| Cette semaine j’ai fait un rêve un peu particulier. C’était un rêve en 3 actes : Acte 1 Je suis en vélo dans un centre ville et j’avance dans une direction en étant assez sûr de moi. Plus tard en regardant un panneau qui indique la direction de « Lacanau », je comprends que je vais à l’opposé d’où je dois aller. Je cherche donc à faire demi-tour mais je ne trouve pas de route dont le sens de circulation me permettrait de reprendre la bonne voie. Sur ma gauche, on ne peut pas passer : pas de route mais un torrent. Je tourne alors à droite en ayant bon espoir d’être sur le bon chemin et là je vois une petite fille qui me suit. Je me sens obligé de m’arrêter pour la remettre à quelqu’un. Acte 2 Je vois une file d’attente dans une pièce. Ce sont des mères qui parlent entre elles en attendant leur tour. Je les entends parler de jeux de société pour leur fils pour les vacances. Un clochard rentre dans cette pièce. Je crois me souvenir qu’il porte un vêtement jaune. Je pense qu’il ne doit pas sentir bon. Je m’approche de ma mère dans la file d’attente et je lui demande comment l’aider, en lui parlant avec les dents serrées comme si j’étais en colère. Acte 3 Je suis entrain de me démembrer les mains et je les mange. Puis je fais la même chose avec mes pieds en cassant les articulations. J’ai mangé mes 2 mains et mes 2 pieds, plutôt calmement. Une personne passe à coté de moi en s’étonnant un peu. Je lui réponds sur le ton de l’ironie que j’avais besoin de viande. Voila pour ce rêve en 3 actes. Je me suis réveillé avec en tête l’acte 3 qui me dérangeait quand même un peu. Puis en essayant de me souvenir de d’autres détails, l’acte 1 a refait surface et enfin l’acte 2. Mon rêve est composé de ces 3 actes avec l’acte 1 en premier et l’acte 3 en dernier. Ce rêve a-t-il vraiment un sens ? Si oui, le clochard et l’autophagie ne me semble pas être très positif. Ils symbolisent une autodestruction et la confrontation à un problème sans y trouver de solution. Est-ce que ces symboles évoquent quelques choses en moi ? Ai-je un comportement autodestructeur ? A première vue non ! Je suis du genre à prendre soin de moi en mangeant plutôt sainement. Des fruits, des légumes, pas trop de viande, pas trop de sucre, ni trop de sel. Je ne fume pas et je fais très peu d’excès d’alcool. Je fais du sport aussi. En ce moment non, à cause de mon opération mais le midi je marche. Et puis depuis un peu plus d’un mois, je pratique la méditation matin et soir pendant 10mn. Alors tout ça, ça ne ressemble pas à de l’autodestruction. Pourtant… Malgré ces bons comportements, j’ai en moi des choses moins saines. Une petite voix intérieure qui ressasse de la négativité. Des pensées habituelles, tournant en boucle, sur une impossibilité d’évoluer d’un point de vue professionnel. Parfois même d’un point de vue relationnel et même sexuel. Oui c’est malsain et destructeur. Ce sont des pensées qui traversent l’esprit et qui par habitude deviennent normales. La plupart du temps elles sont là sans vraiment qu’on en prenne conscience. Je pense qu’on a tous en nous ce genre de pensée. Dans ce cas, seraient-elles trop présentes en moi ? A suivre… Sans transition, le nouveau clip de CocoRosie dans une ambiance onirique qui me plait: CocoRosie: After the Afterlife on Nowness.com |
samedi 27 avril 2013
Autophagie
mardi 9 avril 2013
Le figuier
| Cette nuit j’ai rêvé que le figuier était dans le garage de ma maison. Il y avait aussi quelques fourmis. Deux, trois fourmis sont montées sur ma main lorsque je l’ai approché d’une feuille de l’arbre. Un peu plus tard, le garage avait été ré-agencé. La cloison qui sépare la partie buanderie du reste, n’existait plus et l’espace paraissait plus grand et plus ordonné aussi. De ce que je me souviens ce n’était pas moi qui était à l’origine de ce rangement. Mais ça semblait plaisant. Enfin dans ce rêve, il avait aussi une femme que je ne connaissais pas. C’était comme dans un début de relation ou l’un l’autre on devait apprendre à se connaitre. Le garage évoque t’il mon arrêt maladie? “Je suis actuellement au garage le temps que je me répare”. Le symbole de la fourmi, n’est pas vraiment positif puisqu’il évoque la perte d’identité et de ne travailler que pour la collectivité et non pour soi. Et le