dimanche 2 octobre 2011

Hypnotisé par un p'tit vieux


30°C sur la côte d’émeraude pour ce premier weekend d’octobre et j’emmène Ülee et petit poussin à passer la journée au bord de la mer. Avant de partir j’ai refais le vernis de mes ongles de pieds en me disant que j’aimerais bien changer la teinte et pourquoi pas essayer une couleur gris souris.

Après un peu plus d’1 heure de voiture et un pique-nique rapide, on étend nos serviettes sur le sable.
La peau moite je ne tarde à m’immerger. L’eau est fraiche. La supporter est une question d’habitude. Quelques brasses et un peu d’apnée et je retourne m’allonger sous le soleil. Un peu de lecture en travaillant ma concentration pour comprendre ce que je lis tout en ignorant le récit des vacances marocaines d’une femme ayant la voix qui porte. Puis je m'assoupi.

Je refais surface dans les environs de 15H30. Je retourne me baigner. La mer s’est beaucoup retirée, elle est calme j’ai pieds assez loin. N’étant pas un grand nageur cela me rassure. Je nage la brasse. L’eau est plate, peu de courant et pas de vague. Un vrai plaisir de nager dans cet espace de tranquillité. J’arrive à gérer mon effort, mon souffle comme dans une course à pied et fini par atteindre les rochers largement découvert par la marée.

Je sors de l’eau. Mon shorty de bain imprégné d’eau moule parfaitement mon intimité. Par pudeur je détends le tissu.

M’aidant des pieds et des mains je grimpe sur la pierre. Je dois décontracter mes muscles sollicités par l’effort de la nage et saisie par la fraicheur de l’eau, leur faire retrouver de la souplesse pour dompter avec douceur les aspérités du roc et éviter les coquillages qui y sont fixés. Dans une flaque, effrayées des crevettes grises cherchent refuge derrière quelques brins d’algue et dans un recoin à découvert, j’entends buller un mollusque agonisant peut être sous la chaleur.

 Je redescends par l’autre versant du rocher et mes pieds au contact du sable me disent merci.

Un homme d’un certain âge m’adresse alors la parole. Avec humour, il me montre ses sandales en plastique bleu. En maillot de bain lui aussi, il s’approche de moi et avec l’aisance des gens de sa génération, il commence à me raconter sa vie. Il a du bagou et son visage souriant rassure. Moins grand que moi mais plus trapu, un peu bedonnant, les cheveux blancs, il me dit qu’il a 67 ans. Je suis toujours étonné de voir des personnes me raconter leur vie alors que je ne les connais pas. Il me parle de l’endroit où il a acheté ses sandales, des vacances qu’il faisait quand il était plus jeune, des difficultés qu’il avait à tracter sa caravane surtout en montagne, d’un accident qu’il a eu une année en Espagne, de son ancien métier, peintre en bâtiment, de son salaire qui est devenu trop élevé après 13 ans de boite et son patron qui a fini par le remercier, de la manière dont il s’est mis à son compte, des hernies qu’il a fini par avoir vers 53 ans parce qu’il travaillait seul, de sa retraite à 60 ans, des syndicats, de la politique, des avantages sociaux qui régressent, les niveaux de retraite aussi… Bref beaucoup de choses racontées et moi quasiment rien à part des acquiescements, des « ben oui », des « hmmm », des « c’est sûr »… Il ne posait pas vraiment de question, il racontait, il racontait, il racontait,… Et j’écoutais, j’écoutais, j’écoutais… sans savoir quoi dire. Par moment j’ai bien essayé dans placer une mais visiblement son but était de parler alors je l’ai laissé continuer et voir jusqu’où cela pouvait aller.

Au début je me disais, il s’intéresse peut être à moi. Et puis avec sa manière de s’approcher, de me toucher le bras ou l’épaule, par petite tape comme certain font quand ils vous parlent, juste pour réveiller votre attention, je me disais que cela pourrait peut être déraper vers plus d’attouchements, voir même des cochonneries derrière les rochers. Tandis qu’il me parlait, je m’imaginais le soulager à l’abri des regards.
Je le laissais venir. Je le laissais continuer son numéro. Un vrai acteur. A un moment il a même tourné autour de moi pour me mimer une scène dans une administration, un dialogue avec une secrétaire pour toucher ses droits de licenciement…
Et les minutes passaient. L’ennuie me gagnait. Je commençais à retomber dans mes pensées le regard perdu sur le sable mais très vite réveillé par ses petites tapes sur mon bras.

