samedi 13 novembre 2010

Lettre à K

 Dimanche 22 août 2010

...

Sinon, je veux aussi te parler de mes envies de ces derniers jours. J’ai trouvé sur Internet un site échangiste. J’ai envie de partager une certaine intimité avec un couple. Je sais que tu ne comprends pas ce genre de chose mais s’il te plait ne me juge pas. Je veux juste en parler parce que les lettres que je t’envoie sont comme des tranches d’un journal intime. J’ai envie d’en parler parce que c’est ce que j’ai dans la tête.

Sur ce site j’ai crée une annonce de rencontre, il y a quelques semaines mais pour l’instant personne n’a souhaité me contacter. De mon coté j’ai contacté 5 couples de Rennes mais sans retour. J’ai modifié mon annonce ce weekend, la voici :

Je recherche un couple de préférence du même gabarie que moi (pas trop grand) pour partager des moments doux et sensuels avec madame et monsieur.

Débutant dans l'amour à plusieurs, ce moment je l'imagine tendre et amusant à la fois.

Je suis:

   Rêveur quand la vie est une poésie,
   Timide mais taquin quand je suis en confiance,
   Raisonnable au quotidien pour faire quelques écarts à l'occasion,
   Hétéro avec une pointe de curiosité pour la bisexualité.

Laissez-moi un petit mot...
Bises

Voila. J’ai envie d’avancer sur ce chemin parce que ce désir prend beaucoup d’importance dans ma tête et devient parfois trop exclusif.  J’en ai envie et je ne vois pas pourquoi je m’empêcherai de vivre ce que j’ai envie. J’ai aussi l’impression d’être dans une période où rien ne m’intéresse à part ce désir. Tant que je n’aurais pas assouvis ce désir j’ai l’impression que je n’arriverai pas à m’intéresser à autre chose. Comme si j’avais besoin de ça pour aller de l’avant, besoin de ça pour avancer dans ma vie… Ou alors je me trouve des excuses pour justifier mes actes…

En parlant de mes envies, hier soir à Saint-Malo, je regardais un peintre dessinant le portrait d’un touriste. Ce peintre est très sensuel et quand il dessine un visage il passe environ 20 minutes à dessiner les yeux et le regard de son sujet pour restituer tout les petits détails, les petits reflets au niveau de l’œil, toutes les petites ombres autour des yeux. En le regardant faire j’avais envie d’échanger de la tendresse avec lui. C’est un homme pas très grand, environ 50 ans, des mains fines, un peu comme les miennes, des cheveux mi-longs, attaché vers l’arrière sous la forme d’une queue de cheval, quelques boucles aux reflets blonds, ondulaient au niveau de sa nuque, un visage fin et un peu creusée aux joues. Il peignait assis sur un petit tabouret, le dos bien droit et ses pieds comme ancrés  sur le sol. Ca me faisait penser à une posture de yogi.  Il avait le front dégagé et sa peau était légèrement bronzée. Il était absorbé par son travail bien qu’une foule le regardait peindre. Un calme et une certaine sagesse se dégageait de lui. C’est ce genre de personnes que j’aimerai bien rencontrer.

vendredi 12 novembre 2010

Jogging

En début d'après midi on a été à D4 et vu que les températures sont à la baisse je me suis acheté un bas de running. J'ai choisi un corsaire qui colle à la peau.

De retour à la maison je n'avais qu'une envie: celle de l'essayer en condition réel.
Je suis parti tel quel pour affronter les éléments extérieurs.



Contact agréable sur la peau. Tellement près du corps qu'on a l'impression de courir nu.
Dans la tempête j'ai couru une heure à travers les sentiers autour de chez moi. Quelques dénivelés parmi les rochers de schiste rouge, un peu de boue, un peu de bitume aussi et je suis de retour.

Ensuite une bonne douche et la joie de ressentir de bonne sensation: se sentir bien dans son corps et se sentir détendu.


Détendu oui mais peut être pas partout. ;-) 

jeudi 11 novembre 2010

Strip-tease très "amateur"

Une journée pluvieuse et ennuyeuse.
Petit grain de folie en réalisant cette vidéo :)

mardi 9 novembre 2010

Face à l'objectif

Série réalisée le 9 novembre 2010


dimanche 7 novembre 2010

Mon journal de l'été


Extrait de mon journal durant le mois de juillet...

