Nouvelle affreuse. Le dernier jour de ton fils. Ton fils unique.
Je ne le connaissais pas. Je ne savais même pas qu’il souffrait depuis un certain temps d’une « longue maladie ».
Je suis venu aux obsèques. Besoin de te témoigner ma présence. Dans cette douleur. Un besoin aussi pour moi. Comment continuer à recevoir des choses de toi si je ne viens pas ce jour là.
Durant cette cérémonie, malgré le tourment, tu étais digne et ton sourire restait présent.
Je ne connais pas tous les détails mais si sa maladie était une vraie souffrance, peut être étais-tu, pour lui, contente qu’il s’en aille...
Il se peut aussi que tu t'accroches à ta philosophie de la vie. Cette vision orientale. Apaiser le corps et l'esprit et les garder unis dans la douceur malgré la tempête.
Il y avait de la beauté dans ta façon d’être en dépit de l’ambiance parfois lourde… Cette femme de ta famille, à tes cotés, qui gémissait…
Il y avait de la beauté dans ta façon d’être en dépit de l’ambiance parfois lourde… Cette femme de ta famille, à tes cotés, qui gémissait…
Au moment de la bénédiction, tu t’es penchée pour embrasser son cercueil et une bougie posée là, commençait à enflammer tes cheveux. Un homme s’est empressé de te reculer en t’attirant dans ses bras et en plaquant le plat de sa main sur ta chevelure. Même dans la soudaineté de cet évènement inattendu, tu es restée zen et tu gardais ton expression souriante. Peut être y voyais-tu comme le dernier message de ton enfant…
A la sortie de l’église, j’ai pu t’approcher et te témoigner ma peine. De façon timide je t’ai tenu la main et l’épaule. On s’est fait la bise puis encore une autre fois. « Sincères condoléances » en te regardant, un peu embarrassé, dans les yeux. On se souriait en se disant merci. C’est surement dommage d’attendre ce genre d’évènement pour te témoigner ma sympathie.
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