dimanche 1 janvier 2012

Porno et moi


Le titre est un petit clin d’œil au roman et film « No et moi » qui raconte comment une jeune fille surdouée de 13 ans rencontre une sans domicile fixe de 19 ans et décide de l’aider. Pas vraiment de rapport avec ma petite personne quoi qu’en cherchant bien on peut toujours y trouver des relations. Oh bien sûr non, je ne suis pas un surdoué, loin de là mais ma rencontre avec le porno a commencé vers le même âge de 12/13 ans…

Ainsi je crée cette nouvelle rubrique "Porno et moi" parce que j’ai des choses à me dire sur ma relation avec le porno.

J’ai un frère de 9 ans mon ainé que je n’ai jamais vraiment senti bien dans sa peau. Complexé je pense, depuis sa tendre enfance, par un physique en surpoids. Et d’après ce que j’ai pu « capter » de conversations familiales, il semble qu’il aurait subi des agressions répétées et peut être même poussées de camarades de cours d’école. Plutôt enfermé sur lui-même je ne l’ai jamais vu en couple avec une fille. Je l’ai toujours perçu trainant un caractère un peu « soupe au lait », avec une hygiène douteuse, vivant parfois en reclus tel un ours dans une chambre en bordel malgré le ménage de ma mère. Sa chambre… Comment dire ? Bordélique oui ! Des fringues, de la crasse, des emballages de gâteaux, des boites de conserves mangées froides et parmi ce fatras, des livres et revues pornographiques qui cohabitent avec un crucifix, des images pieuses et la bible.      

C’est un peu dans cette ambiance qu’enfant lorsque mon frère s’absentait de sa chambre, subrepticement j’ouvrais sa porte et j’allais à la recherche des « trésors ». Ma rencontre avec le porno s’est quand même faite en douceur. Malgré l’ambiance trash des lieux, ce n’était pas dès le début du « hard core » mais de belles pin-ups sur papier glacé: New look, Penthouse, Playboy ou Union. Des romans porno-érotiques aussi. Je faisais mes trouvailles en générale assez facilement, sous son lit ou sous une couverture. Le cœur haletant, préoccupé de ne laisser aucunes traces de mon passage, de ne faire aucun bruit et tel un voleur, dérober des merveilles pour me donner du plaisir. J’avais les yeux écarquillés et le sang qui pulsait par saccades au niveau des tempes lorsque je découvrais des nouveaux magazines. Sur les lieux du crime je faisais ma sélection et repartait avec la même discrétion pour m’isoler dans ma chambre avec le butin et en prenant soin de me laver les mains avant de me contenter.

En fonction du temps que j’estimais avoir devant moi avant son retour, je me faisais plaisir une ou deux fois. Je me rappelle également que par moment mon dictionnaire était posé à coté pour déchiffrer ce jargon que je ne connaissais pas : vulve, clitoris, cyprine …


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