Jeudi 15 juillet 2010

En vacances dans les Bouches-du-Rhône, dans un camping. On est arrivé lundi en fin de journée vers 20H00 après toute une journée sur la route. Fatigué par le voyage, il fallait encore planter la tente et surtout planter les piquets dans un sol dur.
En vacances… avec le secret espoir que ma vie évolue, bouge, se transforme : que j’évolue, que je bouge, que je me transforme. Comment dire « oui » à la vie ? Comment faire ce dont j’ai envie ? Parfois je me demande même ce dont j’ai envie…
Toujours ces mêmes interrogations qui m’accompagnent depuis des années depuis l’adolescence peut être même : des interrogations chroniques. Comment peut-on vivre des années sans trouver ses réponses, sans avoir l’impression d’évoluer ?
Certainement parce que je préfère me complaindre dans mes questionnements plutôt que d’avancer. Sans doute que je me cache à moi-même par habitude de mon immobilisme. Surement que je me trouve toujours et encore tout pleins de raison pour ne rien y changer. Cette situation est devenue mon équilibre et mon environnement rassurant. C’est rassurant certes mais c’est ennuyant.
Je dois changer. Je dois me forcer à faire ce que je veux.
A la piscine du camping tout à l’heure, allongé sur un bain de soleil à coté de Rêveuse, un couple viens s’allonger auprès de nous. La fille est près de moi et en retirant son short pour se mettre en maillot de bain, elle m’expose ses fesses : provocation douce ou innocente ? Toujours est-il que j’avais envie de la regarder : pas ses fesses mais elle mais je m’empêchais de le faire. Pourtant c’est une chose que j’avais envie de faire mais que je n’ai pas faite.



Vendredi 16 juillet 2010

« Mes rapports avec les autres ».
Hier, à Avignon, durant le festival, des troupes de théâtre font leur show et accostent les passants. A la sortie du magasin, j’attends Rêveuse et mon fils, je regarde un groupe faisant la promotion de leur spectacle un peu déjanté. L’un assis sur un bidon à roulettes, se fait trainer par un second. Je suis en retrait sur le trottoir. Ils sont sur l’avenue et interpellent visiblement plutôt les jolies filles. Je les regarde, les écoute en étant plutôt rassuré de ne pas être leur cible. Celui assis commence son speech à une belle jeune femme ayant des grosses lunettes à la mode. Elle prend cela avec amusement. A sa place, je n’aurais sans doute pas eu le même comportement :
«  Mais oui vas-y, fait moi ton show… Qui tu es pour me parler ainsi ? Tu veux me faire ta pub… Tu veux me vendre ton spectacle… Tu veux mon argent… Tu veux me faire croire que tu es malin et peut être même me ridiculiser devant les autres».



Hier au bord de la piscine. Ce couple qui s’installe à coté de nous. Cette jeune femme qui retire son short, son fessier de mon coté et à peu de distance de moi :
« Peut être veux tu me séduire comme ça, mais non je ne vais pas te montrer que j’ai envie de regarder tes fesses. Je n’ai pas envie par pudeur, par timidité, parce que je n’ai pas envie que l’on me voit les regardant. Le jeu de séduction, je le veux plus subtil ».
Tellement subtil qu’il n’y en a pas eu…

Ce matin au réveil, après mettre habillé et avant d’aller aux toilettes, mon fils me dit qu’il a inventé une nouvelle façon de jouer :
« Mais oui c’est ça, tu as inventé un nouveau jeu, encore avec des règles qui ne tiennent pas la route ».

Trois exemples et trois fois la même chose, un même comportement. Je suis fermé aux autres par mes jugements. J’ai déjà une idée toute faite de ce qu’ils sont, de ce qu’ils veulent, je ne laisse aucune chance à l’espoir d’un « autre chose ». Et si je m’habituais à me laisser faire, à juger après coup : laisser faire, laisser venir et voir ce que je peux en retirer de bon. Dire « oui » plutôt que systématiquement une négation, une seule opinion : la mienne.
Cette fermeture à l’autre est peut être une des causes de mon ennui.