figuier? Quel symbole? Le figuier c’est avant tout pour moi les boutures d’un figuier que j’ai fait il y a quelques années, à partir d’un grand figuier se trouvant dans ma ville natale sur les hauteurs de la Rance. A l’époque, j’avais laissé une bouture à mes parents et les 2 autres boutures étaient pour moi-même. Aujourd’hui la bouture de mes parents a été plantée en terre dans leur jardin. Il a 3-4 ans environs quand ma mère avait été hospitalisée pour son triple pontages, je pensais symboliquement au figuier comme le rattachement de son énergie à elle, à celle de cet arbre. J’espérais qu’elle sorte vite de l'hôpital pour qu’elle puisse voir le développement de la bouture. Concernant mes boutures à moi, il n’en reste qu’une seule aujourd’hui qui se trouve dans un grand pot sur la “terrasse” (qui n’en est pas vraiment une étant donné que notre baie vitrée donne sur de l’herbe.). Cette bouture s’est un peu développée mais reste encore “contenue”. Malgré le cloisonnement du pot, dès le retour des beaux jours, on voit la puissance de cet arbre dans la fierté de ses bourgeons et la rigidité de ses branches. Dans mon rêve est ce que le figuier serait une représentation de mon énergie vitale? Le figuier dans le garage semblait bien portant mais était encore à l’état “jeune arbre”. A noter cependant qu’il se trouvait contre la cloison où se trouve actuellement le bois de chauffage, le bois mort. Le bois mort remplacé par le bois en vie... Enfin, cette femme. Voici ce qu'on peut lire sur abcdreve.fr: |
vendredi 29 mars 2013
Accepter ce qui est (2)
| Accepter ce qui est, c’est dire oui à la vie, a tout ce qui nous entoure, comme des expériences, pour découvrir la raison de notre présence au monde. Il faut dire oui à tout comme aimait le dire Christiane Singer. Accepter c’est regarder les choses tels qu’elles sont sans les masquer ou les fuir. C’est en prendre conscience, de façon juste. Mais concrètement cela veut dire quoi ? Pour les belles choses de la vie, tout le monde les accepte, ce n’est pas là que se trouve le problème. Non, l’acceptation rentre en conflit avec nous même quand nous sommes confrontés à des difficultés, à des choses désagréables comme de parler à quelqu’un qu’on déteste ou des situations plus intolérantes comme la maladie, une difficulté financière ou une rupture amoureuse… Alors oui là c’est difficile et on se rebelle contre ça. Pourquoi devrais-je accepter quelque chose qui me fait souffrir ? C’est du masochisme ! Accepter c’est rester présent à ce qui nous est difficile, c’est en prendre conscience plutôt que de l’ignorer. Parce que bien souvent la souffrance vient de notre ignorance, d’un manque de « présence » et que nous sommes responsables de nos souffrances. Responsable de nos souffrances ?!? Un exemple… Deux personnes vivant la même difficulté ne réagiront pas nécessairement de la même façon. Il se peut que l’une souffre plus que l’autre. N’est ce pas la preuve de notre responsabilité dans la perception de notre souffrance ? Nous avons une part de responsabilité dans ce qui nous arrive. Il ne faut pas penser que nos problèmes viennent uniquement des autres. Penser cela nous enferme dans la haine. « Quelle est ma responsabilité dans la perte d’un emploi ? J’ai toujours fait mon travail du mieux que j’ai pu, ce n’est pas ma faute mais de mon patron si je suis licencié. » J’ai peut être fait mon travail du mieux que j’ai pu mais je n’ai peut être pas su changer, évoluer quand cela devenait nécessaire. J’ai donc ma part de responsabilité et je dois l’accepter. « Ma femme ou mon mari me quitte alors que je l’aime. En quoi est ce que je suis responsable ? » Je suis responsable de ma souffrance parce que je vivais dans un aveuglement, celui de croire que mon bonheur serait sans fin. Nous sommes sur terre et nous savons que tout à une fin. Ce n’est pas du pessimisme de penser ça mais une réalité et là encore je dois l’accepter. L’acceptation que ma relation amoureuse puisse un jour se terminer, doit justement nous inciter à l’apprécier davantage comme quelque chose de précieux et sacré. Et concernant la maladie… Ne dit-on pas d’une maladie que c’est un maux qui n’a pas pu s’exprimer avec des mots ? Qu’ai-je donc tu en moi au point que le mal prenne forme ? L’acceptation n’est donc