Comment l’interrompre, l’abandonner et retourner me baigner ?

Je l’ai encore laissé parler. Peut être mes cours de catéchisme y sont pour quelque chose dans ma façon de rester poli et souriant à l’écouter. Au fond il a surement un grand besoin de parler.

Et puis il s’interrompe pour me dire qu’il a envie de pisser. Intérieurement j’ai pensé que c’était le bon moment pour m’éclipser mais bien au contraire il s’est approché du rocher tout en me parlant, il me tournait le dos certes mais sa tête se tordait pour continuer son discours. Un peu gêné de le regarder faire sa petite affaire et d’entrapercevoir son jet urine.

Et il revient comme si de rien n’était, débitant toujours sur le même rythme. Ne se gênant même pas de me tapoter après avoir touché son zozio.

Sa femme s’est approchée. Pour lui donner son bob blanc qu’il s’est empressé de mettre en faisant à peine attention à elle. Elle avait reculé et restait en retrait comme si elle me surveillait. Je me sentais gêné d’écouter un discours sans pouvoir en placer une et le tout sous un regard épiant.

Sa femme était limite inquiétante. Elle se protégeait du soleil sous une sorte de robe/manteau. Elle avait le même bob blanc et sandale en plastique bleu, son visage malgré les rides était lisse et luisant voir suintant et son ventre était rond comme un « ballon » tout comme le personnage de Zézette dans le père Noël est une ordure.

J’ai encore eu une pensé obscène en les imaginant comme un couple de vieux pervers mais j’ai vite balayé l’idée tellement sa femme était peu attrayante.

Je devenais impatient. J’attendais le moment, une faille, un silence dans le propos de ce monsieur, Georges de son prénom, pour couper court et partir. C’est vrai je ne suis pas toujours très doué à l’oral mais il était surtout très fort. Sans aucun blanc il se racontait avec son sourire enjôleur.

J’ai fini par y arriver alors qu’il parlait de politique et que sa femme s’était enfin approchée pour apporter son point de vue. Il était grand temps de partir pour ne pas me faire vampiriser. S’en aller et ne pas se retourner.

Sur le retour j’ai croisé mon fils qui commençait à s’inquiéter. Il était 17H15. Georges m’a hypnotisé pratiquement 1h30…


jeudi 22 septembre 2011

Dialcooler


Siroter un verre avec toi,
Casser le rythme de la semaine à tes cotés,
Nos discussions qui s’écoulent,
Et le jour qui glisse.




dimanche 11 septembre 2011

Piscine

Vendredi entre midi et deux, je suis allé à la piscine avec P un collègue. C'est une piscine refaite à neuf pas très loin de notre travail, aux abords du parc boisé où on court habituellement. Le cadre est sympa et ce midi là il y avait du monde. On a fait nos longueurs dans des couloirs plutôt étroits où tout le monde était ici pour nager et non pour barboter.

Ensuite on est parti se détendre quelques minutes dans une cabine hammam.
Dans la promiscuité de la cabine, P a remarqué le vernis sur mes ongles de pieds. Un vernis vieux d'un peu plus d'un mois maintenant et qu'il serait nécessaire de renouveler mais tout de même encore bien visible. Il a regardé sans faire de commentaires désagréables.

Cet été, sur la plage, personne semblait le remarquer mais dans le confinement d'un piscine plusieurs y ont fait attention. Dans le hammam et sous les douches...




jeudi 8 septembre 2011

L'homme crapaud

Ülee se passionne pour la photo (en passant, aucune photo de mon blog n'a été prise par elle jusqu'à présent) et elle achète régulièrement des magazines spécialisés, y compris des magazines de photos-nature.

