dimanche 11 mars 2012

"L'audace de vivre" d'Arnaud Desjardins


Je suis entrain de lire ce livre et même avant de l'avoir fini je ressens le besoin de résumer une partie de ce qui est dit au niveau du chapitre "le sexe et le cœur". Ce résumé est fait à ma manière: extraits de phrases, de paragraphes et ré-agencées à ma façon.

Les centres qui nous composent

Nous sommes composés d’un centre intellectuel, d’un centre émotionnel (siège des émotions), d’un centre physique (le siège des sensations) et enfin d’un centre sexuel.
Quand le centre émotionnel est purifié il devient le centre émotionnel supérieur appelé aussi le sentiment supérieur, le cœur.

Chaque centre travaille avec une énergie qui lui est propre. L’assimilation de l’énergie par ces centres contribue à la cristallisation d’un corps dit subtil, qui est une structure autonome qui permet de rentrer en contact avec les états supérieur de conscience, les sentiments divins.
L’énergie sexuelle c'est-à-dire l’énergie qui est propre au centre sexuel, est une énergie d’un niveau de qualité haute. Elle vibre au même niveau d’intensité que celle qui anime les sentiments les plus fin : la paix, la sérénité, l’amour, la béatitude, tous les états intérieurs qui engendrent une dilation du cœur. Ceci explique pourquoi l’énergie sexuel à des liaisons avec la vie mystique.

Le centre sexuel
La sexualité est un élan, une rencontre, un accueil, un don à l’autre, même si ce niveau de qualité n’est pas toujours atteint, loin de là. Le centre sexuel c’est la force de vie fondamentale, c’est la pulsion vers l’autre, c’est le fondement de l’amour qui peut ensuite communiquer de cœur à cœur et d’âme à âme. Il n’existe aucune possibilité d’aimer, au sens spirituel du mot, si vous n’êtes pas pleinement réconciliés avec votre sexualité.

Si un moine dans le monastère assume complètement l’énergie du sexe, celle-ci peut être transmutée et il accède alors à l’amour ; mais ceux qui entrent au monastère par peur de la sexualité ou en la condamnant ont beau prier toute la journée, ils n’accèdent pas à l’amour, vieillissent tristes et aigris et leur vie spirituelle tourne à l’échec.

De toute façon, une vie humaine ne peut être juste que si elle est fondée sur un oui massif à la sexualité : un moine dont la vocation monastique repose sur le refus de la sexualité sabote sa vie de moine. Normalement, un moine entre au monastère plein d’énergie sexuelle. Les textes anciens sont éloquents à cet égard, comme en témoigne la question que l’on posait autrefois à celui qui entrait au monastère : « tu veux vivre dans la chasteté, as-tu de belles érections ? » Pleinement assumée, la sexualité peut ensuite être utilisée dans un but spirituel mais malheureusement, pour beaucoup d’Occidentaux, ce n’est pas le cas.

L’énergie sexuelle non polluée par la négativité des autres centres, est l’énergie la plus sacrée

Les autres centres
Le centre émotionnel supérieur ainsi que le centre sexuel ne connaisse que le oui. Ce sont des centres pures car sans négativité.

En revanche le centre intellectuel, le centre émotionnel « classique » (non supérieur), le centre physique sont des centre qui possèdes une partie positive et une partie négative. La partie négative de ces centres nous poussent à dire non à la vie, par crainte, par imitation.

Exemple :
  • Négativité du centre intellectuel : refus de quelques choses qui plus jeunes nous a été imposé par nos parents, par notre culture… Le centre intellectuel contient les interdits.
  • Négativité du centre émotionnel : les peurs en général, comme la peur d’être abandonné, …
  • Négativité du centre physique :

La sexualité et l’énergie sexuelle
 
La sexualité est mal vécue quand des connexions se font entre le centre sexuel et la moitié négative des autres centres. La sexualité devient alors névrotique.

Par exemple:       

  •  Connexion entre le centre sexuel et la partie négative du centre émotionnel : la peur d’être trahi du centre émotionnel peut polluer la sexualité en ne se laissant pas aller au plaisir.
  •             Connexion entre le centre sexuel et la partie négative du centre intellectuel : les interdits du centre intellectuel peuvent perturber la sexualité en trouvant immorale certaines pratiques.
La sexualité même si elle devient névrotique peut à tout moment de la vie, redevenir naturelle et intacte en s’évertuant de la débarrasser de ces liaisons négatives. La sexualité en elle-même demeure toujours parfaite. La sexualité n’est jamais « abimée » ce qui est abimé c’est le mental, les émotions ou le corps. L’énergie sexuelle reste toujours intacte en chacun de nous.

L’énergie sexuelle ne peut être vécue que de trois manières justes :
  • ·         La première est une manière provisoire. C’est l’abstinence quand dans certaine circonstance il n’est pas possible d’avoir de sexualité. La sexualité est mise alors au repos. Ces périodes d’abstinence momentanée sont tout à fait normales. Il faut alors rester quelque temps sans vie sexuelle sans pour autant en faire un drame.
  • ·         La seconde manière d’utiliser l’énergie sexuelle de façon juste c’est la continence ou la transmutation. L’absence de vie sexuelle dans la vie spirituelle ne constitue pas un comportement particulièrement vertueux et admirable. Il s’agit d’une méthode, une technique servant à transmuter l’énergie sexuelle en amour.
  • ·         La troisième manière c’est l’union sexuelle. « Soyez complètement normal avant de vouloir être supranormal ». et l’épanouissement sexuel normal, épanoui, tout comme la transmutation, peut jouer un rôle de premier plan sur le chemin.