pas du masochisme. C'est au contraire le premier pas que l'on fait vers soi même pour comprendre de façon juste ce qui arrive. Ci-dessous un extrait du livre « Adhyatma Yoga » d’Arnaud DESJARDINS où il parle de l’acceptation : Je vais parler de « l’acceptation de ce qui est » - thème commun au taoïsme, au bouddhisme, au christianisme. … Cette idée d’acceptation, on l’a retrouve dans tous les enseignements et elle est généralement mal comprise. Elle correspond à ce que l’on appelait autrefois soumission à la volonté de Dieu. Mais ce langage théologique, nous ne l’acceptons plus volontiers aujourd’hui et il se trouve que Swâmiji avait un langage aussi peu religieux que possible. Comme celui d’un maitre zen ou d’un maitre de vedanta, son langage était presque athée. Mais l’enseignement est le même. Le mot islam lui-même est un mot arabe qui signifie soumission et c’est le mot que Mohammed avait choisi pour désigner la religion qu’il révélait. En Inde vous entendriez bien souvent, en anglais, « complete surrender to God’s will », reddition complète à la volonté de Dieu. Mais qu’est-ce que cette volonté de Dieu ? Chacun va l’interpréter à sa façon. La volonté de Dieu, c’est ce qui se produit à chaque instant, c’est tout. Tout le reste est mental et mensonge. Voila la première vérité qu’il faut entendre, recevoir en pleine figure comme un « challenge », un défi à accepter ou à ne pas accepter. La « volonté de Dieu », c’est ce qui se passe à chaque instant. … Maintenant je vais répondre à un argument que le mental soulève tout de suite : « Mais alors, si j’accepte, le monde s’arrête. Si j’accepte que les malades soient malades, je ne soigne plus ; si j’accepte d’être chômeur je ne gagne plus un centime et je laisse mes enfants mourir de faim. » C’est un non-sens qui est une des armes les plus grossières mais les plus solides du mental. Notamment, en tant que mental collectif de la société occidentale moderne, c’est le mensonge avec lequel les occidentaux ont interprété toutes les civilisations des pays du tiers monde et les civilisations traditionnelles : « ils ne foutent rien, ce sont tous des paresseux, ils vivent dans la crasse, la maladie, assis par terre à contempler un brin d’herbe ou à regarder passer les nuages dans le ciel, c’est la résignation, le fatalisme. » Dieu sait si les Européens se sont dressés contre le monde musulman à propos du fameux : « C’était écrit et je me soumets à la volonté de Dieu. » J’ai vu de mes yeux, lors d’un dîner amical, à Kaboul, en Afghanistan, une infirmière du Service de Coopération technique qui a éclaté et qui a crié : « Je ne peux plus, je ne peux plus, je ne peux plus le supporter. » Elle ne pouvait plus supporter d’être dans un hôpital où, chaque fois que quelqu’un mourait, la famille disait seulement : « C’est la volonté de Dieu. » « Quand les mères voient mourir leur enfant », répétait en tremblant cette Française, « Tout ce qu’elles font c’est de dire : Dieu l’a donné, Dieu l’a repris ». Une certaine acceptation musulmane de la volonté de Dieu, qui en fait épargnait aux mères les émotions et les rendaient beaucoup plus disponibles pour s’occuper des enfants restés vivants, était insupportable à cette infirmière. … Quelle nuance faisons-nous entre accepter et tolérer ? Soyons bien précis : accepter c’est reconnaitre que ce qui est, est. Tolérer implique l’action et concerne non pas l’instant immédiat, mais le futur. Par exemple – et je vais prendre un exemple vraiment simple pour que le mental ne réussis pas à créer encore une confusion : J’entre dans ma salle de bains, je m’aperçois que ma salle de bains est inondée parce que les robinets sont ouverts et la baignoire a débordé. Je sens déjà que le plafond de la dame du dessous doit être pourri et ensuite il me vient à l’esprit que je n’ai pas contracté d’assurance pour le dégât des eaux. Tout ça, ce sont des faits qui doivent être totalement, à 100%, acceptés. Pas ce qui devrait être, mais ce qui est. Par contre – et je continue avec mon exemple si simple – cela ne peut pas être toléré et, immédiatement, je ferme les robinets. L’acceptation ne consiste pas à laisser les robinets ouverts jusqu’à ce que toute l’eau qui dessert la ville de Paris ou de Lyon ait coulé dans ma propre salle de bains. Avec un exemple aussi simple vous êtes d’accord. Mais dès qu’on se trouve inséré dans l’existence, le mental crée de nouveau une confusion et l’on recommence à dire : « Je ne peux pas accepter, je ne peux pas accepter. » |