Dans une de ses vieilles revues, il y avait un article traitant de la reproduction des crapauds. Je ne peux m'empêcher d'en relever quelques extraits:

... Vers la fin de l'hiver, les crapauds abandonnent temporairement leur mode de vie terrestre, solitaire et nocturne, pour un bain collectif et des amours au grand jour...

... De nombreux mâles célibataires parcourent continuellement le secteur à la nage, en quête d'une femelle. Mais toutes sont déjà sous l'emprise d'un mâle, souvent même de plusieurs...

... A la différence des femelles qui quittent l'étang lorsqu'elles ont fini de pondre, les mâles restent sur place pendant toute la période de reproduction. Ils peuvent ainsi s'accoupler plusieurs fois, mais sont constamment en surnombre. Et il est donc fréquent que plusieurs se disputent la même femelle. C'est même un véritable amas de crapauds que je découvre en avançant dans l'eau: un enchevêtrement d'une dizaine de mâles au milieu duquel on aperçoit de temps à autre l’œil de la femelle assaillie...

(image du net)

... Souvent maintenue sous l'eau, privée de respiration, une femelle ainsi prise d'assaut risque la noyade...
(Source: Nat'Images - Mars-Avril 2010)

Les mecs c'est un peu comme les crapauds finalement.
 
Je revois mes premières sorties en boite de nuit quand j'étais beaucoup plus jeune et où la séance des slows faisait se lever toute une catégorie de mecs pour tourner autour de la piste de danse à la recherche d'une nana acceptant de se coller à eux. Je les trouvais la plupart du temps grotesque. Je préférais me morfondre dans mon célibat plutôt que de me ridiculiser.

Mais aujourd'hui je ne suis pas forcément mieux à rechercher des conquêtes sur la toile. 
 
Je suis peut être sévère avec moi-même en disant ça mais à force d'être confronté à ce déséquilibre du nombre de gars en quête de plaisirs sexuels comparé au nombre de femmes, je me sens malgré moi, comme une sorte d'homme crapaud.
 

dimanche 4 septembre 2011

Ours mal léché


J’ai déjà expliqué mon problème à regarder les jolies femmes. Quand une jolie femme passe dans mon champ de vision, intérieurement je calme toutes excitations et je feins de ne l’avoir vue.
Récemment, là où je travaille, une nouvelle hôtesse d’accueil vient d’être embauchée. C’est une black sexy avec un sourire chaleureux et un regard qui plonge et s’ancre dans tes yeux quand tu lui dis bonjour. Un regard qui réveille, qui enflamme mais que j’éteins très vite en me disant qu’elle se comporte comme ça avec tout le monde. Ce qui est d’ailleurs le cas.
Je me dis : ne va pas t’imaginer que tu lui fais de l’effet, elle se comporte ainsi de façon naturelle. Et puis j’ai plein d’autres sentiments négatifs qui me colonisent. Je pense par exemple à quelqu’un qui me verrait entrain de la regarder et qui se mettrait à penser que je m’enflamme pour un rien. Je repense aussi à ces hommes que je vois dans la rue qui regarde de façon accrocheuse et limite ridicule la déesse qui passe auprès d’eux.
Ainsi donc j’atomise toutes envies, toutes émotions. Un point c’est tout ! Et le pire c’est que ça marche. Je me surprends parfois à être insensible, comme anesthésié de tous désirs…
Un jeune collègue qui se croit beau gosse a déjà échangé quelques mots avec cette « nymphe de la bienvenue ». Et elle lui a déjà confié qu’elle dansait sur des rythmes brésiliens dans un piano bar du centre ville. Cela m’étonne mais bon sang comment a-t-il fait. ? Aussi incroyable que cela puisse paraitre je ne sais absolument pas comment on peut arriver à se parler quand on ne se connait pas et qu’on ne partage aucune activité commune. Je me limite à dire bonjour et au bout d’un certain temps quand je vois que s’en est ridicule de se dire de telle banalité alors qu’on ne se connait même pas, je finis par faire mine de passer sans voir personne.
Pour faire écho à mon billet précédent je suis effectivement un ours « mal léché », pas très sociable quoi ! Enfin surtout quand on ne me connait pas. Passé ce cap, je suis quand même différent.

samedi 3 septembre 2011

Coiffeur

Je ne suis peut être pas très sociable mais les ambiances salon de coiffure je n'aime pas vraiment. Je n'aime pas ces salons où la radio diffuse du NRJ/Fun Radio à longueur de journée, où les hommes se font coiffer par des femmes plutôt jeunes qui cherchent à être polies en engageant la discussion par des questions du genre " Alors les vacances sont finies ? ".

