan le plus haut de mon être… Je comprenais que le temps n’était que la distance qui me séparait de moi-même et que j’étais déjà « cela » dans la mesure où j’étais capable de vivre à la pointe de mon âme, dans cette vibration ultime où tout est déjà accompli. Je comprenais aussi que c’était mon incapacité à incarner le meilleur de moi-même, ici, sur cette terre, qui déterminait mon chemin. Elle attire les expériences et les épreuves qui me sont nécessaires afin que, par elles, et certainement grâce à elles, je grandisse et acquière toutes les qualités qui me manquent. Le temps qu’il faut pour cela dépend de ma capacité à me réaliser, à ÊTRE. 

Sur la terre, les critères habituels du bonheur sont d’être en bonne santé, d’aimer et d’être aimé, d’avoir un travail qui nous épanouit, une situation sociale confortable, de pouvoir s’offrir des vacances etc. Tout ceci est légitime si ce n’est pas l’unique but de la vie. Mais, malheureusement, pour beaucoup d’être englués dans cette société très matérialiste, le bonheur c’est uniquement : avoir et profiter au maximum des plaisirs de la vie.
Dans l’état où je me trouvais au cours de l’expérience, la seule chose qui avait de l’importance, c’était le fait d’Être.

Je n’avais qu’un désir : être ce que je suis, dans toute sa dimension, dans toute sa plénitude.
Être libre de tout désir d’avoir et de posséder sur tous les plans, aussi bien des richesses matérielles, qu’intellectuelles ou spirituelles, dans la mesure où je suis attachée à elles ou dépendantes d’elles pour me sentir exister à mes propres yeux ou à travers ceux de mon entourage.
Plus tard en lisant un ouvrage consacré à Arnaud Desjardins, je suis tombée sur une petite phrase concise qui résumait en quelques mot ce qui vient d’être dit. Swamiji, son maitre spirituel, lui a dit à un moment crucial de son existence, à un moment de choix déterminant : « Arnaud, ‘être’, c’est être libre de l’avoir ». Et plus loin : « Non pas être sans désir, mais libre du désir, libre de la réalisation ou de la non-réalisation de celui-ci. Quel taux de liberté intérieure cela implique t’il ! De détachement vis-à-vis de ses vouloirs égoïstes ! » (Desjardins Arnaud ou l’aventure de la sagesse – Gilles Farcet, Editions la Table Ronde)


"La source noire" de Patrice Van Eersel


Page 156, en parlant des personnes ayant vécues une NDE,
Ils se disent transformés, déclarent savoir reconnaitre désormais « ce qui est important de ce qui ne l’est pas ». (Important : la vie, les détails quotidiens, la disponibilité, l’hospitalité. Pas important : le rang, les rôles, le fric, les statuts, les apparences.)

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Ce dont nous avons peur, c’est de vivre et non pas de mourir. N’a peur de mourir que celui qui n’a pas su vivre pleinement. Mais que signifie vivre ? Et croître ?



Pour EKR (Elisabeth Kübler-Ross), tout s’éclaire quand elle comprend qu’elle lutte contre la négativité. Qu’est ce que la négativité ? Tout ce qui bloque le flux de l’énergie et vous empêche de vivre avec amour et harmonie – et donc tout ce qui vous rend malheureux, méchant, stupide malade…
« La négativité de chaque individu, lui dit l’ange, contribue à nourrir un vaste grumeau de négativité générale qui menace le monde. A l’inverse, chaque fois qu’un être devient plus positif quelque part sur la planète, l’humanité court un peu moins de risque de s’autodétruire. »
Comment devenir plus positif ? L’ange ne contredit pas les savants modernes de la psyché (les aurait-il inspiré ?) : il faut que les émotions refoulées s’échappent de la prison de l’inconscient, afin que le flux vital puisse à nouveau circuler librement. Les émotions naturelles, souffle l’ange à Elisabeth, se compte sur les doigts d’une main. Il y a la peur (peur de tomber, et peur des grands bruits), la colère (contre le changement), la jalousie (qui pousse à imiter et à faire mieux), le chagrin (face à la perte), l’amour, enfin (qui consiste plus souvent qu’on croit à dire non). Toutes les autres émotions (toutes !) seraient, selon le « fantôme » d’Elisabeth, des sous produits pervertis, parce que les fruits de refoulements, de ces cinq émotions naturelles.
« Et la mort ? demande Elisabeth un jour, quel rapport entre l’aide aux mourant et la lutte contre la négativité ?
-       C’est très simple, répond l’étrange interlocuteur. L’agonie représente la dernière chance pour un individu de se débarrasser de la négativité dont il n’a su se défaire durant son existence. La dernière chance, donc, d’accomplir ce pour quoi il s’était incarné. C’est d’ailleurs la sele chose qu’un humain puisse faire pour « aider le monde » !
-       Quoi donc ?
-       Se rendre plus positif lui-même. Même si c’est à la dernière seconde, il aura en quelque sorte accompli sa mission. Mais cela serait difficile s’il restait bloqué à l’un des stades intermédiaires de l’agonie.
-       Et en ce cas ?
-       Eh bien, il lui faudra revenir, se réincarner, pour reprendre le même travail, encore et encore, jusqu’à ce qu’il y soit parvenu, et puisse passer à un autre niveau de conscience. »

Cette croyance en la réincarnation (ou ce mythe, ou ce conte, comme vous voudrez) a de nouveau le vent en poupe. Elément après élément, le puzzle d’une universelle cosmologie se révèle lentement.

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Le vieillard, ou le grand malade qui, réellement, n’en peut plus de souffrance, mais dont le corps refuse « absurdement » de mourir, a peut-être un « travail à achever », comme dit Kübler-Ross. Un « coup de main » de la part d’un personnel hospitalier entraîné au travail euthanasique pourrait immensément aider non pas à achever le moribond, mais le libérer du nœud psychologique qui bloque. Et donc lui permettre de mourir, enfin libre.