Mercredi 21 juillet 2010
 
Une chaleur d’enfer. Ma peau sature. Je quitte la léthargie du camping dans lequel nous sommes depuis un peu plus de 1 semaine pour faire un tour en voiture et trouver de la lecture. Les vacances sont toujours espérées pour donner la liberté que l’on attend toute l’année mais une fois que l’on y est, on a toujours autant de mal à se défaire de nos carcans, comme une impossibilité de profiter de la vie, ne pas savoir en profiter, ne pas vouloir en profiter. Que font les couples avec enfant à l’approche de la quarantaine ?
Ne pas savoir en profiter ou ne pas savoir vieillir ? Bientôt 40 ans mais je ne les fais pas. On m’en donne je crois 10 de moins. Dans ma tête j’ai aussi l’impression de ne pas faire mon âge. Au bord de la piscine par exemple, au petit jeu de la séduction, je suis quasi sûr que je considère comme étant plus âgées des femmes qui ont mon âge et inversement.
Allongé sur un transat, j’expose mon corps au rayon du soleil, j’expose mon corps au regard des autres. Discrètement à travers mes lunettes sombres, l’œil en coin pendant une pause lecture, je regarde si j’attire les regards. Je crois que oui. Il est vrai que la coupe de mon nouveau maillot de bain me va bien, me donne confiance et puis j’aime mon corps. Un corps qui n’est certes pas grand et pas musclé mais qui a l’avantage d’avoir plutôt un ventre plat et de belle jambe, je crois. Je crois. Je ne sais pas vraiment comment mon corps est perçu. Je l’apprécie ce corps, j’aime le toucher, le palper, le caresser. Est-ce que ce corps d’homme/enfant qu’est le mien plait ou au contraire intrigue ?

Le décolleté de Rêveuse

Comment les couples de 40 ans profitent de la vie ? Est-ce qu’ils s’épanouissent pleinement dans leur vie de famille ? La famille, la vie professionnelle et voir même associative ? J’ai l’impression de n’être pas fait pour m’épanouir ainsi, ne pas m’épanouir en société. Suis réellement un solitaire ? Pourquoi alors je cherche à m’ouvrir aux autres ? M’ouvrir aux autres ou suis-je intéressé ? Uniquement intéressé … Que des questions et pas de réponse. Cette stagnation m’embête et m’agace et c’est ça que je veux faire évoluer !

J’ai donc quitté le camping laissant Rêveuse et mon fils à la piscine de notre « hôtel de plain air ». Les laissant pour ne penser qu’à moi : ça je sais faire. Je sais être égoïste et ça ne me complexe pas. D’ailleurs s’occuper de soi n’est pas de l’égoïsme si on n’en abuse pas.

Je roule au hasard sans trop savoir quoi faire. Où aller ? Sur un panneau routier, j’opte pour un village. Il devient ma cible. En arrivant à destination, le village n’est vraiment pas bien grand et pourtant il y a des voitures garées un peu partout. Je fini moi aussi par trouver une place. Je ne roule plus et cette fois je marche au hasard. Je prends à gauche et j’entends de la musique. Au fond d’une rue j’aperçois un groupe de gens. Je m’approche et j’arrive sur une place. Une petite place devant une église et deux terrasses de café bondées : des jeunes, la vingtaine, faisant la fête sur de la musique en provenance d’un DJ se trouvant à l’intérieur d’un des bars. Il est 15H00 et les esprits s’échauffent déjà à coup de bières et de pastis. Je ne sais pas ce qu’ils célèbrent mais seulement une tranche d’âge est représentée sur cette petite place de village : la tranche des 20 ans, peut être moins, garçons et filles, dont le but est de délirer entres copains et avec l’aide de l’alcool. Sans doute que cette fiesta à lieu dans le cadre de la semaine de fête du village. C’est du moins ce que je comprends en lisant une affichette écrite en patois local, sur la porte d’un magasin.

Je reprends la route. Je ne vois pas ce que je peux attendre d’une ambiance où tout le monde se connait et où je ne suis qu’un simple étranger.