dimanche 24 mars 2013
Accepter ce qui est
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Je suis sorti de l’hôpital le matin du premier jour du printemps. L’opération c’est plutôt bien passée sans trop de complications. Elle a durée 3 heures. Cependant, les jours qui ont suivi ne furent pas des plus agréables. J’ai été hospitalisé 8 jours. Au début, j’étais connecté de partout : Un cathéter au niveau du bras gauche, un autre en haut du torse gauche, une péridurale et une sonde urinaire, sans oublier l’oxygène dans le nez, des capteurs sur le torse pour l’électrocardiogramme et un capteur au bout de l’index de la main gauche pour mesurer le taux d’oxygène dans le sang. La sonde urinaire c’est pour le « confort ». Ca évite de se lever pour aller aux toilettes car il vaut mieux éviter de bouger quand on est branché de la sorte. Et l'oxygène c'est pour améliorer la cicatrisation des plaies internes. Les premières heures post opératoires sont de toute façon un peu « comateuses » et c’est dans un demi-sommeil que j’ai rejoint une chambre du service des soins intensifs. J’y entendais plusieurs petits bruits comme l’oxygène arrivant dans mon nez, Le bruit régulier de la pompe à perfusion et celui, discret, de l’électrocardiogramme. Aucunement gêné par tous ces sons, je somnolais assez souvent. Ah si ! Il y avait aussi une prise automatique toutes les 30 mn de ma tension artérielle. Sans trop de surprise, je laissais le tonomètre se gonfler autour de mon bras droit à intervalle régulier. Des infirmières venaient régulièrement me demander si ça allait, estimer le niveau de ma douleur, changer une perfusion « nourriture » ou « antidouleur », prendre ma température ou vider la poche de la sonde urinaire. Parce que j’étais le mieux portant du service soin intensif et parce qu’il était complet, on me descendit dans le service digestif après seulement 24H. Nouvelle chambre, nouveau même tableau accroché au mur représentant le gros plan d'une fleur, superposée par une autre, quasiment identique, mais réduite. Sur la droite du tableau, une bande de couleur translucide jaune brun doré, recouvrait de haut en bas, cette représentation florale. Cette couleur jaune brun doré me rappelait celle de la Bétadine qui recouvrait ma peau à plusieurs endroits et notamment autour du pansement posé sur mon ventre. Sacré pansement quand je l’ai vu la première fois. J’ai alors songé que l’ouverture que l’on me fit, semblait plus importante à ce qui avait été prévu. « Accepter ! » Voila ce que je me disais pour surmonter les épreuves. Dans le service plus classique où je me trouvais à présent, les journées fut rythmées par une multitude de rendez-vous. Durant ces quelques jours, plein de personnes venaient me voir. Pas des personnes que je connaissais mais le chirurgien, des infirmiers(ères), des aide-soignant(e)s, un stagiaire, des femmes faisant le ménage ou m’apportant les repas. Ainsi donc toute une équipe de jour qui changeait aussi pour la nuit et qui changeait encore tous les deux jours. Toute ces personnes venaient à moi avec un sourire ou cherchait à engager une conversation en plus du but initial du soin ou du service. Malgré la tête affreuse que j’avais, j’affichais un sourire et je disais merci. Les métiers de l’hôpital sont des métiers nobles ! Assez vite on me retira l'électrocardiogramme et le capteur de l'indexe puis l'oxygène et le cathéter du bras gauche. Néanmoins j'ai gardé durant 6 jours, le cathéter en haut du torse et la sonde. Ah la sonde ! Elle m'avait pourtant été retirée une première fois mais n'arrivant pas à vider ma vessie de façon naturelle, il fut nécessaire de m'en remettre une nouvelle. Pas vraiment un plaisir de se faire introduire un tube dans l'urètre et ce, jusqu'à la vessie. Accepter, toujours accepter! Mes timides déplacements hors du lit se faisaient donc en poussant la perfusion de la main gauche et en tenant la poche d'urine de ma main droite. Je n'avais pas une fière allure. Une deuxième tentative de retrait 3 jours plus tard, fut néanmoins la bonne. A présent je suis de retour chez moi. J'ai un arrêt maladie jusqu'à mi-avril. J'ai de la chance parce que je ne souffre pas trop. Je ne prends aucun anti-douleur et je vais plutôt bien. A la maison c'est toujours moi qui cuisine. Cela m'occupe. Bon ok je marche lentement et courbé... Je dois à présent me refaire une santé car mine de rien j'ai perdu 3kg, surtout du muscle je pense. J'ai l'impression de ressembler à Mister Burns dans les Simpson. Il me faut aussi du repos pour consolider la cicatrisation interne et externe. 17cm, c'est la taille de la cicatrice sur mon ventre. |
