vendredi 13 mai 2011

Sérieusement léger

Je me suis pris la tête avec un collègue hier midi pendant notre footing. J’étais un peu à fleur de peau. Il ne faut pas grand-chose pour me chatouiller. Surtout quand on me parle d’avenir professionnel. C’est le flou dans ma tête et je me sens parfois réellement immature. Comment est ce possible d’avoir un bac+5 et de se retrouver aujourd’hui sans réelle envie sur son futur. J’ai comme un grand désintérêt pour ce monde d’argent et de compétition. J’m’en fous. Paradoxalement je sais aussi être sérieux et mon travail est apprécié. J’oscille entre sérieux et légèreté. Concilier l’un sans dérégler l’autre…

4 commentaires:

  1. Travailler pour gagner son pain quotidien,pour creuser aussi son petit sillon, rendre aux autres ce que la vie t'a donné, avec ses ombres et ses lumières. C'est un peu ma philosophie et parfois je me questionne aussi sur le sens de tout ce FAIRE dans lequel j'ai une soif d'ETRE.

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  2. Idéalement le travail devrait permettre de se réaliser mais depuis un certain temps, je ne vois plus trop vers quoi je vais et d'autres priorités apparaissent. Des choses à régler avec moi même. Des choses que j'avais mises de coté, peut-être même étouffées et que je laisse aujourd'hui s'exprimer davantage.

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  3. Je crains fort que ce ressenti par rapport au monde du travail ne soit grandement partagé par la plupart d'entre nous! Dire pourquoi s'avère complexe tant les raisons sont elles aussi multiples..
    Les nouvelles formes de management qui ne pointent que la rentabilité et le profit ont peu à peu vidé le travail de toute sa noble substance et les êtres de leur personnalité. Les travailleurs sont des " employés" interchangeables mis en rivalité les uns par rapport aux autres et soumis à des objectifs commerciaux exponentiels , le tout dans un contexte économique fragilisé et mondialement concurrentiel.
    Peut on encore parler de déontologie, de solidarité, d'émulation dans ce monde du travail qui lamine les individus et ne voit en eux que des matricules...
    Comme tu le dis Rêveur, " Idéalement" le travail devrait contribuer à la réalisation de l'être mais ce n'est plus le cas lorsque les enjeux de compétitivité économique entrent en lice.
    Seuls les artistes et les artisans ont peut être encore cette relation privilégiée à une forme de travail" noble" où la passion, la créativité sont les ressorts principaux car ils sont relativement "maîtres d’œuvre" et non simples exécutants...
    Si cela t’intéresse, je te conseille vivement la lecture édifiante de la bibliographie de Christophe Dejours qui s'est penché sur les questions de la souffrance éthique et de la reconnaissance du travail. On trouve toutes les infos,références, voire extraits de vidéos de ses conférences sur la toile.
    Comme tout un chacun, il convient de trouver un équilibre entre travail et vie personnelle en cultivant ses passions et et la qualité de ses relations à l'autre et à soi même et tu y es parfaitement apte!
    Bon courage et à très vite pour poursuivre ce dialogue ou en entamer tant d'autres !
    Bon week end
    Plein de bises
    Elise

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  4. Elise,
    Je viens de regarder une vidéo de Christophe Dejours sur Dailymotion et tu as raison, ce qu'il dit est vraiment intéressant. J'aime beaucoup ce qu'il raconte et ce qu'il dégage au niveau de sa personnalité. Et ça, également ça compte.

    http://dai.ly/cElV3V
    http://dai.ly/cooS6i

    J'ai aussi repéré un de ses livres qui me donne envie de lire. Il a beaucoup écrit sur le travail mais ce n'est pas le sujet de celui-ci. Son titre c'est "Le Corps d'abord" et je viens juste de le commander sur Internet.

    Merci Elise pour le tuyau, pour tes mots qui sortent avec aisance et pour ton attention.

    Joli weekend à toi.
    Tendresse,
    Rêveur

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