Je traverse 2 autres villages, plus grand mais sans célébration cette fois ci. Pas envie de m’arrêter. Que faire ? Sortir des sentiers battus et me retrouver en pleine nature, dans un lieu loin de tout, pour me donner du plaisir ? L’idée me séduit. Pourquoi pas !
Je roule au hasard, je prends à droite, à gauche, dans l’espoir de me retrouver seul quelque part pour que je puisse avec cette chaleur, retirer mes vêtements et me caresser avec cette sueur sur ma peau. Oui mais les coins isolés et accueillant ne sont pas si nombreux par ici. J’ai bien essayé plusieurs routes mais finalement j’ai abandonné l’idée. Et puis je n’ai pas trop envie de le faire vite. J’ai envie de sensualité et pas d’une masturbation frénétique, pas envie de jouir sans plaisir.


Bon et bien il me reste dans ce cas à partir à la recherche d’un peu de lecture. Je reviens d’où je suis parti et m’arrête à une maison de la presse de la ville où se trouve notre camping. J’y achète 2 magazines dont 1 qui est le hors série du magasine « Psychologies » dont le thème est la sensualité et l’érotisme.
Par la suite, j’entre dans un supermarché pour y faire quelques courses pour manger ce soir. C’est les vacances, apéro oblige, j’achète des Doritos et de la sauce, de la bière, ainsi qu’un plat surgelé à base de légumes et de boulettes de bœuf et des glaçons. Dans le magasin, il n’y a pas grand monde et c’est surtout des femmes seules qui font des courses. Je ne peux m’empêcher d’essayer de tester mon pouvoir de séduction : loin de chez soi c’est plus facile. Enfin facile, peut être pas quand même car mon manque d’expérience ne fat pas des miracles. J’essaye de croiser quelques regards. Ca marche un peu mais ça se limite qu’à ça. J’aimerai bien soutenir un peu plus les regards mais là je deviens maladroit et puis je n’ai pas envie d’être lourd, donc je ne m’attarde pas trop dans cet exercice et je me dirige vers la caisse. Dans l’allée, la caisse est en face de moi. Une femme dont j’ai croisé le regard tout à l’heure, décharge son caddie sur le tapie. Elle me voit arriver. Elle me voit la regarder. Je suis devant la caisse et j’ai envie de me mettre derrière elle. Je ne peux m’empêcher cependant de lui faire croire que je regarde à droite et à gauche si une caisse est libre. Par chance à cette heure, les caissières ne sont pas nombreuses. Ca ne parait donc pas bizarre de faire la queue derrière elle.
Pendant que ces achats sont scannés et qu’elle les remet dans son caddie, je dépose les miens sur le tapie. Cela va vite, ils ne sont pas trop nombreux. Ca me laisse ensuite le temps de regarder le caissier ; ce n’est pas une femme cette fois ci mais un jeune homme boutonneux ; de regarder aussi cette femme devant moi. Nos regards se croisent de nouveau. J’ai l’impression même qu’elle n’est pas indifférente à ma présence. J’arrive même à lui sourire à un moment. Enfin tout ça reste très timide et tout est fait avec beaucoup de retenue.
Quand elle est partie, elle a clairement dit au revoir et j’ai pensé qu’elle le disait aussi pour moi. Je n’ai rien dit et le caissier trop occupé dans son job, celui de scanner mes articles n’a même pas pris le soin de répondre.
Une fois mes articles payés, je l’ai cherchée sur le parking mais elle n’était plus là.

Voila mon niveau de séduction. Cela doit bien faire rire la plupart car il faut bien reconnaitre que je suis très timide.
Je suis rentré au camping et j’ai rejoint Rêveuse et mon fils à la piscine. Il est maintenant  17H00 : ma peau supportera le soleil.

Jeudi 22 juillet 2010

Levé à 7H00. Pas envie de rester au lit et je veux me moucher. Il fait doux, le camping est encore calme. Mon fils et Rêveuse dorment encore. J’en profite pour prendre mon livre et lire assis sur la chaise basse. Le livre est intéressant, j’ai l’impression de m’identifier en partie au personnage principal. Il est 8H30 quand je décide d’arrêter. Le camping n’est pas plus réveillé. Il faut dire que c’était la fête hier soir : une soirée moules-frites à l’occasion de la fête nationale belge. Les belges sont nombreux ici. C’en est étrange d’ailleurs. C’est la première année que l’on voit une si grande concentration de belges en vacances. Ils surpassent les néerlandais …

