Ulee et petit poussin sont partis depuis quelques jours déjà pour voir de la famille. Moi, je suis resté parce que je travaille et parce que les rassemblements de famille ce n'est pas trop mon truc.
J'aime assez bien rester seul mais il ne faudrait pas trop que cela dure car je m'enferme vite dans une sorte d'ennui. Coté repas je n'ai pas envie de cuisiner alors que c'est moi qui prépare à manger quand tout le monde est là. Habituellement j'impose un certain équilibre que je me suis empressé de rompre une fois seul.
Ces derniers jours, j'écoute en boucle et regarde le DVD du concert des albums "Paradize +10" et "Putain de Stade" d'Indochine.
Ce weekend heureusement que je me suis forcé à faire du shopping. En plus c'était encore les soldes dans certains magasins: j'ai pu faire des affaires. Sinon à part ça c'est internet à gogo. Sur les réseaux libidineux je m'exhibe en webcam.
J'ai renoué ainsi le dialogue avec une miss à qui j'avais envoyé quelques mails il y a plusieurs mois de ça. Ulee était au courant de cet échange. A cette époque cette miss souhaitait me rencontrer pour du sexe. Mais moi, hésitant, elle m'avait pris de haut et claqué sa grande porte sur mon petit nez.
Un dialogue renoué donc, et de fil en aiguille, on a fini nus devant nos webcams, se regardant mutuellement à se donner du plaisir. Une exhibition complètement publique où d'autres personnes (essentiellement des hommes) venaient nous mater. Je me suis lâché dans l'exhibition: sans ressentir de honte, grâce aussi à la grande liberté sexuelle de miss, je me suis introduit un sextoy dans l'anus. Ok, ok, c'est pas la première fois, mais en publique si!
On aurait pu franchir le pas et se rencontrer pour de vrai. Mais j'ai été sage. Idem pour elle. Et puis je ne le souhaite pas. Ülee et moi on s'est fixé des règles et aussi because je ne suis pas prêt pour ce genre d'aventure dans le monde réel.
Durant ce weekend j'ai passé beaucoup d'heures devant la webcam. Envie de rien mise à part ça. Habillé, nu, sage ou débridé, sans complexe et avec ma sensibilité, je me donnais en spectacle devant des inconnus. Schubert ou Chopin imprégnaient l'instant.
Difficile de savoir ce que j'en attendais. Certainement quelque chose qui ne me comblait pas totalement puisque j'y revenais souvent. J'avais mon petit succès devant des hommes pour la grande majorité. Mais je n'ai pas l'impression que les gentils commentaires que l'on me faisait s'infusaient en moi.
Comme le sucre qui appelle le sucre, j'avais faim sans parvenir à la satiété. Faim de me voir et de me plaire surtout. Curieusement à défaut d'accepter que les autres appréciaient, moi je me plaisais. En mouvement, dans la tenue d'Adam et à visage découvert.