Ces ambiances jeunes décontractées, que l'on retrouvent aussi dans certains magasins de fringues, ne me plaisent pas parce que je n'y suis pas à mon aise. Parce que certainement je ne suis pas dans le même état d'esprit.

Oui je sais, j'ai l'air d'un vieux con, grognon en disant ça. Je le suis sans doute un peu.

Je n'aime pas ça aussi parce que je ne sais pas quoi leur dire à ces jeunes femmes et comme je ne dis rien, le silence qui s'installe m'angoisse. Je ne suis pas doué pour parler avec des gens que je ne connais pas.

Ainsi depuis quelques années j'ai changé de coiffeur et j'ai souhaité que ce soit un homme qui me coupe les cheveux. Habitant dans un petit village, j'ai trouvé un petit salon de coiffure pour monsieur tenu uniquement par un coiffeur à son compte. La cinquantaine, ce n'est pas un débutant.

Déjà le grand avantage c'est le prix: seulement 8,50 euros pour la coupe. Ensuite, la radio en fond sonore est callée sur FIP. L'ambiance y est calme et non agitée. De bons magazines à disposition ainsi que le journal Ouest-France du jour. Et enfin chose importante, cet homme est un peu comme moi. Il ne cherche pas forcément à parler et ça ne pose aucun problème, n'y à lui, n'y à moi.

Et bien sûr pas de carte de fidélité stupide ! J'ai l'impression que c'est très féminin ce genre de chose et ça me fait chier (désolé ! Un peu énervé en ce moment) de sortir ces petits cartons dans le but de gagner des petits avantages… D'autant plus que si un commerçant souhaitait réellement faire plaisir, ce n'est pas très compliqué avec l'informatique de se rendre compte de la fidélité de certaines personnes et ces petits attentions qui peuvent certes faire plaisir, ce n'est pas le client qui devrait les demander mais directement le commerçant qui devrait les offrir en regardant discrètement son écran pour savoir si c'est un fidèle de sa boutique ou pas.



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dimanche 28 août 2011

Danaé vu par Titien

Cette semaine, en allant à mon travail, j'écoutais France Inter et je suis tombé sur la chronique de Paul VEYNE décrivant le tableau ci-dessous de Titien (~1490-1576).

Cliquez sur le bouton rouge pour réécouter la chronique.




Danaé d'après la mythologie grecque
Un oracle apprit à Akrisios, roi d'Argos, que sa fille Danaé mettrait au monde un enfant qui le tuerait. Il décida donc de la contraindre à la chasteté en l'enfermant dans une tour d'airain qu'il fit construire et dont le toit s'ouvrait sur le ciel afin que l'air et la lumière puissent y pénétrer. Mais Zeus se transforma en poussière d'or pour déjouer l'interdit paternel.

Plusieurs peintres ont repris le symbolisme de Danaé...

Pour Rembrandt (1606-1669), c'est une lumière au reflet d'or qui inonde le visage de Danaé:




La Danaé de Gustav Klimt (1862-1918) est particulièrement érotique.


vendredi 26 août 2011

Contrainte


"L’homme veut fuir les contraintes mais dès qu’il s’en affranchit, le vide et l’ennui le gagne et il s’invente alors d’autres contraintes."