Rêveuse


Dans la matinée, je pars faire des courses. Mon fils vient avec moi. On passe en premier chez un producteur de fruits et légumes, juste à la sortie de la ville en direction d’Avignon. Depuis 1 semaine et demie qu’on est là, j’y achète notre 6ieme kilos d’abricots, notre 3ieme kilos de nectarines. Les fruits sont cueillis mûrs et ont donc vraiment du goût. Rien à voir avec ceux que proposent les grandes surfaces où les fruits murissent dans les frigos pour faciliter leur transport.
Ce producteur fait appel à l’agriculture raisonnée » ce qui est un gage de qualité supplémentaire.

La femme qui nous a servi semblait froide de premier abord. Il a fallu attendre qu’elle finisse son travail avant qu’elle vienne nous servir. Pas forcément très souriante non plus. Puis curieusement après avoir fini notre achat, elle s’est montrée plus accueillante. N’ayant pas l’accent du coin, elle nous a demande d’où on venait. Par habitude ou par crainte de déranger, j’ai répondu laconiquement avec un sourire et en me tournant pour partir. De nouveau elle me retient avec une nouvelle question. Par politesse je fais une réponse un peu plus longue en conservant ce comportement de ne pas vouloir gêner et puis je pense aux 2 autres personnes qui viennent d’arriver et qui vont attendre. Encore un bref dialogue et je m’en vais avec un sourire. C’est toujours agréable quand quelqu’un s’intéresse à nous, même à travers un cours dialogue. Les dialogues peuvent être aussi parfois des petits jeux de séduction.
A ce petit jeu j’étais encore loin de me laisser faire, de me laisser aller à profiter. Trop préoccupé par pleins de pensées : ne pas faire perdre le temps aux autres… ces autres m’écoutent… si on me pose des questions je dois aussi en poser pour que la communication soit équilibrée…

En retournant à la voiture, mon fils m’aide à porter les fruits. Il y a des abricots, des nectarines, une demi-pastèque, un melon et des tomate-cerises. Je demande à mon fils pourquoi il ne mange pas beaucoup de fruits, pourquoi il ne mange pas d’abricot pas exemple alors que je sais que le goût ne lui est pas désagréable. Il commence par me répondre en me donnant une excuse au sujet de la pastèque. Je le coupe dans sa phrase en lui signalant que c’est des abricots que l’on parle. Il se fâche parce que je lui ai coupé la parole, je me face alors encore plus fort parce qu’il se fâche et comme d’habitude depuis quelques temps, on se fâche et le dialogue s’arrête : il s’enferme dans son silence avec ses bras croisés et moi j’exprime mon mécontentement en lui criant dessus.

Sur la route en direction du supermarché, le calme est revenu. Un calme où chacun est muré dans son silence. On entend de nouveau les notes d’un violon sur radio classique.


Les courses se feront en étant séparés. Mon fils dans le rayon livre et moi à la recherche du repas de ce midi et de ce soir. Quand plus tard, je reviens vers lui juste avant d’aller en caisse, et en lui rappelant qu’il doit aller choisir son jus de fruit, il avait un livre dans les mains, une collection pour enfants mais qu’il a cependant pris soin de ne pas me montrer la couverture. Je connais ce comportement. Ce n’est pas la première fois… Comme toujours je me montre discret, je fais l’air de rien, même si ses gestes le trahissent. Je suis quasiment convaincu que le livre en question parlait de sexualité. Ca ne me pose pas de problème. La sexualité intéresse tout le monde : hommes et femmes, jeunes et moins jeunes…

La caissière fait surement partie de cette population consciencieuse qui fait son travail vite et bien. Avec efficacité et rapidité les articles sont scannés. Sans avoir fini de ranger mes articles dans le caddie, elle me pose déjà la question au sujet de la carte de fidélité ainsi que le prix. Je proteste à ma façon en finissant calmement de ranger avant de lui tendre ma carte de paiement. Ce coté « petit soldat » est assez féminin je trouve dans le monde du travail. C’est bien ! Elle applique certainement les consignes que son chef lui a indiquées. Bravo ! 9/10 pour son efficacité mais 2/10 pour sa relation client.



