| Quoi de neuf ? Cette petite question comme un bon début pour me parler à moi-même. J’ai été assez silencieux ces derniers temps sur ce blog. Je l’étais moins ailleurs. Je me suis raconté quelque peu auprès d’une femme. Partager avec des mots, des tranches de mon quotidien. Avec certaines personnes ça devient vite un plaisir et les mots sortent facilement. S’exprime aussi une certaine tendresse. Est-ce naturel d’exprimer de la tendresse quand on se parle sous la forme de la confidence ? Oui mais la tendresse ça ne s’exprime pas en dehors d’un couple. Il y a des règles à ne pas franchir. Et elle a mis les points sur les « i ». J’ai alors contenu cette délicatesse. Une forme de distance a pris place. Du silence aussi. Un poil frustré oui, j’ai eu besoin de compenser et j’ai ouvert la porte d’un site de rencontre homosexuelle. C’est vrai je suis beaucoup plus attiré par les femmes mais certains hommes me plaisent aussi. Cela fait plusieurs mois, voir peut être années maintenant, que je traine sur des réseaux libertins. J’y ai appris essentiellement que les hommes seuls ne sont pas les bienvenus ou que je n’y étais pas le bienvenu et ce qui revient au même pour moi. Sur ce site gay, c’est quand même beaucoup, beaucoup plus chaleureux. Les sollicitations sont nombreuses en comparaison au peu de temps que j’y ai passé. Surpris quand même de voir des hommes « grands » ne pas attacher d’importance à ma « petite » taille. Accosté par quelques hommes, j’ai choisi et accepté de faire rentrer Yann dans ma bulle. Il a 44 ans et infirmier de profession. Sur sa photo, il pose habillé à visage découvert devant un monument égyptien. Une photo de vacances vraisemblablement qu’il a du passer avec sa femme durant l’été 2011 à en croire la date du fichier. Oui avec sa femme puisque Yann est marié. Ils vivent toujours en couple et ils ont 2 filles de 18 et 13 ans. Yann ne fait plus l’amour avec elle. Les relations intimes entres eux sont devenues inexistantes. En revanche, elle n’est pas au courant qu’ils fréquentent des « meks » (comme il dit). Il ne fréquente que les hommes. Les femmes ne l’intéressent plus. On a donc échangé nos emails et là encore on a commencé à se raconter l’un l’autre. J’ai une certaine expérience dans les « relations » épistolaires avec les femmes, très peu avec les hommes. Et Yann ne semble pas avoir la patience des mots. Même si j’avais un certain élan envers cet homme au début en ayant vu sa photo et lu ses premières descriptions, cette attirance se tari à présent par son manque d’entrain à se raconter. J’ai bien compris qu’il avait cette impatience en lui, cette envie de me voir mais il faut croire que je suis assez cérébrale et que j’ai besoin de connaitre l’autre par sa façon d’être avant d’aller plus loin. Alors voilà ces deux petites expériences avec cette femme et cet homme, me font m’interroger. Qu’est ce qui me pousse à aller voir ailleurs de la sorte ? Est ce que mon couple ne comble pas toutes mes attentes ? Il est vrai que cela fait 4 mois ? 5 mois ? Plus ? Qu’Ülee et moi n’avons pas fait l’amour. Je ne suis pas pour autant un « mort de faim ». Mais j’ai envie de me nourrir de d’autres gens, de me sentir proche d’eux dans une relation unique et privilégiées. Faire révéler et exprimer cette tendresse en moi aussi et me sentir vivant par l’énergie que cela m’apporte. Mon « libertinage » à moi ne se contente pas d’une relation physique, d’un plaisir charnel et basta ! J’ai besoin d’un vrai échange que d’autres pourraient qualifier d’amour. L’amour, j’ai un peu du mal à y croire moi. L’amour pour moi c’est quelque chose de sacré, de spirituel, c’est le lien qui nous unit à Dieu. Mais entres humains que nous sommes, ce qui nous unis, restons nobles, c’est de l’attention, de la tendresse, de la sympathie pas de l’amour ou alors c’en est une pâle copie. L’égoïsme de donner pour avoir quelque chose en retour est toujours de mise. … J’ai écris les lignes ci-dessus il y a déjà plusieurs jours. Un frein en moi m’empêchait de les diffuser. La peur peut être de froisser Ülee qui lit bien évidemment ce blog. Mais nous partageons nos vies et j’ai besoin qu’elle sache ce que je suis. Ce blog me permet également de lui parler même si je ne veux pas forcément qu’elle me réponde ici. Bien des fois je voudrais lui dire mes envies, mes envies d’ailleurs sans forcément arriver à trouver le moment durant notre quotidien, notre vie de famille… J’aimerai qu’elle me questionne beaucoup plus souvent, qu’elle cherche à savoir si j’ai écris à untel et si j’ai eu une réponse. Qu’elle cherche à savoir ce qui m’anime… Ce n’est pas de l’intrusion puisque je le souhaite. A propos de Yann, je ne l’ai pas recontacté. Son manque d’entrain pour mieux me connaitre « virtuellement » avant du réel, me bloque. Sur ce site gay, je reçois des sollicitations d’autres hommes quasi quotidiennement. J’ai essayé de dialoguer avec certains qui me plaisaient mais très vite je comprends qu’ils veulent du sexe « right now » et pas de blabla. Alors je fais ma « princesse ». |
dimanche 30 décembre 2012
What's up?