Si l’énergie sexuelle n’est pas consommée d’une de ces trois façons juste alors elle est récupérée par les autres centres (centre intellectuel, émotionnel ou physique). Or ces centres ne fonctionnent pas bien avec cette énergie là. Cela crée des « interférences ». L’énergie sexuelle déviée comporte un aspect agressif : elle est alors employée pour se battre, attaquer ou critiquer. Cela crée une tension, un excès, une combativité, une inutilité qui vont nourrir les obstacles à la satisfaction normale.
  • ·         Energie sexuelle déviée vers le centre émotionnel : Cela engendre fanatisme dans les émotions, une excitation, une intensité dans les idées. Certains s’enflammeront pour une cause, écriront des pamphlets, se déchaineront devant leurs auditoires.
  • ·         Energie sexuelle déviée vers le centre physique : Obstination, combativité excessive mais parfois quand c’est inutile.

Comment retrouver une sexualité pure, non névrotique, comment se libérer du passé ?
 
D’un point de vue technique, votre travail sera donc de faire en sorte que les sollicitations du centre sexuel ne déclenchent plus dans les autres centres de réactions négatives qui n’ont, en vérité, aucun rapport avec lui.

Le fait de sentir se lever un désir sexuel est juste et naturel – vous verrez ensuite, dans l’ensemble des paramètres de votre existence, si vous lui donnez suite ou non. Ne ruinez pas votre destin parce qu’un jour une montée de désir vous a submergé, emporté et conduit à des actes lords de conséquences, et ne niez pas non plus une demande sexuelle.

Comment éviter que la moitié négative de centre moteur, du centre intellectuel et du centre émotionnel, ou les trois ensembles, ne viennent interférer ? Tout travail sur la moitié négative de ces centres sera bénéfique à votre vie sexuelle et, d’une manière générale, l’ensemble de votre « chemin » vous aide à les purifier. Chaque fois que vous vous efforcez de convertir un refus en adhésion ou une contraction en détente, chaque fois que vous remettez en cause un préjugé ou une des prétendues lois qui constituent votre monde subjectif, même si apparemment cela n’a aucune relation directe avec la vie amoureuse, vous servez l’avenir d’une sexualité épanouie. Je ne dis pas que votre vie amoureuse sera miraculée si vous acceptez sans émotion que votre paire de lunette s’est cassée en tombant. Mais si vous prenez définitivement l’habitude de dire oui à ce qui est, le oui finira par imprégner votre existence et par atténuer la force négative des autres centres.

Enfin, pour finir ce résumé, voici un dernier extrait:

Que vous ayez une vie sexuelle ou que les circonstances de votre existence vous condamnent à n’en avoir aucune, ne vous inquiétez pas. Prenez votre destin tel qu’il est aujourd’hui et soyez en paix avec lui. Mais je vous demande à tous et à toutes une réflexion avec un cœur ouvert pour vous réconcilier avec l’énergie sexuelle sans aucune arrière-pensée parce que dans les pratiques concernant ce qui est « au-dessous de la ceinture », notamment le hara, la force sexuelle se trouve impliquée. 

En ce qui me concerne, j’avais reçu une éducation très religieuse qui voyait l’impureté partout : point de salut si l’on faisait l’amour hors du mariage, auquel il fallait accéder vierge avec une jeune fille vierge ; toute autre attitude trahissait l’idéal chrétien. Les groupes Gurdjieff m’ayant convaicu que les relations sexuelles, loin d’être une faute, pouvaient constituer une très fine « nourriture d’impression », j’avais fini par me croire bien normale sexuellement mais il manquait encore quelque chose. C’est l’Asie qui m’a fait découvrir la dimension sacrée de la force sexuelle, quelle que soit la manière dont on l’utilise.

Rien ne parait plus terrible à un homme que l’idée d’être châtré mais cette castration à bel et bien lieu si l’être humain se coupe de la force vitale en lui et de sa capacité à aimer. Je tiens à insister sur cette vérité paradoxale au premier abord : la force sexuelle, c’est la force de l’amour mystique. Si vous n’êtes pas en paix avec votre sexualité, vous pourrez être amoureux, mais vous n’atteindrez pas l’amour spirituel. Un yogi ou un moine du mont Athos qui ne prendront jamais une femme dans leur bras mèneront pourtant leur ascèse avec l’énergie sexuelle. Et si vous refusez cette énergie en vous, simplement parce que vous la considérez comme une activité certes excitante mais animale, vous vous condamnez à une vie gâchée. Je sais par vos confidences quelles souffrances peut entrainer chez les hommes comme chez les femmes cette fonction naturelle quand elle est distordue, déviée, dénaturée.  

4 commentaires:

  1. Voilà qui donne envie de le lire.

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    1. Oui il y a surement des passages qui vont t'intéresser. J'en suis plus que sûr!

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  2. Bonsoir Rêveur

    Je prends note du livre auquel tu fais référence dans cet article afin de le lire. En tout état de cause, d'après les extraits que tu publies, je ne peux qu'être d'accord. Vouloir dissocier le mental du physique, c'est s'amputer d'une partie de nous mêmes, vouloir les opposer c'est renier une part de soi. Je crois que tout est affaire d'harmonisation , de dialogue permanent entre mental et physique et surtout de circulation d'énergie. Je suis depuis toujours très sensible à l'approche holistique de l'humain comme un tout indissociable, notamment dans la philosophie Indienne. Cette vision nous relie non seulement à nous même mais aussi à l'univers...Comme Le tantrisme et l'éveil de la Kundalinî par exemple.
    Il y a pas mal d'ouvrages également concernant le sujet mais aussi certainement pas mal de gourous opportunistes ou d'associations à dérives sectaires dont il convient de se méfier !!!
    Au plaisir de te lire
    Baisers énergétiques
    Elise

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    1. Merci belle Elise,
      De mon coté je viens de commander un livre sur le tantrisme.
      Bisous

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