Dimanche 25 juillet 2010

C’est le dernier jour de camping. Demain on déplante la tente. Beaucoup de vent depuis hier. Le mistral souffle et fait souffrir notre tente. Les coutures lâchent une à une. Elle a fait son temps. Cela fait 10 ans qu’on l’utilise chaque été. L’année prochaine il faudra partir avec une neuve. En attendant on consolide comme on peut pour affronter les assauts du vent. Ca met un peu d’aventure dans nos vacances.

Deux semaines dans le sud de la France. Deux semaines dans les Bouches-du-Rhône. Que faut-il en retenir ? Faut-il d’ailleurs retenir quelque chose à tout ?

 
Ca m’a permis de changer de rythme, changer mes habitudes, renouer avec la lecture, retrouver une vie simple, se satisfaire de peu. Euh… Je ne pense que je suis quelqu’un à se satisfaire de peu. Je dirais plutôt que je suis capable dans le cadre de mes vacances de sacrifier une partie de mon confort (vivre en camping n’est pas toujours de tout confort surtout quand on vit dans une tente, au raz du sol, très souvent en contact avec la poussière…) en échange de nouveauté : un climat méditerranéen, une végétation différente, une culture différente, des produits régionaux différents. C’est un petit dépaysement sans quitter le pays.


Je n’ai pas eu l’impression de dire plus « oui » à la vie comme je le souhaitais au début de mes vacances. Je reste toujours enfermé dans mes habitudes de peur et d’égoïsme. Dire oui à la vite nécessite d’être plus ouvert aux autres sans intéressement. Comme d’habitude c’est à peine si j’ai réussi à dire bonjour à mes voisins de camping. Je n’ai pas non plus  participé aux activités du camping. Toujours des bonnes excuses : pas envie, cela ne m’intéresse pas. Pourtant d’autres le font très bien. Nos voisins d’à coté par exemple, un jeune couple belge, ils se sont inscrit au concourt de pétanque et ont sympathisés  avec d’autres personnes du camping. Avant-hier ils invitaient d’ailleurs d’autres personnes à prendre l’apéro à leur tente. Pour Rêveuse et moi, c’est difficile de faire ça. Alors pour nous, l’apéro c’était certes tous les soirs mais tous les 3 uniquement, en famille.


Durant ces vacances, on un peu visité la région :

La ville d’Avignon et son festival de théâtre,
La ville d’Arles et son très grand marché,
Chateaurenard et les ruines de son château et sont lâché de taureau dans les rues de la ville,
le petit village d’artistes d’Eygalières et son artisan glacier où j’ai gouté à la glace à la lavande et la glace au réglisse,
Le marché et les ruelles de Saint-Rémy de Provence ainsi que le village « grippe sous » de Les-Baux-de-Provence .
Le petit village de Maillane et sa beuverie de jeune en début d’après midi.
La Camargue et sa ville en bord de mer « Les-Saintes-Maries-de-la-Mer » avec sa culture du cheval, du taureau, des rizières et sa culture gitane. Sans oublier là aussi l’artisan glacier avec sa glace à l’Aloe verra et sa glace au gingembre et le petit restaurant où on a mangé de la viande de taureau.


Et pour finir on a même visité le musée des bonbons Haribo à Uzès et puis aussi le Pont du Gard, le plus haut aqueduc romain du monde.



samedi 6 novembre 2010

Noir et Blanc

Une autre série en noir et blanc faite en juin 2010






Main, pied, jambe

Une petite série réalisée en juin 2010



vendredi 5 novembre 2010

Devant la glace

Une petite séance photo devant la glace. Cette série à été prise en 2009 pour un album sur le site Roomantic.





Lettre à K

Samedi 26 juin 2010
Salut K.

Premièrement je vais essayer de répondre à tes questions...

Non ce n'est pas Rêveuse qui a pris les photos où je suis nu. C'est moi qui me suis photographié. C'était un lundi ou j'étais en vacances et mon fils à l'école. Rêveuse était partie sur Paris pendant 4 jours. Quand Rêveuse est revenue je lui ai parlé de ces photos le soir même. Je ne sais pas si elle comprend pourquoi je fais ça mais elle le tolère. Elle sait que d'autres personnes ont vus ces photos et alors ? Ce n'est pas parce que je m'exhibe ainsi que je ne veux plus vivre avec Rêveuse.