| Au jour d'aujourd'hui, ce que je retiens de tout ça, c'est mon acceptation de ce qui est et d'avoir toujours eu envie de dire merci aux personnes qui m'ont donné des soins et de l'attention. |
vendredi 1 mars 2013
Petite dédicace
| A ce monsieur qui m'appelle "petite salope". Monsieur, Veuillez trouver ci-joint quelques photos prises sur le vif avant de me coucher. Veuillez accepter l'idée, je vous prie, de vous soulager sur ma petite personne. Bien respectueusement, Petite salope |
jeudi 14 février 2013
Mon aventure à moi
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Une épreuve m’attend, un problème de santé, une « tu-meurs-je-vis » du grêle. Je me pose des questions mais dans l’ensemble ça va. J’ai le moral sans trop me forcer. Mes lectures sans doute qui me donnent de bons conseils : ne pas fuir son malheur, le regarder de façon juste sans l’amplifier. Accepter les choses que l’on ne peut pas changer. Le point positif c’est que cette « tu-meurs-je-vis » est à son tout début. J’ai de la chance. L’opération va consister à retirer la zone concernée puis me palper les entrailles pour s’assurer qu’il n’y en a pas d’autre. Au bureau, je le sens bien, mes collègues qui sont au courant, ont besoin de m’en parler, savoir ce qui m’attend, s’interrogent aussi sur eux-mêmes. On me colle l’étiquette, plutôt justifiée, de quelqu’un ayant une bonne hygiène de vie, alors pourquoi s’est arrivé chez moi ? Qu’importe ! Un arrêt maladie d’un mois pour m’en remettre. Curieusement, par moment je suis heureux. Heureux de cette pause dans ma vie ? Heureux d’avoir une épreuve à vivre ? Je pense à Ülee et aux bonheurs simples qu’on partage. |
lundi 11 février 2013
Pfffffff !!!
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Depuis l'adolescence, j'ai toujours galéré avec les filles alors maintenant adulte, c'est toujours la même chose avec les femmes. J'ai parfois l'impression d'être dans un trou et ressasser toujours et encore les mêmes idées sans plus savoir comment me défaire de cet état. Vous qui êtes là et qui lisez ces mots, je vous serai gré que vous donniez, en anonyme si vous le souhaitez, vos impressions sur ma personne. Qu'est ce qui cloche chez moi, pourquoi je n'arrive pas à faire vivre ma vie sexuelle. Dans ma tête, la raison est clairement à cause de ma taille. Une femme même petite ne se voit frisonner que dans les bras d'un homme qui la domine. Je suis ridicule. Ce message est ridicule aussi... Certes. Parlez moi de ce que vous ressentez et soyez sans pitié sur ma personne. Pas besoin de disserter. Ne lachez qu'un mot s'il n'y a que ça qui vient. Ouvrez moi les yeux, please. |
jeudi 17 janvier 2013
jeudi 10 janvier 2013
Moi VS Soi
| Un ami vient de me faire découvrir le blog de Selim Aïssel traitant de spiritualité où chaque jour une vidéo est postée sur un sujet différent. Je viens juste d'y flâner et j'ai trouvé les deux vidéos ci-dessous intéressantes:
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dimanche 6 janvier 2013
Je suis un Sifaka mutant :)
| Au cours d’une marche, imaginez que votre coccyx est prolongé d’une queue qui touche le sol et puise de l’énergie qui va nourrir votre centre. Fermez les yeux de temps à autre pour déguster la confiance que vous acquérez pendant votre marche. Laissez la substance nourricière irriguer votre corps en passant soit à travers votre coccyx soit à travers votre anus. Arrêtez-vous le temps de ressentir la vitalité que cette marche consciente vous a donnée.
Extrait du livre « Osez… le sexe tantrique » de Michèle Larue
Ma queue à moi, est celle du Lémurien Sifaka. C’est justement l’animal qui m’accompagne parfois dans mes rêves. |
dimanche 30 décembre 2012
What's up?