L’homme vit de toute part dans la contrainte. Cela dit, lorsque la contrainte n’est pas choisie, elle devient souffrance. En choisissant sa vie, en allant vers ce qu’il désire, il accepte d’autant plus les contraintes qui vont avec.



mercredi 24 août 2011

Vie professionnelle

Je me souviens des débuts de ma vie professionnelle sur Paris…

Embauché dans une multinationale, il m’était possible de changer assez facilement de mission. Durant ces 5 années là bas j’ai pu travailler sur 4 projets différents. Des grands comptes.
Mon salaire n’était pas excessif mais correct. Enfin ce n’était rien comparé aux salaires de mes amis de l’époque travaillant dans le même secteur mais pour des petites sociétés. Leurs salaires étaient multipliés par trois. Ah ces années un peu avant 2000 ! Les années flambes pour ces boss de petites structures, jouant la séduction auprès de leur collaborateurs, leur offrant même des weekends ski tous frais payés…

Je n’en ai jamais été jaloux. Je ne suis pas avide de fric. Et puis avec ce que je touchais je n’étais certainement pas à plaindre. Moi aussi j’ai eu droit à certains cadeaux. Une bonne augmentation sans rien demander, un cadeau surprise d’un mois de salaire pour une fin de mission chez un client satisfait… En comparaison, des cadeaux plus modestes mais pour moi qui suis de nature frileuse, le fait de savoir que d’autres, à compétences égales, touchaient beaucoup plus, me rassurait. Pourquoi avoir peur de l’avenir quand on sait que mieux est possible ?

Mais la vie parisienne ne me convenait pas. La naissance de mon fils et cette envie de lui transmettre mes repères qui selon moi n’existaient pas là bas…

Alors je suis revenu en province, dans ma région natale, la région de mes ancêtres qui en passant, d’après mes recherches généalogiques n’ont pas bougés depuis des générations, depuis au moins la fin 18e. 

Non je n’ai pas changé de boite. J’ai juste demandé ma mutation bien sûr. Ma prudence légendaire. Jusqu’à aujourd’hui je n’ai donc connu qu’un seul et même employeur. Pas intéressé par l’argent, je le répète. Cette mutation m’a même valu une perte de 20% de mon salaire comparé à ce que je touchais sur Paris. Il faut bien être en phase avec là où on vit : le salaire horaire brut moyen breton reste l'un des plus bas de France. Et encore, avec ce nouveau salaire, j’étais toujours au dessus de celui de ma chef du projet sur lequel j’ai atterri.

Certes aujourd’hui l’endroit où je vis est agréable. Je ne vis plus dans un appartement mais une maison. Loin de l’agitation je peux quand bon me semble me nourrir de calme contemplatif et ma vie de famille y trouve son équilibre.

Coté professionnel par contre les ruminations ont été nombreuses durant ces 9 ans déjà en Bretagne :
  • Des revenus qui n’ont quasiment pas bougés et qui restent de toute façon dans la fourchette haute comparés aux personnes avec qui je travaille. Donc je n’attends rien de ce coté là.
  • Prendre de face la mise en place de l’offshore avec des équipes indiennes, se soumettre à la philosophie de l’industrialisation et le ressentir comme une régression des méthodes de travail.  
  • Peu d’opportunités de changement aussi. Puisque je travaille toujours sur la mission avec laquelle j’ai commencé. Enfin il y a du mieux quand même cette année car je travaille aussi pour un autre client.
  • Et mon désintérêt du monde professionnel, mon indifférence à l’univers de la gestion et de la finance qui me gangrène.
Je ne suis pourtant toujours pas à plaindre mais il est vrai que parfois je me sens comme dans un trou sans savoir comment faire évoluer les choses.


mardi 23 août 2011

Réponse à une annonce


Ce soir j'ai été séduit par une annonce. J'y ai répondu...
 
Bonjour,


Ce n’est pas vraiment facile de vous écrire pour vous donner envie de me rencontrer quand je sais que vous croulez déjà sous les demandes. La fréquentation de votre fiche est déjà 4 fois plus importante que la mienne en à peine 1 mois d’inscription tandis que pour moi cela fait déjà 1 an. Un an durant lequel j’ai envoyé quelques lettres, pas énormément, à des couples exclusivement et où je n’ai reçu absolument aucun retour. Donc je commence cette lettre un peu comme un looser certes mais si au moins je pouvais recevoir ne serait ce qu’une bride de réponse du style « pas intéressés » j’aurai au moins la satisfaction d’avoir été lu. :)

Bon alors maintenant il faut que je sois un peu plus attrayant et surtout parler de moi…

Je m’appelle xxxx, j’ai 38 ans et je suis en couple. Ma femme est aussi inscrite sur SXB mais elle ne souhaite pas pour le moment faire de rencontres. Cette demande est donc pour moi seulement sans vous garantir que cela pourrait évoluer de couple à couple par la suite.