J'ai fait ces photos pour savoir si je peux plaire.

On vit dans une société où on ne se dit pas les choses. Si une fille me plait c'est très difficile de lui dire qu'elle est jolie. Moi quand une fille me plait je fais semblant qu'elle n'existe pas alors que je n'ai qu'une envie, c'est de la regarder.

J'ai fait ces photos aussi pour me montrer tel que je suis sans vouloir mentir, sans vouloir tricher, sans trop vouloir cacher mes défauts.

J'ai envie de frivolité et je sais que tu ne comprends pas ça. C'est cette frivolité qui me donne envie d'avancer. Peut être que mon âme est malade mais j'ai l'impression que la vie est tellement triste et routinière sans ça. J'ai envie de plaire et d'être séduit, j'ai envie d'embrasser ceux et celles qui me plaisent, échanger de la tendresse et en recevoir. J'ai envie de vivre d'autres expériences. Ne crois surtout pas que j'ai envie de quitter Rêveuse. Rêveuse et moi on s'entend bien. Je ne veux rien lui cacher de qui je suis. Donc je lui dis tout. Elle est au courant de mes envies et je crois qu'elle les comprend.

Cette envie de frivolité est peut être une idée bête et naïve. Et bien si c'est le cas je suis bête et naïf mais c'est comme ça que je veux voir la vie.

C'est comme ça que je veux voir la vie mais ce n'est pas comme ça que je la vis. J'ai énormément de mal à communiquer avec les gens. J'ai aussi souvent l'impression qu'on ne me comprend pas. Cette frivolité est en moi mais elle n'arrive pas à s'exprimer dans mon quotidien ou très peu. J'ai beaucoup de blocage. J'aimerai séduire par exemple mais je manque d'assurance. J'aimerai être séduit mais je ferme les yeux.
...

Enfant

Je suis toujours un enfant.

J'ai beau avoir grandi.
Et dans les faits,
Maintenant,
Etre adulte...
Je n'arrive pas à me le persuader.

L'enfant que j'étais, me parle toujours.
Il est ma sensibilité, ma fragilité.

Il est surement aussi ma force...
... Si l'adulte que je suis arrive à lui donner la main.

La première fois que j'ai vu ce clip de CocoRosie j'ai eu des larmes dans les yeux. Il y a toujours ce rapport à l'enfance qui me touche.



Comme dit la chanson "J'suis resté qu'un enfant"...

Souvenir Plage (mai 2010)


Galet, sable, vague,
Journée à la plage un mois de mai.

Enfants, jeux, cris,
Dilués par le vent, la mer.


Crème, maillot, serviette,
Simplicité des corps, beauté.

Soleil, peau, regard,
Envie de séduire et d'être séduit.


Chaleur douce de fin de journée,
Sous la caresse de l'air salé.

Souvenir parisien (mai 2010)


Des joues fraiches et douces,
La finesse de sa peau,
Le pétillant de son regard,
Et sa jeunesse qui éclate.

Une décennie d'écart,
Mais une maturité affirmée,
Les idées d'une grande,
Dans les grands yeux d'une enfant.

Sur le retour vers la gare,
Elle semblait vouloir partager l'instant,
Sur ces 3 jours que l'on s'est vu,
J'étais pourtant fuyant.

Quel sens dans son compliment ?
Ce mélange de fragilité et d'assurance,
Qui me façonne et me tourmente,
L'a t'elle séduite comme une mère ou une amante ?

Sa douce attention est charmante et touchante.

Souvenir mai 2010 : Hôtel parisien



Hôtel Parisien au style ancien,
Dans une chambre aux poutres apparentes,
J'apprécie le calme de ma solitude,
Et cette envie de renouer avec moi-même.

Une formation un peu étrange,
Exhibition de sentiments,
Je m'y dévoile aveuglément,
Fragile, sensible, je tremble.

L'analyse de mes problèmes,
Trouver l'air et garder la face,
J'ai joué un rôle est ce réellement le mien ?

Problème trop lointain,
Qu'il en devient anodin,
Mais qui pourrit toujours le quotidien.

Pointer du doigt un responsable,
Mais se sentir coupable,
Etre toujours un enfant,
Et se donner le droit de juger ses parents.