| Quoi de neuf ? Cette petite question comme un bon début pour me parler à moi-même. J’ai été assez silencieux ces derniers temps sur ce blog. Je l’étais moins ailleurs. Je me suis raconté quelque peu auprès d’une femme. Partager avec des mots, des tranches de mon quotidien. Avec certaines personnes ça devient vite un plaisir et les mots sortent facilement. S’exprime aussi une certaine tendresse. Est-ce naturel d’exprimer de la tendresse quand on se parle sous la forme de la confidence ? Oui mais la tendresse ça ne s’exprime pas en dehors d’un couple. Il y a des règles à ne pas franchir. Et elle a mis les points sur les « i ». J’ai alors contenu cette délicatesse. Une forme de distance a pris place. Du silence aussi. Un poil frustré oui, j’ai eu besoin de compenser et j’ai ouvert la porte d’un site de rencontre homosexuelle. C’est vrai je suis beaucoup plus attiré par les femmes mais certains hommes me plaisent aussi. Cela fait plusieurs mois, voir peut être années maintenant, que je traine sur des réseaux libertins. J’y ai appris essentiellement que les hommes seuls ne sont pas les bienvenus ou que je n’y étais pas le bienvenu et ce qui revient au même pour moi. Sur ce site gay, c’est quand même beaucoup, beaucoup plus chaleureux. Les sollicitations sont nombreuses en comparaison au peu de temps que j’y ai passé. Surpris quand même de voir des hommes « grands » ne pas attacher d’importance à ma « petite » taille. Accosté par quelques hommes, j’ai choisi et accepté de faire rentrer Yann dans ma bulle. Il a 44 ans et infirmier de profession. Sur sa photo, il pose habillé à visage découvert devant un monument égyptien. Une photo de vacances vraisemblablement qu’il a du passer avec sa femme durant l’été 2011 à en croire la date du fichier. Oui avec sa femme puisque Yann est marié. Ils vivent toujours en couple et ils ont 2 filles de 18 et 13 ans. Yann ne fait plus l’amour avec elle. Les relations intimes entres eux sont devenues inexistantes. En revanche, elle n’est pas au courant qu’ils fréquentent des « meks » (comme il dit). Il ne fréquente que les hommes. Les femmes ne l’intéressent plus. On a donc échangé nos emails et là encore on a commencé à se raconter l’un l’autre. J’ai une certaine expérience dans les « relations » épistolaires avec les femmes, très peu avec les hommes. Et Yann ne semble pas avoir la patience des mots. Même si j’avais un certain élan envers cet homme au début en ayant vu sa photo et lu ses premières descriptions, cette attirance se tari à présent par son manque d’entrain à se raconter. J’ai bien compris qu’il avait cette impatience en lui, cette envie de me voir mais il faut croire que je suis assez cérébrale et que j’ai besoin de connaitre l’autre par sa façon d’être avant d’aller plus loin. Alors voilà ces deux petites expériences avec cette femme et cet homme, me font m’interroger. Qu’est ce qui me pousse à aller voir ailleurs de la sorte ? Est ce que mon couple ne comble pas toutes mes attentes ? Il est vrai que cela fait 4 mois ? 5 mois ? Plus ? Qu’Ülee et moi n’avons pas fait l’amour. Je ne suis pas pour autant un « mort de faim ». Mais j’ai envie de me nourrir de d’autres gens, de me sentir proche d’eux dans une relation unique et privilégiées. Faire révéler et exprimer cette tendresse en moi aussi et me sentir vivant par l’énergie que cela m’apporte. Mon « libertinage » à moi ne se contente pas d’une relation physique, d’un plaisir charnel et basta ! J’ai besoin d’un vrai échange que d’autres pourraient qualifier d’amour. L’amour, j’ai un peu du mal à y croire moi. L’amour pour moi c’est quelque chose de sacré, de spirituel, c’est le lien qui nous unit à Dieu. Mais entres humains que nous sommes, ce qui nous unis, restons nobles, c’est de l’attention, de la tendresse, de la sympathie pas de l’amour ou alors c’en est une pâle copie. L’égoïsme de donner pour avoir quelque chose en retour est toujours de mise. … J’ai écris les lignes ci-dessus il y a déjà plusieurs jours. Un frein en moi m’empêchait de les diffuser. La peur peut être de froisser Ülee qui lit bien évidemment ce blog. Mais nous partageons nos vies et j’ai besoin qu’elle sache ce que je suis. Ce blog me permet également de lui parler même si je ne veux pas forcément qu’elle me réponde ici. Bien des fois je voudrais lui dire mes envies, mes envies d’ailleurs sans forcément arriver à trouver le moment durant notre quotidien, notre vie de famille… J’aimerai qu’elle me questionne beaucoup plus souvent, qu’elle cherche à savoir si j’ai écris à untel et si j’ai eu une réponse. Qu’elle cherche à savoir ce qui m’anime… Ce n’est pas de l’intrusion puisque je le souhaite. A propos de Yann, je ne l’ai pas recontacté. Son manque d’entrain pour mieux me connaitre « virtuellement » avant du réel, me bloque. Sur ce site gay, je reçois des sollicitations d’autres hommes quasi quotidiennement. J’ai essayé de dialoguer avec certains qui me plaisaient mais très vite je comprends qu’ils veulent du sexe « right now » et pas de blabla. Alors je fais ma « princesse ». |