dimanche 9 décembre 2012
Débilité émotionnelle
| J’ai commencé à lire un nouveau livre d’Arnaud Desjardins. Cela faisait plusieurs semaines que j’essayais d’avancer dans la lecture de deux tomes sur « les grands disciples de bouddha ». Encore une lecture conseillée par ma prof de yoga. Oui mais là ces bouquins ne me parlent pas. Le soir j’ouvre les pages à reculons et sans motivation, la fatigue arrive vite. Alors j’ai décidé d’arrêter, de passer à autre chose après avoir lu seulement un tiers du tome 1. Avec le livre d’Arnaud Desjardin, c’est une vraie différence. Ce qu’il dit fait écho en moi… Dans ce nouveau livre donc, « Adhyatma Yoga », il commence par expliquer le rôle d’un gourou dans la culture hindouiste. Le mot gourou évoque beaucoup de choses négatives dans notre culture occidentale. Ce mot a été galvaudé et associé aux dirigeants de mouvements sectaires alors qu’en orient, un gourou est une personne plus que respectable. C’est un sage, une personne « éveillée» d’un point de vue spirituelle et qui est capable de guider ceux qui sont à la recherche de leur « essence fondamentale ». Dans cette description du rôle du gourou, il y est dit aussi une chose qui me semble très juste au sujet de notre société moderne. Nous sommes tous des déséquilibrés émotionnels et qu’à cause de cela l’enseignement des gourous d’aujourd’hui ne peut plus être celui des gourous d’antan. Pour cheminer vers l’éveil, vers cette connaissance de soi, un adulte doit d’abord être maitre de ses émotions. Si ce n’est pas le cas, le gourou doit d’abord travailler sur ce problème. « Autrefois le gourou était là pour parachever, pousser au-delà des nécessités humaines normales, une éducation déjà donnée. Et aujourd’hui, le gourou a d’abord à remplir une tâche nouvelle qui n’était pas la sienne autrefois, donner aux pseudo-adultes ce qu’ils n’ont pas reçu dans leur enfance et qu’ils auraient dû normalement recevoir. Le gourou doit d’abord faire ce que le père et la mère non pu donner malgré leur désir de donner. » « La véritable éducation [d’un enfant], c’est l’éducation émotionnelle. Un enfant vit dans les émotions ; il est tellement dépendant, donc tellement vulnérable, qu’il ne peut pas en être autrement. L’éducation consiste à en faire un adulte. Et un adulte n’a plus d’émotions. Il peut ressentir avec son cœur les réalités de l’existence, mais non pas être emporté par des émotions qui lui enlèvent sa disponibilité et sa lucidité ; cela n’est pas normal pour un adulte. Autrefois, les adultes emportés par leurs émotions étaient plus rares. … C’était une des formes que prenait la souffrance : être emporté par les émotions, la passion amoureuse incontrôlée, les grandes colères, les jalousies, les haines, les peurs, les désirs incontrôlables. » Et si nous sommes réellement des adultes handicapés par nos émotions, l’histoire se répète fatalement sur nos enfants... « Vos parents n’ont pu être ce qu’ils auraient dû être, c'est-à-dire neutres, sans émotions, vous restez si marqués par votre enfance, l’enfant qui subsiste en vous est encore là si puissant avec toutes ses blessures, que vous ne pouvez pas du tout croire que quelqu’un puisse être vraiment neutre, sans émotions, en face de vous. Vous vivez sur la défensive, dans la méfiance, craignant toujours d’être trahi, abandonné, incompris, mal dirigé, trompé par le gourou, quelle que soit sa bonne volonté ou sa sympathie à votre égard. Si ce n’est pas consciemment, c’est inconsciemment. Vous avez toujours rencontré en face de vous quelqu’un qui était un autre que vous, avec ses problèmes à lui, qui s’opposaient aux vôtres. Quand vous aviez besoin que votre mère soit reposée, elle était fatiguée. Quand vous aviez besoin que votre père soit disponible pour jouer, il était tendu par des problèmes professionnels et vous rabrouait en disant : « Je t’en prie, laisse moi, va jouer dans ta chambre » ; et tout à l’avenant. Vous avez toujours eu en face de vous un autre que vous, un autre ego avec ses peurs, ses désirs, ses attractions, ses répulsions. Vous ne pouvez croire qu’il puisse exister un type de relation absolument différent, dans lequel celui qui vous écoute, vous regarde, vous parle, n’existe plus en tant qu’ego, n’est plus soumis au désir, à la peur, à l’attraction, à la répulsion, n’est plus prisonnier du voile ou de l’écran du mental, autrement dit est un avec vous, N’est pas un autre que vous. » Se débattre comme on peut avec notre immaturité et l'immaturité de ceux qui nous entourent... |
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