Je n’habite pas très loin de xxxx. Je peux donc me déplacer facilement pour vous rencontrer en semaine ou le weekend, en journée ou en soirée puisque ma recherche des plaisirs se fait en toute transparence vis-à-vis de ma femme. Il faut cependant que le rendez-vous ne perturbe pas notre vie de famille (nous avons un enfant).

Quelles sont mes motivations ? Sans doute un peu comme les vôtres. Envies de séduire et d’être séduit, ressentir l’excitation des premiers rendez-vous, se laisser envahir par la fantaisie et les émotions. Faire de belles rencontres, éventuellement amicales. Je ne suis pas un « mort de faim ». Mes désirs sont plus sensuels que sexuels.

Ma personnalité est plutôt celle d’une personne sensible et timide mais devient vite celle d’un gentil garnement quand je me sens confiant. Malgré mon âge et mon coté sérieux j’aime conserver quelques traits de caractère de l’enfance.

Concernant ma bisexualité je la qualifierai de légère. Si je m’entends bien avec monsieur, les caresses ou les bisous osés viendront naturellement. Pour moi un trio, c’est un partage entre trois personnes. La confiance installée, mes caresses iront vers vous deux.
    
Si vous souhaitez en savoir plus sur moi, vous pouvez parcourir mon blog où je me raconte et m’exhibe à travers quelques photos :

Je vous laisse aussi mon adresse email.

En espérant avoir un retour de vous.
Bises coquines,
Rêveur


lundi 15 août 2011

dimanche 14 août 2011

Les grandes vacances


Le dimanche 10 juillet dernier était la veille de notre départ en vacances. Dans un fichier stocké sur mon disque dur, j’écrivais :

Les vacances. C'est quoi le rôle des grandes vacances ? Se reposer ? Pas vraiment. Je vois ça plus comme un retour sur soit, un changement de vie, d'habitudes. Je n'ai plus forcément la même excitation de ma jeunesse pour l'arrivée de ce temps libre. Plusieurs années que je le remarque. On change et c'est normal.
Avec le temps je vois que cette période, surtout les 2 semaines de camping en famille, deviennent comme une sorte de retraite monacale. Emporter des bouquins et s'en imprégner, s'en nourrir, à son rythme et s'apercevoir que ça construit, aussi, par petites briques. Si l'envie d'écrire est aussi là, ca complète la réflexion.

Deux semaines de camping donc dans le sud, au soleil. Plutôt terre que mer pour s’éloigner des grandes foules. Deux semaines comme un retour aux sources. Beaucoup de simplicité, juste ce qu’il faut de confort. Au raz du sol, au contact de la terre, à vivre un peu comme des sauvages. Sans électricité et donc sans téléphone, mail et internet. Les seules batteries qu’on s’autorise sont celles de nos appareils photos.

Comme chaque année, on n’organise rien. Théoriquement on part demain, au petit matin, mais on ne sait encore rien de notre destination finale. On aimerait la montagne, les Alpes, seulement les prévisions météo ne sont pas suffisamment bonnes pour les quinze jours qui viennent. Alors on descendra sans doute plus bas. On verra. Il faudra quand même trancher dans la journée ou soirée.

Mais voila, un imprévu à chamboulé notre organisation. La santé incertaine de notre animal de compagnie nous a fait tout annuler à la dernière minute. Nous sommes donc restés en Bretagne et les ¾ du temps sous la pluie.  

Alors que faut-il retenir de ces vacances à la maison ? Un peu de lecture mais pas tant que ça. De la réflexion ? Non pas vraiment voir même pas du tout. Beaucoup de temps passé sur Internet, beaucoup de temps perdu aussi. Sans envie particulière dans une sorte de désert psychique. 

Le point positif c’est qu’avec Ülee les câlins furent nombreux.