dimanche 9 décembre 2012
Débilité émotionnelle
| J’ai commencé à lire un nouveau livre d’Arnaud Desjardins. Cela faisait plusieurs semaines que j’essayais d’avancer dans la lecture de deux tomes sur « les grands disciples de bouddha ». Encore une lecture conseillée par ma prof de yoga. Oui mais là ces bouquins ne me parlent pas. Le soir j’ouvre les pages à reculons et sans motivation, la fatigue arrive vite. Alors j’ai décidé d’arrêter, de passer à autre chose après avoir lu seulement un tiers du tome 1. Avec le livre d’Arnaud Desjardin, c’est une vraie différence. Ce qu’il dit fait écho en moi… Dans ce nouveau livre donc, « Adhyatma Yoga », il commence par expliquer le rôle d’un gourou dans la culture hindouiste. Le mot gourou évoque beaucoup de choses négatives dans notre culture occidentale. Ce mot a été galvaudé et associé aux dirigeants de mouvements sectaires alors qu’en orient, un gourou est une personne plus que respectable. C’est un sage, une personne « éveillée» d’un point de vue spirituelle et qui est capable de guider ceux qui sont à la recherche de leur « essence fondamentale ». Dans cette description du rôle du gourou, il y est dit aussi une chose qui me semble très juste au sujet de notre société moderne. Nous sommes tous des déséquilibrés émotionnels et qu’à cause de cela l’enseignement des gourous d’aujourd’hui ne peut plus être celui des gourous d’antan. Pour cheminer vers l’éveil, vers cette connaissance de soi, un adulte doit d’abord être maitre de ses émotions. Si ce n’est pas le cas, le gourou doit d’abord travailler sur ce problème. « Autrefois le gourou était là pour parachever, pousser au-delà des nécessités humaines normales, une éducation déjà donnée. Et aujourd’hui, le gourou a d’abord à remplir une tâche nouvelle qui n’était pas la sienne autrefois, donner aux pseudo-adultes ce qu’ils n’ont pas reçu dans leur enfance et qu’ils auraient dû normalement recevoir. Le gourou doit d’abord faire ce que le père et la mère non pu donner malgré leur désir de donner. » « La véritable éducation [d’un enfant], c’est l’éducation émotionnelle. Un enfant vit dans les émotions ; il est tellement dépendant, donc tellement vulnérable, qu’il ne peut pas en être autrement. L’éducation consiste à en faire un adulte. Et un adulte n’a plus d’émotions. Il peut ressentir avec son cœur les réalités de l’existence, mais non pas être emporté par des émotions qui lui enlèvent sa disponibilité et sa lucidité ; cela n’est pas normal pour un adulte. Autrefois, les adultes emportés par leurs émotions étaient plus rares. … C’était une des formes que prenait la souffrance : être emporté par les émotions, la passion amoureuse incontrôlée, les grandes colères, les jalousies, les haines, les peurs, les désirs incontrôlables. » Et si nous sommes réellement des adultes handicapés par nos émotions, l’histoire se répète fatalement sur nos enfants... « Vos parents n’ont pu être ce qu’ils auraient dû être, c'est-à-dire neutres, sans émotions, vous restez si marqués par votre enfance, l’enfant qui subsiste en vous est encore là si puissant avec toutes ses blessures, que vous ne pouvez pas du tout croire que quelqu’un puisse être vraiment neutre, sans émotions, en face de vous. Vous vivez sur la défensive, dans la méfiance, craignant toujours d’être trahi, abandonné, incompris, mal dirigé, trompé par le gourou, quelle que soit sa bonne volonté ou sa sympathie à votre égard. Si ce n’est pas consciemment, c’est inconsciemment. Vous avez toujours rencontré en face de vous quelqu’un qui était un autre que vous, avec ses problèmes à lui, qui s’opposaient aux vôtres. Quand vous aviez besoin que votre mère soit reposée, elle était fatiguée. Quand vous aviez besoin que votre père soit disponible pour jouer, il était tendu par des problèmes professionnels et vous rabrouait en disant : « Je t’en prie, laisse moi, va jouer dans ta chambre » ; et tout à l’avenant. Vous avez toujours eu en face de vous un autre que vous, un autre ego avec ses peurs, ses désirs, ses attractions, ses répulsions. Vous ne pouvez croire qu’il puisse exister un type de relation absolument différent, dans lequel celui qui vous écoute, vous regarde, vous parle, n’existe plus en tant qu’ego, n’est plus soumis au désir, à la peur, à l’attraction, à la répulsion, n’est plus prisonnier du voile ou de l’écran du mental, autrement dit est un avec vous, N’est pas un autre que vous. » Se débattre comme on peut avec notre immaturité et l'immaturité de ceux qui nous entourent... |
