Le titre est un petit clin d’œil au
roman et film « No et moi » qui raconte comment une jeune fille
surdouée de 13 ans rencontre une sans domicile fixe de 19 ans et décide de l’aider.
Pas vraiment de rapport avec ma petite personne quoi qu’en cherchant bien on
peut toujours y trouver des relations. Oh bien sûr non, je ne suis pas un
surdoué, loin de là mais ma rencontre avec le porno a commencé vers le même âge
de 12/13 ans…
Ainsi je crée cette nouvelle rubrique
"Porno et moi" parce que j’ai des choses à me dire sur ma relation avec le porno.
J’ai un frère de 9 ans mon ainé que
je n’ai jamais vraiment senti bien dans sa peau. Complexé je pense, depuis sa
tendre enfance, par un physique en surpoids. Et d’après ce que j’ai pu « capter »
de conversations familiales, il semble qu’il aurait subi des agressions répétées
et peut être même poussées de camarades de cours d’école. Plutôt enfermé sur lui-même
je ne l’ai jamais vu en couple avec une fille. Je l’ai toujours perçu trainant
un caractère un peu « soupe au lait », avec une hygiène douteuse,
vivant parfois en reclus tel un ours dans une chambre en bordel malgré le
ménage de ma mère. Sa chambre… Comment dire ? Bordélique oui ! Des
fringues, de la crasse, des emballages de gâteaux, des boites de conserves
mangées froides et parmi ce fatras, des livres et revues pornographiques qui cohabitent
avec un crucifix, des images pieuses et la bible.
C’est un peu dans cette ambiance qu’enfant
lorsque mon frère s’absentait de sa chambre, subrepticement j’ouvrais sa porte
et j’allais à la recherche des « trésors ». Ma rencontre avec le
porno s’est quand même faite en douceur. Malgré l’ambiance trash des lieux, ce
n’était pas dès le début du « hard core » mais de belles pin-ups
sur papier glacé: New look, Penthouse, Playboy ou Union. Des romans
porno-érotiques aussi. Je faisais mes trouvailles en générale assez facilement,
sous son lit ou sous une couverture. Le cœur haletant, préoccupé de ne
laisser aucunes traces de mon passage, de ne faire aucun bruit et tel un voleur,
dérober des merveilles pour me donner du plaisir. J’avais les yeux
écarquillés et le sang qui pulsait par saccades au niveau des tempes lorsque je
découvrais des nouveaux magazines. Sur les lieux du crime je faisais ma
sélection et repartait avec la même discrétion pour m’isoler dans ma chambre
avec le butin et en prenant soin de me laver les mains avant de me contenter.
En fonction du temps que j’estimais
avoir devant moi avant son retour, je me faisais plaisir une ou deux fois. Je
me rappelle également que par moment mon dictionnaire était posé à coté pour
déchiffrer ce jargon que je ne connaissais pas : vulve, clitoris, cyprine …

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