dimanche 25 novembre 2012
lundi 19 novembre 2012
Skip&Die
| Ok certains penseront qu’elle s’habille et qu’elle danse comme une pétasse. Que la musique est un mélange de sonorité en pagaille, une sorte de joyeux bordel de fête foraine. Je trouve aussi que quelque chose d’autre émerge de tout ça. La belle assurance de la chanteuse de Skip&Die, rassemble cette diversité, et donne un sens au capharnaüm. |
samedi 10 novembre 2012
Humeur contemplative
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Une semaine de vacances qui se termine. Je n’ai pas fait grand-chose. Nous sommes restés au calme à la maison, chacun vaquant à ses occupations, chacun devant son écran. Notre fils sortait quand même l’après midi pour retrouver des copains. Ça, ça me rassure. Je préfère le voir jouer avec d’autres plutôt que de rester devant un ordinateur. Une vie calme donc. Rythmé par la préparation des repas, la piscine tous les deux jours [ J’y allais seul. Ülee ne souhaitait pas venir. ], mon vagabondage sur internet [ J’ai à peine mis le nez sur les sites échangistes, pas de webcam non plus, un peu de porno quand même. ], quelques films visionnés [ La plupart sur YouTube dont un que j'aime particulièrement pour son coté « doux et contemplatif ». ] : |
« Un amour de jeunesse » de Mia Hansen-Løve (2011).
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En parlant de contemplation, il y a un autre film que j'ai revu dernièrement et qui est agréable aussi pour cette même raison. C'est "Paris" (2008) de Cédric Klapisch racontant l'histoire d'un homme malade qui va peut être mourir et qui passe ses journées à regarder les gens vivre. J'adore la musique de Satie "Gnossienne n°1" qui revient plusieurs fois dans le film.
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Avoir cette attention aux choses, même les plus simples, révèle leur beauté.
mercredi 7 novembre 2012
mardi 6 novembre 2012
Rencontres rapides
| Samedi dernier je reçois le message qui suit, d'un couple, la quarantaine: Date: Samedi 3 novembre à 17:08 Titre: Rencontre Bonjour,nous envisageons un moment coquin le vendredi 9 Novembre en soirée dans un hotel sur le secteur de St b..... Nous recherchons un ou deux jeunes hommes bi pour satisfaire Madame ... Seriez vous interrressé ? Laissez nous un numero pour pouvoir vous contacter .... Je consulte leur fiche. Je regarde quand ils ont consulté la mienne et en profite pour aller voir s'ils ont consulté mon blog dont l'adresse est clairement indiquée dans le message de ma fiche. Nullement. Ils ne se sont jamais connectés. Ont-ils au moins pris la peine de lire le texte de ma fiche, de comprendre ce que j'attends de ce genre de relation ou bien se sont-il uniquement arrêté aux photos? C'est malheureusement le fonctionnement d'une certaine population "libertine". Celle qui m'est la plus visible. Ils ne sont pas là pour s'intéresser à l'autre. Ils veulent des rencontres rapides sans mise en scène et passer aux suivantes. Et puis ce message que j'ai reçu, ce n'est pas un message personnalisé. Il a certainement été utilisé à l'identique pour d'autres candidats potentiels. Ma réponse fut la suivante: Date: Samedi 3 novembre à 18:03 Titre: Re:Rencontre Bonjour et merci pour votre message. Cela dit je crois que nous ne cherchons pas la même chose. Comme je l’indique sur ma fiche, je ne suis pas un coup d’un soir. J’ai besoin, surtout en ce moment, de plus d’attention et de « dialogues internet interminables » comme vous dites. J’ai besoin de faire monter le désir avant d’envisager plus avec quelqu’un. Cela ne semble pas être ce que vous attendez. Je vous souhaite de satisfaire vos envies. Bises, Rêveur |
dimanche 28 octobre 2012
Homunculus & Cunnilingus
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dimanche 21 octobre 2012
Weekend
Trop de temps passé devant cet écran:
Trop de temps perdu sur les réseaux libidineux à y tirer la tronche par ennui:
Heureusement que j'ai un peu rempli ma journée en allant à la piscine ce matin et en faisant une balade cet après midi:
Les weekends passent et se ressemblent tous...
Trop de temps perdu sur les réseaux libidineux à y tirer la tronche par ennui:
Heureusement que j'ai un peu rempli ma journée en allant à la piscine ce matin et en faisant une balade cet après midi:
Les weekends passent et se ressemblent tous...
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